LA TYRANNIE DÉMOCRATIQUE AMÉRICAINE

Peut-on réellement empêcher l’imminent suicide d’une civilisation ? Essentiellement non, surtout quand celle-ci brigue et emploie tous les moyens démocratiques à sa disposition pour arriver à ses fins.

On pense d’ordinaire en Europe que le socialisme serait fondamentalement étranger à la culture et à la société américaines. D’ailleurs, croit-on encore souvent en France que le parti démocrate serait une sorte d’équivalent de notre centre droit. C’est là méconnaître les diverses tendances doctrinales qui constituent l’idéologie de ce parti, et c’est aussi omettre de voir que celui-ci n’a cessé de se radicaliser depuis, peut-être, le début de la présidence Obama, laquelle constitue sans doute la plus grande tentative depuis Kennedy et Johnson, voire depuis F.D. Roosevelt, pour renouer avec les principes du Big Government.

Jusqu’à la fin des années soixante, il y avait des républicains de gauche et des démocrates de droite. Et jusqu’à une date très récente, les élections se gagnaient au centre. Il fallait convaincre la frange des électeurs indécis, ceux qu’on appelle les « indépendants », qui refusent leur fidélité à l’un des deux grands partis rivaux, Démocrates et Républicains. Le système bipartisan lui-même était censé prévenir toute dérive extrémiste. Les radicaux étaient marginalisés. Dans les années quatre-vingt dix, on inventa même la triangulation : avec Bill Clinton, la gauche favorisait le business et s’était faite sécuritaire, tandis que la droite promettait des programmes sociaux ambitieux…

Les présidents élus étaient souvent contraints de modérer leur programme de gouvernement, afin de trouver des arrangements avec des majorités au Congrès passées, lors des mid-termes, à l’opposition. La démocratie, ont toujours dit les libéraux, repose sur l’art de trouver des compromis. Les partis en compétition sont des rivaux dont les idées peuvent se compléter utilement. Et non pas des ennemis mortels qui recherchent l’élimination de l’autre, comme le font les partis totalitaires.

Cette période est terminée. L’élection de Trump y a mis fin. Le système politique des Etats-Unis paraît dorénavant inapte à susciter des compromis. La polarisation idéologique a atteint des niveaux jamais connus depuis la Guerre de Sécession. Elle n’oppose plus le Sud esclavagiste au Nord industriel, mais les habitants des grandes villes – en particulier celles des deux côtés, atlantique et pacifique, à ceux des comtés en déshérence de l’Amérique profonde. Les riches aux pauvres. Ceux qui veillent sur leur ligne à ceux qui se nourrissent mal et que menace l’obésité. Mais, contrairement à tout ce qu’enseigne le marxisme, ce sont dorénavant les pauvres qui votent à droite parce qu’ils se sentent méprisés et rejetés, et les riches, à gauche. Le niveau d’éducation fait la différence.

Par ce clivage, l’Amérique est écartelée entre une ancienne classe ouvrière abandonnée à son sort, survivant des aides sociales (tickets alimentaires, aides au logement et aux factures domestiques, Medicaid), d’un côté, et de l’autre, l’Amérique des bobos, ces urbains passés par les bonnes universités où ils ont été copieusement endoctrinés. Les bobos sont devenus les suiveurs des « totos » – une élite intellectuelle convertie aux nouvelles idéologies totalitaires de la gauche radicale.

Il n’y a pas si longtemps, la politique avait ses « spin doctors ». En contemplant cette élection Américaine on a presque envie de dire : c’était le bon temps! L’homme du jour, en 2020, est le pitbull. Il attaque, mord, provoque et ne connaît que des ennemis à terrasser, pas des opposants.

De toujours pour les Démocrates américains, la démocratie c’est « le droit collectif de s’approprier ce qui vous appartient ». Ce dévoiement de la notion de « démocratie » opéré par les « socialistes » américains n’est pas, on le voit, sans poser de graves problèmes vis-à-vis de l’obligation constitutionnelle de respecter les droits de propriété individuels, et elle débouche sur une dérive de la démocratie que les libéraux ont redoutée depuis longtemps : la tyrannie de la majorité.

Ce n’est donc pas un hasard de voir les « socialistes » américains abhorrer l’image du self-made man, incarnation selon eux de ce qu’il y a de plus détestable dans cette société, puisque par définition le self-made man ne dépend en rien économiquement de la puissance publique, et rechigne fondamentalement à s’y inféoder : pour les socialistes, la réussite du self-made man– ou de la self-made woman, comme on voudra – n’est jamais qu’un échec dans leur tentative visant à neutraliser les valeurs individualistes de la société américaine telle que l’ont souhaitée les Pères fondateurs, et à les remplacer par des valeurs collectivistes. Ainsi lorsque Obama déclare en 2012 que « si vous avez réussi, c’est que quelqu’un vous a forcément aidé », ou lorsqu’il dit encore que « vous êtes peut-être propriétaire de votre entreprise, mais vous n’avez pas bâti cela » – en parlant des infrastructures publiques –, il entend faire comprendre que l’individu n’est rien sans le collectif, et, surtout, sans l’État. Ce pseudo-argument n’est d’ailleurs que pur sophisme collectiviste : en effet, du fait que les individus sont contraints d’avoir recours aux infrastructures publiques pour exercer leur activité ou développer leur entreprise, on les somme ensuite, en cas de succès de leur part, de ne pas oublier qu’ils y sont parvenus grâce à l’utilisation de ces mêmes infrastructures publiques. L’argument captieux d’Obama consiste typiquement à vouloir faire comprendre aux individus qu’ils ne peuvent légitimement se targuer de leur éventuelle réussite personnelle, et que cette réussite est toujours aussi, voire avant tout, celle d’une collectivité – dont l’individu n’est que l’un des membres – et d’un État.

La « démocratie socialiste » américaine repose ainsi en partie sur l’appropriation collectiviste des réalisations individuelles, et, par là même, sur la négation du caractère individuel de ces réalisations.

Du coup, la démocratie devient une tyrannie. Et c’est le cas aujourd’hui des USA et de l’Europe. Inutile d’ajouter le nom de certaines démocraties controversées, minées, malades en dedans qui subissent en ces récentes années les relents du mal généralisé qui s’est abattu sur l’Occident.

Ainsi donc, selon les tenants de ce nouveau socialisme, la société américaine, telle qu’elle a été depuis l’époque des Pères fondateurs, ne serait pas véritablement une démocratie : elle serait même pour eux à plusieurs égards antidémocratique.

Ce mal qui mine le monde libre et démocratique a un nom : Socialisme et Progressisme.

Trump a indubitablement payé le prix incommensurable de la démocratie, avec une élection qui flirte abusivement avec la tyrannie d’éléments oligarchiques démocratiques, financiers et capitalistes, gauchistes jusqu’à la moelle épinière, sans scrupules et sans aucun brin de nationalité, dont l’objectif évident serait la dissolution irrémédiable des États-Unis.

Et cela s’explique : Biden a reçu quatre fois plus de fonds de Wall Street que Trump. En fait le titre de cet article pourrait bien être : De Wall Street à la Maison Blanche. Et pourquoi ? Parce qu’il est un singe ? Un clown, un roturier, un amateur ? Tant de vilains qualificatifs qui ornent le nom de Donald Trump non seulement aux USA mais maintenus aussi diligemment en Europe qui cherche à le dévaluer.

Les raisons de toute cette haine et ce dénigrement dérivent de son obstination à aller contre la voie préconisée par cette gauche suicidaire. Trump est un nationaliste, amoureux de sa patrie, soucieux de son bien-être, de son prestige, de sa force, de sa suprématie « Make America great again ».

Trump est l’antithèse des démocrates qui veulent et appuient l’ouverture des frontières, la naturalisation des clandestins, la nucléarisation de l’Iran, l’islamisation du monde libre, la dissolution en toute conscience de la culture européenne…

Reset embryonnaire ?

Qu’était le monde avant la création des peuples et des nations ? Un monde sans frontières hormis celles naturelles, aujourd’hui abolies grâce à la navigation et à l’aviation. Le monde de la préhistoire n’avait ni nation, ni régime, depuis l’époque clanique, suivie par l’époque tribale, qui mènera à la création de peuples, de pays et la définition de frontières… Et comme il fallait gérer ces peuples, la tyrannie naquit en même temps que l’homme dont le besoin primordial est sa sécurité, d’où les frontières, les emblèmes, les drapeaux qui caractérisent les peuples, les nations, les pays.

Pourtant, il suffit de faire un pas en avant pour comprendre l’erreur. Si le monde préhistorique n’a pas survécu dans sa composition initiale, celui qui se profile aujourd’hui, ne lui survivra pas non plus.

Fredal

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