Ne le dites pas aux talibans, mais leurs ancêtres sont peut-être Juifs

« Les Assyriens ont conquis le royaume d’Israël il y a environ 2 730 ans, dispersant 10 des 12 tribus en exil, soi-disant au-delà du mythique fleuve Sambation. Les deux tribus restantes, Benjamin et Juda, sont devenues le peuple juif moderne, selon l’histoire juive, et la recherche des tribus perdues s’est poursuivie depuis.

Les Pathans sont des clans montagnards formant une tribu afghane à cheval sur trois pays,l’Afghanistan du Sud et de l’Est, le Pakistan du nord et le Kashmir occidental indien. La population totale est estimée à quinze millions d’habitants Leur langue est le “pachtoune”. L’activité principale est l’agriculture et l’élevage. Protégés par des montagnes difficilement accessibles, les Pathans ont gardé des coutumes ancestrales particulières. Certains ont affirmé en avoir trouvé des traces en Inde, en Chine moderne, en Birmanie, au Nigéria, en Asie centrale, en Éthiopie et même en Occident.

Origines de cette descendance supposée

En préambule, il est bon de rappeler que les Talibans sont majoritairement des Pachtounes, mot que l’on peut rencontrer sous les formes suivantes : Pashtun, Pishtus, Pathans ou Paktha.

Au temps d’Alexandre le Grand, des Judéens occupaient l’actuel Afghanistan. Leur influence était telle qu’elle entraîna au début de l’ère courante la conversion au Judaïsme de la famille royale parthe d’Adiabène. Après les conversions à l’Islam, le judaïsme s’affaiblit mais ne disparut pas. L’une des figures les plus célèbres du IXème siècle fut le Juif afghan Rabbi Hiwi de Balkh, Balkh étant la capitale de l’Afghanistan à ce moment. L’historien musulman Al Tabari rapporte la légende que le prophète Ezéchiel est enterré à Balkh et que Jérémie s’y est enfui. Il parle de cette ville comme la “Yahoudyah al koubra” ou « la Grande Juiverie ». Depuis son nom s’est transformé en “Al Maymana” ou « la Prometteuse »

On pense que les tribus ont été dispersées dans une zone autour du nord de l’Irak et de l’Afghanistan d’aujourd’hui, ce qui rend la connexion pachtoune la plus forte.
De tous les groupes, il y a des preuves plus convaincantes sur les Pathans que quiconque, mais les Pathans sont ceux qui rejetteraient Israël le plus férocement.

Les Pathans seraient les descendants de la tribu d’Ephraïm, l’une des dix tribus du royaume du nord d’Israël, exilées par les envahisseurs assyriens en 721 av. J. -C. Certains descendants de ces tribus perdues se seraient installés en Inde entre 1202 et 1761.

De nombreux autres journaux ont évoqué cette affaire, tel le SFGate qui écrivait : « la guerre des États-Unis contre le terrorisme se déroule peut-être au milieu d’une deuxième guerre entre deux tribus perdues d’Israël, » ou Israel National News,qui explique, sous le titre :« Vérification des racines juives des talibans ».

Un généticien indien mène une recherche sérieuse sur la question de savoir si le groupe ethnique qui compose les talibans descend de l’ancienne tribu israélienne d’Ephraïm – recherche assez sérieuse pour qu’Israël lui ait attribué une généreuse bourse pour approfondir la question avec des scientifiques israéliens à Haïfa. Selon la théorie, les Pachtounes, qui vivent dans l’est et le sud de l’Afghanistan et le nord-ouest du Pakistan, sont des Juifs deux fois éloignés du judaïsme. Comment ? La plupart des habitants de la région admettent que les Pachtounes descendent des Afridi Pathans ; et les Afridi Pathans, à leur tour, ont été pensés pendant plus d’un millénaire comme descendant d’un groupe d’Israélites ayant émigré vers l’est dès 2700 avant notre ère.

Sir Alexander Burnes , un militaire et historien anglais, visita l’Afghanistan (avant 1838, date à laquelle les troupes britanniques entrèrent dans le pays) et publia en 1835 Travels into Bokhara (Boukhara est une ville d’Ouzbékistan). Parlant des Afghans, il écrivait : « Les Afghans se nomment eux-mêmes Bani Israël, ou les enfants d’Israël, mais considèrent le mot Yahoodi, ou Juif, comme un terme de reproche. Ils disent qu’après le renversement d’Israël, Nabuchodonosor II de Babylone les a transplantés dans les villes de Ghore près de Bamean […] Ils disent avoir vécu comme des Israélites jusqu’à ce que Khalid les ait convoqués au premier siècle musulman. Ayant exposé précisément les traditions et l’histoire des Afghans, je ne vois aucune bonne raison de les discréditer […] Les Afghans entretiennent de forts préjugés contre la nation juive, ce qui montrerait au moins qu’ils n’ont aucun désir de revendiquer une descendance de leur part. »

« Le symbole du Magen David se trouve dans presque toutes les maisons Pathans sur une île du district de Peshawar. Les riches en font en métal cher, les pauvres en bois simple. Le Magen David peut être vu sur les tours des écoles et sur les outils et ornements. […] Les noms des tribus parlent d’eux-mêmes : les Harabni sont la tribu de Reuben, les shinwari – Shimeon, les Levani – Levi, les Daftani – Naftali, les Jaji – Gad, les Ashuri – Asher, les Yusuf Su, les fils de Josef, les Afridi – Ephraim, ainsi de suite. »

Ceci n’échappa point au très « racisé » Disraeli [All is race !], qui fait dire à Tancrède, le héros éponyme de son roman :« Le sort des Dix Tribus est une question très intéressante, déclara Tancrède… En Angleterre, nombreux sont ceux qui les considèrent comme représentées par les Afghans, qui déclarent que leurs ancêtres ont suivi les lois de Moïse. Mais peut-être qu’ils ont cessé d’exister et se sont fondus avec leurs conquérants. »

« D’après les témoignages de nombreux visiteurs (des années 1935 à 1990), les Pathans, quoique musulmans, ont des coutumes particulières qui les distinguent des autres tribus d’Afghanistan : Ils portent la barbe et laissent pousser des papillotes. Ils circoncisent leurs fils à 8 jours (et non à 12 ans comme les autres tribus musulmanes). Les femmes observent des règles de pureté calquées sur celles de la Torah, avec immersions dans la rivière. Les hommes portent des amulettes cubiques (Kamia) portant une inscription secrète qui commence par “Ecoute Israël.. !”. Ils portent un petit caftan dont les 4 coins sont garnis chacun d’une tresse (Tsitsit) et lors de la prière ils se couvrent le haut du corps et la tête d’un grand châle, avant de se prosterner par terre. Ils observent le Shabbath sans travailler. La veille, les femmes ménopausées allument une chandelle qu’elles couvrent d’un panier, après avoir préparé 12 miches de pain. Les Pathans ne mangent ni le cheval ni le chameau, ce qui les distinguent des autres tribus musulmanes. Ils ne mangent que certains oiseaux dits purs et évitent de mélanger le lait et la viande. Leur système légal coutumier, appelé “Pashtounwali”, est inspiré de la Torah qui est respectée et appelée “Tawrat al Sharif”, al Sharif étant Moïse, dont la seule mention du nom provoque la levée respectueuse des Pathans. Lors d’un mariage ils dressent un dais [houppa] et enfilent des bagues d’alliance. Ils se marient au sein de la tribu. Certains clans jeûnent à Kippour et pratiquent la coutume du bouc émissaire qui expie les péchés de l’ensemble du clan. En cas d’épidémie, les Pathans sacrifient un agneau et imprègnent les montants des portes d’entrée de son sang. Un livre sacré est mis sous l’oreiller d’un malade. L’étoile à six branches [Magen David] est largement répandue (portes des écoles et des mosquées). Le candélabre à 8 branches est connu des Pathans ainsi que la “mézouza” à l’entrée des maisons. Mais depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, les Pathans qui sont musulmans sunnites et qui se considèrent aussi Béné Israel, ont tendance à prendre leur distance par rapport au Judaïsme actuel. »

Probabilité de cette descendance

Sans surprise, le très contrôlé wikipedia.fr ne peut cautionner ce qui lui semble un sacrilège ! Dans son Hypothèse des Pachtounes, il affirme « Toutefois, ces assertions n’ont pu être confirmées ni par le testing génétique, ni par l’analyse de l’idiome pachtoune. » Curieusement, il ne donne aucun lien confirmant les résultats de ce testing génétique, et ses mentions d’Hérodote et du Rig Véda ne montrent aucun résultat probant quand on prend la peine d’examiner les textes cités. Lors de leur dispersion, les 10 tribus essaimèrent aussi bien en Afrique qu’en Asie, jusqu’en Chine.

En Asie, beaucoup suivirent la Route de la soie, un groupe important se fixant à Boukhara, ville proche du Nord de l’Afghanistan. La découverte de nombreux documents vieux de plus de 1000 ans prouve une très ancienne présence juive en Afghanistan

Si nombre d’entre eux conservèrent leur religion, beaucoup se convertirent à la religion locale, que ce soit sous la menace ou par intérêt. Au Maroc, où vivait une importante communauté juive, beaucoup de très riches Fassis (habitants de Fès) sont réputés descendre des Juifs expulsés d’Espagne : « Les Bennouna, les Benchekroune – à l’origine des Bedayin, ou juifs convertis à l’islam… » Il n’y a donc aucune raison que certains Juifs d’Afghanistan n’aient pas suivi la même voie.

Ne pas confondre « Talibans juifs » et « Juifs talibans »

C’est le nom que les Israéliens donnent à des extrémistes religieux juifs. La seule différence entre des femmes talibans et des « Juives talibans » est que, chez ces dernières, même les petites filles sont aussi voilées que les mères.

Leur accoutrement, appelé « frumka », est encore plus fermé que la burqa des femmes talibans, au point que sans voir leurs chaussures

« Des familles de membres de Lev Tahor font pression sur le gouvernement israélien depuis des années pour les aider à rapatrier leurs proches, affirmant qu’ils sont drogués et abusés, et que des filles mineures sont régulièrement mariées à des hommes plus âgés. Le groupe a fui le Canada il y a trois ans, après que les autorités locales ont enquêté sur les allégations selon lesquelles Lev Tahor abusait physiquement et sexuellement des enfants, et ont retiré certains d’entre eux de leurs maisons. »

Si l’on ajoute que ces barbus ultra-orthodoxes imposent la ségrégation hommes-femmes, que ce soit dans les bus ou même sur les trottoirs non seulement en Israël mais aussi aux USA et qu’à Brooklyn, des panneaux écrits en yiddish demandaient aux femmes de s’effacer pour laisser passer les hommes. Ou encore que « des “patrouilles de pudeur” non officielles de la communauté ultra-orthodoxe vendent des lunettes avec des autocollants spéciaux produisant un flou sur leurs verres. Les lunettes offrent une vision claire jusqu’à quelques mètres, afin de ne pas gêner les mouvements, mais tout ce qui est au-delà devient flou – y compris les femmes » on se rend compte que les vrais Talibans ont quelques « progrès » à faire.

Mais il faut reconnaître que les chapeaux de ces zélés croyants sont très pratiques, puisqu’ils peuvent servir de parasol ou de parapluie suivant la météo.

Israël a demandé à une généticienne indienne de rechercher un lien éventuel entre une tribu indienne et certaines tribus d’Israël, rapporte le Times of India. Mme Shahnaz Ali, qui travaille à Haïfa en collaboration avec le prestigieux Israel Institute of Technology, a été chargée d’étudier le lien entre les Pathans Afridis, de la région de Lucknow, dans l’Uttar Pradesh, et certaines tribus d’Israël qui ont migré à travers l’Asie il y a des milliers d’années.

Pour certains experts, la décision de financer ces recherches repose sur la théorie répandue voulant que les Pachtounes d’Afghanistan, la communauté dont les talibans tirent leurs combattants, sont des descendants des Pathans Afridis. Ce n’est pas la première fois qu’on évoque une connexion étroite entre ces deux peuples apparemment sans rapport, mais c’est la première fois que le ministère des Affaires étrangères israélien finance une étude sur la question.

Mme Ali procède à des analyses génétiques d’échantillons de sang de Pathans Afridis de Malihabad, qu’elle avait recueillis précédemment pour confirmer leur origine juive. Dans un entretien accordé au Times of India, le Dr Navras Aafreedi, un spécialiste en études indo-judaïques qui est l’un des premiers, en Inde, à avoir proposé la théorie en question, déclare : “Les recherches de Mme Shahnaz Ali seront importantes si elles établissent l’existence d’un lien génétique entre les Pathans et les juifs ; on pourrait considérer cela comme la validation scientifique d’une croyance populaire qui veut que les Pathans soient d’origine hébraïque, ce qui pourrait avoir des conséquences intéressantes sur les relations entre musulmans et juifs en particulier et pour le monde en général.”
Il en ressort que les Pathans seraient les descendants de la tribu d’Ephraïm, l’une des dix tribus du royaume du nord d’Israël, exilées par les envahisseurs assyriens en 721 av. J.-C. Certains descendants de ces tribus perdues se seraient installés en Inde entre 1202 et 1761. Les Pathans Afridis de Malihabad seraient l’une d’entre elles. Malihabad, dans le district de Lucknow, est le seul territoire pathan ou pachtoune accessible facilement et en toute sécurité pour ceux qui s’intéressent à l’origine des Pathans. Il est impossible de collecter des échantillons d’ADN en Afghanistan ou dans les Zones tribales administrées au niveau fédéral de la Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest, au Pakistan, où vivent la majorité des Pathans ou Pachtounes”, explique le Dr Aafreedi. Il ne reste plus beaucoup de Pathans en Inde. Les derniers résident surtout à Malihabad, près de Lucknow, et à Qayamganj, dans le district de Farrukhabad. Le Dr Aafreedi les a contactés pour cette recherche universitaire. Selon lui, les Pathans Afridis d’Inde ont beau se réclamer d’une origine hébraïque, ils sont tout aussi hostiles à Israël que les musulmans du monde entier.

La communauté juive afghane est l’une des plus anciennes de l’Asie centrale, les Juifs y ayant vécu pendant au moins 1500 ans. L’évaluation exacte de son ancienneté est incertaine, la date la plus ancienne avancée étant de 720 AEC, c’est-à-dire lors de la déportation des Israélites par les Assyriens, ou de 586 AEC, c’est-à-dire lors de l’exil des Judéens par les Babyloniens. Cependant, les traces d’une communauté abondante n’apparaissent qu’au viii siècle de l’ère commune. C’est également à cette époque que leur présence est documentée par des exégètes bibliques ou des auteurs karaïtes, établis en Perse.

Un cimetière juif à Herat, Afghanistan.

Les talibans sont peut-être juifs… Du moins d’origine juive. C’est ce raccourci que tente de vérifier le gouvernement d’Israël. En effet le ministère israélien des Affaires étrangères a décidé de financer des recherches visant à établir pour de bon si oui ou non, les Pachtouns sont issus des talibans et descendent bien de l’une des dix tribus perdues d’Israël. C’est en Inde que s’effectueront ces recherches. Pour une raison évidente : elles sont impossibles à mener en Afghanistan et au Pakistan.

On le sait depuis longtemps, les Pachtouns – ou Pathans – qui peuplent essentiellement le Sud et le Sud-est de l’Afghanistan et l’Ouest et le Nord-ouest du Pakistan seraient des descendants de l’une des tribus perdues d’Israël. Similitudes dans les rites, les vêtements, les traditions familiales, culinaires… tout porte à croire que les Pachtouns ont des ancêtres juifs. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il existe en Inde plusieurs communautés pachtounes. Une aubaine pour les scientifiques qui tentent d’établir la véracité de l’origine israélite des Pachtouns. Ils peuvent travailler tranquillement au nord de l’Inde, à Lucknow, la capitale de l’Uttar Pradesh. 

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 »Malihabad, un district de Lucknow, est le seul territoire pachtoun, ou pathan, sûr et facilement accessible à tous ceux qu’intéressent la probable origine israélite des Pathans alors qu’il est impossible de récolter des échantillons ADN en Afghanistan ou dans les Zones tribales de la Province du Nord-ouest frontalière de l’Afghanistan où vivent la plupart des Pachtouns. Ce serait un réel bond en avant si l’on pouvait déterminer de manière exacte l’ascendance juive des Pachtouns. Les Anglais qui les ont administrés pendant des décennies les appelaient “les Juifs”! La langue pachtoune porterait des mots en hébreu, dont Kaboul « comme une pierre brute ».

Le ministère israélien des Affaires étrangères a néanmoins décidé de financer les recherches d’une généticienne indienne, Shahnaz Ali, pour tirer l’affaire au clair, rapporte le Times of India. Elle est accueillie à l’Institut Technion de Haifa, où elle devrait mener à biens ses travaux. Qu’espère Israël avec une telle démarche ? Réconcilier Juifs et Musulmans ? …

Quand on sait la haine que vouent les talibans à Israël. « Ne le dites pas aux talibans, mais leurs ancêtres sont peut-être Juifs « .

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