Des chercheurs Israéliens mettent au point une technique permettant d’éliminer des cellules cancéreuses

« Il n’y a pas d’effets secondaires ni de danger de réémergence de la cellule cancéreuse »

Bientôt la fin des traitements du cancer par chimiothérapie ? Une équipe de scientifiquesisraéliens travaille sur des cellules artificielles qui mangeraient littéralement les cellules cancereuses. Ces bijoux de nanotechnologie permettraient aussi de mettre au point un traitement personnalisé, loin des ravages de la chimiothérapie.

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv, a prouvé que la technique « des ciseaux moléculaires » capable de couper les molécules d’ADN avec précision, s’avère très efficace pour le traitement des cancers métastatiques.

La méthode a réussi à éliminer des cellules cancéreuses et à prolonger l’espérance de vie en cas de cancer du cerveau et de l’ovaire.

La technologie consiste en un système de transport de nanoparticules à base de lipides, véhiculant un messager génétique qui encode l’enzyme CRISPR-Cas9 capable de couper l’ADN directement dans les cellules cancéreuses, et de les neutraliser génétiquement.

En Israël la nano-médecine avance à grands pas. Les chercheurs en bionanotechnologies et en nanomédecine à Haïfa travaillent à une nouvelle piste de traitement contre le cancer. Celui-ci s’appuie sur l’utilisation de petites particules de magnétite synthétisées par des bactéries. L’idée est de créer des chaînes de ces nano-aimants et de les guider par un champ magnétique vers la tumeur. Ce dernier peut être alors inversé, créant une surchauffe des aimants et la mort des cellules cancéreuses.

La nanothéranostique est un domaine de la médecine qui combine la thérapie et le diagnostic à une échelle nanodimensionnelle. En l’occurrence, la maladie est traitée par des nanoparticules capables de remplir une fonction en cas d’excitation optique — ou autre.

Par exemple, ces nanoparticules peuvent localement détruire une tumeur cancéreuse par surchauffe. Dans le même temps, la particule peut être fluorescente en cas d’excitation optique, ce qui nous permet de la détecter. Elle peut aussi servir de vecteur à un radionucléide qui peut remplir à son tour une fonction thérapeutique ou de visualisation. On obtient ainsi un système de diagnostic et de soin à trois niveaux.

« C’est la première étude au monde qui prouve que le système CRISPR peut être utilisé efficacement pour le traitement du cancer chez un animal », a déclaré le Prof. Peer.

Cette méthode comprend l’introduction dans les cellules d’un marqueur moléculaire qui identifie des séquences génétiques spécifiques sur un chromosome, et d’une enzyme qui coupe le chromosome à l’endroit indiqué et provoque la paralysie du gène souhaité.

Un expert américain a critiqué l’annonce comme étant probablement « une nouvelle fausse promesse dans la longue liste des fausses promesses irresponsables, et au final cruelles pour les patients atteints d’un cancer ».

Mardi, le PDG de l’entreprise derrière la recherche a déclaré au Times of Israël qu’il n’a pas publié ses recherches dans des revues médicales, comme c’est la norme, parce qu’il ne « peut pas se le permettre », mais que les résultats des essais pré-cliniques ont été « très bons ».

« Il n’y a pas d’effets secondaires ni de danger de réémergence de la cellule cancéreuse qui a subi le traitement. Les ‘ciseaux moléculaires’ du Cas9 coupent l’ADN de la cellule cancéreuse, la stoppe et elle n’est plus capable de se répliquer, » a précisé le Prof. Peer.

FREDAL

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