LA PAIX AVEC ISRAËL OU COMMENT ISOLER L’IRAN

Les annales de l’histoire sont riches d’exemples analogues : « L’ennemi de mon ennemi est mon ami ».

En outre, la présence d’un état juif démocratique au sein du creuset moyen-oriental théocratique et/ou monarchique, octroie à la région un peu plus d’équilibre, contrairement à tout ce que les pays arabes appréhendaient.

D’un côté, la Jordanie jouit d’une paix, à l’évidence outrageusement maquillée, mais stable, avec Israël. De l’autre, l’Egypte qui avait activement œuvré pour la création de l’OLP et financé la terreur, déguste, si l’on peut se permettre le risible de la situation, les fruits véreux de ses propres manigances : Les arabes de Palestine se sont tournés contre les égyptiens dans leur ambition d’instaurer un gouvernement totalitaire proposé par la Confrérie Musulmane. Ainsi, la Bande de Gaza et Gaza, fourmillent de terroristes islamistes, qui s’en prennent non seulement aux israéliens, mais aussi aux égyptiens. Ce qui fait qu’aujourd’hui, l’Egypte est l’un des pays musulmans des plus enthousiastes à l’égard d’une normalisation et/ou reconnaissance de l’état juif d’Israël.

Les égyptiens sous Abdel Fatah al-Sissi ne peuvent qu’apprécier l’incroyable contribution d’Israël à la sécurité d’un ennemi de longue date qui vient de tourner sa veste et s’active à bâtir des relations plus fructueuses avec l’état juif.

L’hypocrisie n’étant plus de mise – de nombreux états arabo-islamiques qui maintiennent derrière les coulisses des relations avec Israël, viennent aujourd’hui de les mettre à découvert.

Il est quasiment impossible d’ignorer les menaces ouvertes ou sous-entendues émises par les arabes de Palestine envers leurs coreligionnaires, renforcées et même exhortées par les mollahs d’Iran, qui observent impuissants, le jeu de domino tenant place sous la stratégie infaillible du président américain Donald Trump. «  Nous prévoyons la déclaration de normalisation d’autres pays arabes avec Israël… », diffusent les médias américains.

Un Miracle ? Une stratégie ? Une diplomatie imbattable ? Rien de tout cela. L’expansion rampante de l’Iran au Moyen-Orient et les craintes évidentes qu’elles représentent pour les pays du Golf, l’Egypte, la Jordanie, le Liban, la Lybie et d’autres pays encore, contraignent ces derniers à faire le grand saut vers une paix avec un état dont l’ajout en leur sein ne leur sera que bénéfique. C’était prévisible et c’est la logique même.

Un désintérêt de plus en plus net des nouvelles élites dirigeantes arabes, mais non des opinions, pour la cause palestinienne a fait le reste.

Si les arabes de Palestine se sentent trahis, ils l’ont gagné avec brio. Ils n’ont cessé de repousser toute opportunité de mettre fin à un conflit qui n’a aucune raison d’être sinon qu’il cible l’anéantissement total d’une entité juive au Moyen-Orient, qui plus est, s’érige sur ses terres ancestrales. En outre, ils ont, de droit, acquis la réputation de fomenteurs d’insurrections et d’émeutes, comme nous l’avons observé en Jordanie, au Liban, au Koweït, en Egypte, et récemment en Syrie…

La déclaration prétentieuse de la création d’un état palestinien aux côtés d’Israël, ne pourra jamais se concrétiser, dû au simple fait qu’il sera perpétuellement en conflit avec l’état juif d’Israël. Les vingt pourcent d’arabes de Palestine vivant au sein d’Israël n’accepteront jamais de se déverser dans tout état palestinien qui s’esquisserait, et deviendront en l’espace de quelques décennies, une menace réelle à l’hégémonie juive d’Israël.

Pourquoi se faire des soucis alors ? Doivent de se demander, à juste titre, les pays arabes. Soutenu infailliblement par la Gauche israélienne et par les arabes israéliens, Israël deviendra forcément un état pour tous ses citoyens… et c’est bien l’objectif tant désiré par tous les progressistes du monde entier et surtout par les pays arabo-musulmans.

La démocratie aura, nul doute, opéré largement à la perte de l’étoffe juive d’Israël, tout comme elle réussit à l’imposer à l’Europe et aux USA.

Aux États-Unis, la plupart des commentateurs, même ceux qui ne sont pas favorables à Donald Trump, ont salué un développement jugé historique. Le Quai d’Orsay s’est plus prudemment félicité dans un communiqué du rapprochement entre deux pays amis de la France tout en appelant Israël à une renonciation définitive à l’annexion de la Cisjordanie.

Par ailleurs avoir été mis en minorité au Conseil de Sécurité sur leur projet de prolongation de l’embargo sur les armes conventionnelles à l’Iran (2 voix sur 15), les États-Unis vont maintenant tout faire pour enclencher un retour des sanctions onusiennes (« snapback ») contre la République islamique, en invoquant une disposition de l’accord nucléaire dont ils se sont pourtant eux-mêmes retirés.

D’un point de vue européen, la nouvelle donne comporte en réalité des risques : elle peut durcir encore davantage les clivages internes à la région, radicaliser les oppositions entre l’axe Golfe-Égypte-Israël et l’Iran ainsi qu’entre le même axe et la Turquie et le Qatar.

Un cran supplémentaire dans l’encerclement de l’Iran notamment.

Fredal

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