Rewind…

Le 3 juillet 2020

Beaucoup de mes lecteurs m’ont gentiment demandé d’écrire mes impressions sur le COVID-19. J’avoue n’avoir ni l’âme, ni la propension d’accuser la Chine ou tout autre pays pour cette erreur tragique, si erreur il y a.

Nombre d’entre nous pensent que la pandémie était intentionnelle, préfabriquée dans des laboratoires, dans une saison concomitante législative lorsque quelques personnalités politiques influentes préconisaient l’euthanasie des vieux et même établissaient des lois…

Ces humains devenus vieux, usés par le travail, qui ont donné leur amour à des ingrats qui les laisse croupir dans des homes sinistres, sans jamais leur rendre visite, sans jamais se soucier de leur sort, sans plus jamais leur faire un câlin. Ces pauvres n’ont plus d’espoir, ils attendent la mort comme une délivrance.

Qui sont ces vieux ? Une génération d’hommes et de femmes qui représentait hier seulement, le socle consistant sur lequel toutes les civilisations de tous les pays du monde, ont poussé.

Est-ce là une façon de reconnaître, que dis-je, de récompenser une génération qui a travaillé d’arrache-pied pour fortifier tous les domaines et aspects de notre existence : Culturel, économique, sécuritaire, génie et tant d’autres patrimoines. Ils ont combattu l’ennemi, combattu les épidémies, ont œuvré nuit et jour pour les enrayer et découvrir les moyens d’en guérir. Une génération qui a été le terreau fertile d’où nous avons pris nos racines et sommes devenus ce que nous sommes à l’heure actuelle. Notre progrès, nos accomplissements, nos victoires, et parfois même nos défaites, nous leur devons bien ça car ils sont la mémoire du passé.

Abréger la vie de nos vieux, les libérer de leurs souffrances, de leurs maladies, de leur vieillesse embarrassante et coûteuse… Ingratitude, insolence, toupet, conviction mal placée mais surtout erronée. Celui qui nourrit de pareilles pensées a simplement oublié toutes les dettes que nous leur devons.

Demain, très proche d’ailleurs, quand le tour de la jeune génération arrivera, celle même qui aurait assisté au manque de compassion et d’impérative gratitude, envers les vieux, dupliquera les mêmes procédés… mais aussi cherchera à améliorer les techniques connues pour se débarrasser plus diligemment et plus nettement de ses vieux… Et si cette nouvelle génération, si précoce et si prompte à brûler les étapes, pourrait aussi bien décider de traiter de vieux au seuil de leur soixantaine ? À cet âge-là l’homme n’est plus aussi productif, rapide, efficient et énergique qu’il l’avait été quelques années auparavant. Il est plus vu comme une charge qui coûte à l’état.

C’est grâce à une plume que j’ai pu commencer à rédiger des histoires qui réjouissent les cœurs ! Jamais je ne délaisserai cet objet inanimé qui m’a tant donné et qui possède plus d’humanité que certains frères humains ! Cette fois ma plume, le nez plongé dans une flaque d’encre noire, pleure à chaudes larmes pensant à ces quelques vieux marcher, le visage couvert de masque, le pas hésitant, le regard fuyant et apeuré. Ce n’est plus ces deux vieux qui traînent leurs pas sur la chaussée que j’aperçois, c’est mon épouse et moi que je vois. À n’en pas douter nous leur ressemblons … Je les suis jusqu’à l’épicerie du coin pour acheter leurs victuailles. Personne n’est là pour les aider, les secourir, leur épargner le danger de se trouver dehors dans un temps où le confinement a été décrété et où les vieux sont devenus les premières victimes.

N’avaient-ils pas d’enfants ? N’avaient-ils pas de famille ? Où sont-ils donc ? Dans une autre ville sans doute, mais alors pourquoi les avaient-ils laissés à eux-mêmes au lieu de les héberger chez eux ?

Trop de questions, dont les réponses ne sont autres, que l’indifférence, la désinvolture, le désamour…

Tous nos actes, bons ou mauvais, en ce bas-monde ont la regrettable coutume de se transformer en boomerang. Et l’initiateur de toute résolution subira en temps opportun, l’effet de son procédé, parfois même d’une manière plus sophistiquée et plus expéditive.

J’ai levé mes yeux au ciel en remerciement pour nous avoir béni d’enfants et d’une famille qui ne nous a jamais abandonné. Dieu Soit loué.

Aimez vos enfants, aimez votre famille et ils vous aimeront en retour. Peu ne le feront peut-être pas, mais la grande majorité ne manquera pas de vous prouver son affection, son attachement.

Malheur à nous et à notre société si nous oublions notre passé, nos ancêtres, notre patrimoine et nos devoirs envers nos semblables, jeunes ou vieux.

La justice divine n’est autre que l’expression de notre propre conscience: Tu ne tueras point.

Fredal

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