Mamans Stars d’un Jour Stars Toujours

Certes dans ma vie j’ai eu plutôt des épisodes de bonheur, Merci mon Dieu. Mais cette semaine de l’année n’est pas ordinaire car elle réunit pratiquement les meilleurs moments de mon existence.

C’est précisément un 24 mai que l’une des plus extraordinaires créatures que cette terre ait enfantée m’a pris la main et ne l’a jamais lâchée depuis 44 ans.

Mon aîné a vu le jour un 29 mai et je profite de l’occasion pour lui souhaiter le meilleur

Maman née aussi un 24 Mai est l’une des plus belles « Stars » et son visage s’imprime dès que je lève les yeux au ciel le jour de son anniversaire.

Bonne Fête Maman

Et pourtant sa vie n’a pas été un fleuve tranquille. Les années de dur labeur et de solitude avaient eu raison de sa forte personnalité, de son caractère et surtout de sa détermination. Et c’était devant son regard hagard et fatigué que je me souvenais de ses larmes. Les larmes de ma maman ressemblaient à des perles fines qui roulaient doucement sur ses joues parcheminées.

Il y eut des larmes de joie, probablement quand nous naquirent, puis il y eut aussi d’autres larmes plus amères, celles de la déception, celles de la tristesse, celles de la perte précipitée et douloureuse de son amour…

Mais celles dont elle parlait le plus, c’étaient ces larmes de tendresse, de celles que l’on voit briller au coin de l’œil, et qu’on écrase furtivement, simplement pour conserver une façade plus équilibrée, moins émotive et vulnérable.

Ma mère n’était pas pauvre, mais elle n’était pas riche non plus. Elle possédait une autre richesse, plus subtile, plus raffinée qui ne me suffisait pas devant celles que le sort avait mieux nanties.

Il y aurait pu avoir à ces moments des larmes de colère, notamment lorsque,déjà adulte, je n’ai pas ressenti alors qu’elle était usée, ses signes de détresse.

Il y a eu des larmes causées par mon ingratitude, mon manque d’appréciation, et surtout ma cécité face à ses efforts inhumains et c’est bien ces souvenirs qui me déchirent le cœur aujourd’hui. Mais comment n’avais-je pas vu ses luttes dès les premières lueurs de l’aube qui ne cessaient que lorsque la fatigue avait eu raison d’elle ?

Il m’a fallu attendre d’être père pour mieux la comprendre, pour me pencher sur ses belles mains que le labeur avait rendues noueuses et osseuses et de les baiser humblement. Il m’a fallu attendre de devenir père pour mieux apprécier sa valeur et sa présence bienfaitrice dans ma vie. Ce n’est qu’à ces moments ressassés que je réalise ses sacrifices, son dévouement, ses privations…

Elle s’était immolée pour nous ouvrir la voie d’une vie meilleure, pour nous offrir ce qu’elle n’avait jamais reçu. Comment n’avais-je pas vu à travers ses renonciations, son amour inconditionnel, ineffable pour Ses Enfants.

Je la revois, alors qu’elle était au bout de sa vie, me serrer dans ses bras et me murmurer à l’oreille en me baisant le front «Tu es le plus beau cadeau de ma vie». À cet instant, ne retenant mes larmes, je comprends enfin combien je comptais pour Elle…

Pour cet événement et pour tout ce qu’elle a accompli pour nous accompagner je lui dédie cette magnifique interprétation

https://youtu.be/LBecncQg2TM

Ma Mère, c’est aussi toutes les mères de ce monde. Peu importe leur couleur, leur race et leur religion. Une mère est toujours une mère, qui, comme le pélican, ouvrira de son bec son ventre pour nourrir ses petits.

Et c’est en cette fin de semaine précisément aujourd’hui en France que nous honorons ces « Stars », souvent en tête de gondole dans mes écrits pour leur infinie gratitude envers nous, leurs enfants.

Bonne fête les mamans. Vous qui nous avez appris à faire les nœuds des lacets de nos chaussures, et à nous moucher ou qui nous avez montré qu’il faut souffler dans le mouchoir et y faire feufeu, comme vous disiez. Je vous salue.

Je vous salue, vous les mères qui patiemment enfourniez, cuillère après cuillère, la semoule que nous, bébés, faisions tant de chichis pour accepter, vous qui, pour nous encourager à avaler les haricots verts, nous expliquiez que les haricots sont de petits soldats qui veulent rentrer dans leur maison et alors le petit crétin, ravi et soudain poète en ouvrait la porte.

Vous qui étiez sans cesse à arranger nos mèches bouclées et nos cravates pour que nous fussions jolis avant l’arrivée des visites ou avant notre départ pour l’école, je vous salue.

Vous qui sans cesse harnachiez et pomponniez vos vilains nigauds petits poneys de fils dont vous étiez les bouleversantes propriétaires, vous qui nettoyiez tout de nous et nos sales genoux terreux et écorchés et nos petits nez de marmots morveux, je vous salue.

Je vous salue, vous qui n’aviez aucun dégoût de nous…

Vous, toujours si faibles avec nous, indulgentes qui plus tard vous laissiez si facilement embobiner et refaire par vos fils adolescents et leur donniez toutes vos économies, je vous salue, majestés de nos mères. Je vous salue, mères pleines de grâce, saintes sentinelles, courage et bonté, chaleur et regard d’amour.

Vous aux yeux qui devinent, vous qui savez tout de suite si les méchants nous ont fait de la peine. Vous, seuls humains en qui nous puissions avoir confiance et qui jamais, jamais ne nous trahirez, je vous salue.

Mères qui pensez à nous sans cesse et jusque dans vos sommeils, mères qui pardonnez toujours et caressez nos fronts de vos mains flétries, je vous salue.

Mères qui nous attendez, mères qui êtes toujours à la fenêtre pour nous regarder partir, mères qui nous trouvez incomparables et uniques, mères qui ne vous lassez jamais de nous servir et de nous couvrir et de nous border au lit même si nous avons quarante ans. Je vous salue.

Mères du monde entier qui nous aimez autant si nous sommes laids, ratés, avilis ou faibles, je vous salue.

Bonne Fête Maman par qui j’ai appris que Dieu existe, je t’aime.

FREDAL

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