La naissance d’un État palestinien est nécessaire pour la survie d’Israël

Cette histoire n’est pas encore écrite. Oui il faudrait (quoi qu’il en coûte à Israël) que naisse un État palestinien… Il faudrait ? Le conditionnel s’impose évidemment !

Israël est toujours sorti victorieux de toutes les guerres que lui ont imposées les Arabes. Une vérité que ne démentent pas les récents événements de Gaza. Il faudra en effet des années au Hamas pour reconstituer son arsenal militaire. S’il y parvient…

Mais il y a une guerre qu’Israël ne peut ni mener, ni gagner. 20 % de la population de l’État hébreu est constituée d’Arabes israéliens. Leur natalité est plus forte que celle des Juifs. Et ils seront chaque année de plus en plus nombreux. Bien qu’ils soient plus heureux en Israël que dans certains pays arabes, il y a chez eux un violent sursaut identitaire.

Il s’agit là d’une bombe démographique. Les Arabes israéliens, bien que bénéficiant du bien-être israélien, savent qu’ils vivent dans un État juif. Et ils sont nombreux à penser que cela nie leur identité.

Seul un État palestinien pourrait esquisser une solution. Où ? En Cisjordanie et à Gaza. Et aussi avec un drapeau palestinien qui flotterait symboliquement sur l’Esplanade des Mosquées. Pour Gaza, séparée de la Cisjordanie, on prévoirait une route ex-territoriale. Les forces du Fatah pourraient l’emprunter pour ramener à la raison les fanatiques du Hamas.

Pour cela un de Gaulle israélien serait nécessaire. Mais l’époque de Ben Gourion et de Golda Meir est révolue. Il y a juste un Netanyahou prisonnier de sa droite et des partis religieux.

Il n’est pas interdit pour autant de rêver. Car tout cela était déjà inscrit dans les accords d’Oslo signés par Arafat. On connaît les objections – elles sont fortes – à cette solution.

Un État palestinien tiendrait sous le feu de ses canons des villes israéliennes distantes de quelques kilomètres seulement. Mais combattre une armée régulière est quand même plus facile que de se protéger des incursions terroristes. Et ça, Israël sait le faire.

Reste l’épineuse et douloureuse question des implantations juives en Cisjordanie. Quelques centaines de milliers de personnes. Il est évidemment très peu probable que les dirigeants palestiniens acceptent leur présence.

De Gaulle – rappelons-le – a fait rapatrier un million de pieds-noirs en métropole en 1962. Bien sûr la surface et la population de la France ne sont en rien comparables avec celle du petit Israël. Pourtant c’est quand même ce qu’il faudrait faire.

Impossible ? Il est hélas possible que cela le soit. D’où la question : quid des Arabes israéliens ? Dans l’hypothèse d’un État palestinien, ils auraient le choix entre la nationalité du nouvel État et celle d’Israël. Ceux qui prendraient la nationalité palestinienne pourraient rester en Israël mais comme étrangers. Sans aucun des avantages dont ils jouissaient auparavant. Les autres, sans doute, les plus nombreux resteraient de loyaux citoyens israéliens.

À la longue, aucune autre solution n’est envisageable pour la survie d’Israël. À la longue ? Quelques dizaines d’années sans doute. Israël aurait intérêt à ne pas trop tarder : la bombe démographique risque d’exploser.

Benoît Rayski est un journaliste, écrivain et essayiste français auteur d’ouvrages remarquables

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FREDAL

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