Dihya, la Kahina

Dihya, Daya Ult Yenfaq Tajrawt (belle gazelle, en tamazight), est surnommée la Kahena ou Kahina (la sorcière, en arabe) par certains historiens musulmans, comme Ibn Khaldoun. Elle est née vers 664, dans les Aurès, et morte en 704, dans les montagnes à Khenchela.

Statue de Dihya, à Khenchela.

À la fin de l’Antiquité, l’Ifriqiya appartient au monde chrétien et à la communauté latine. Un changement culturel, qui peut passer pour radical, va faire des Berbères, dont beaucoup se croient Romains, des musulmans.

Daya Ult Yenfaq Tajrawt est le chef de la tribu des Djerawas, puis devient la reine guerrière de tous les Berbères des Aurès qui règne de 685 environ à 704. Elle s’oppose à Hasan ibn al-Nu’man et aux Omeyyades lors de l’expansion islamique en Afrique du Nord au VII siècle. Al-Kahina dirige la résistance la plus déterminée à l’invasion. Autour de 690, elle commande toutes les armées d’Afrique du Nord.

C’est une des premières reines guerrières de l’Histoire. Chef de guerre, chevalière invincible, et intrépide, considérée par les Berbères comme meilleure chevalière de tous les temps, car à elle seule elle a faillie exterminer un bataillon lors d’une bataille livrée aux Arabes.

Dihya, reine Amazighe combat les envahisseurs musulmans Omeyades des jusqu’au dernier souffle

Certains auteurs la considèrent comme juive, d’autres comme chrétienne et Ibn Khaldoun en fait une sorcière dans son Histoire des Berbères. Pour certains musulmans être juif c’est être le diable.

Bien que de nombreuses sources parlent juste de la Kahina, son surnom, Ibn Khaldoun est le seul qui donne son nom : Parmi eux les Jarawa les plus puissants se distinguaient surtout la Kahina, reine des montagnes des Aurès. Awras de son vrai nom.

Sa résistance et celle de Kosaila (ca 640 – 686), avant 686, sont tellement opiniâtres, que les armées musulmanes reculent parfois. Ils doivent promettre une certaine autonomie aux Berbères, en échange de leur soumission et de leur conversion.

Femme éprise de liberté, femme amazighe, elle honore leur histoire. Elle brille comme une lumière qui éclaire le long chemin vers l’identité et la liberté des Berbères.

Ibn Khaldoun nous dévoile que la Kahina a des pouvoirs magiques et écrit : Hassan accorde au fils de la Khahina le commandement en chef des Djerawas et le gouvernement du Mont Awres, il faut savoir que d’après les conseils de cette femme, conseils dictés par les connaissances surnaturelles que ses démons familiers lui avaient enseignées, ses deux fils s’étaient rendus aux Arabes avant la dernière bataille Il faut casser l’image de la résistante en en faisant une juive envoyée par le diable pour combattre le Djihad, qui va être responsable de la destruction des forêts, des cultures irriguées et des villes et villas de l’Empire romain.

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