La Justice et les Médias seraient ils retournés à Sodome

Il est piquant de constater, qu’en Europe, et particulièrement en France, la pensée convenue aura presque réussi à imposer, à coup de matraquage médiatique fulminant, une sorte d’idée toute faite.
Qui pourrait aujourd’hui m’indiquer pour quelles raisons morales, seuls les journalistes et les juges, pour qui n’existe déjà aucun véritable contre-pouvoir et le système qui les régit, seraient donc non-critiquables ou intouchables.
Chaque semaine pourrait nous apporter son lot d’exemples affligeants. on a vu le peu d’empressement à révéler les circonstances des assassinats antisémites perpétrés depuis plusieurs années.
Ma thèse centrale dans cet exposé insiste sur le caractère désormais névrotique du comportement collectif des individus à l’égard des questions politiques et sociétales. D’abord en raison de la médiatisation électronique permanente des individus isolés mais interconnectés et interactifs qui forment à présent, selon moi, une foule médiatique avec tous les attributs irrationnels, sentimentaux, contagieux et hystériques du phénomène de foule
Je l’ai écrit mille fois: en matière d’information, la première désinformation, c’est l’occultation. Le mensonge par omission!! Rien qu’un exemple parmi des milliers- celui de Sarah Halimi en est le plus révélateur- Comment peut-on tuer deux fois cette pauvre dame en ne donnant pas à cette information l’écho qu’elle aurait mérité. Il est certes prohibé de jeter le discrédit sur une décision de justice particulière, et ce en termes méprisant sous peine d’être comparé à un agent provocateur. Probablement une crainte révérencieuse, à mauvais escient, de révéler l’importance de l’antisémitisme dans une partie non négligeable de la population.

Il est sûrement trop tard car l’accommodement est partout et nul n’ignore, dans les mois qui vont venir, au gré d’une nouvelle crise israélo-arabe, à quel degré supplémentaire la violence anti-juive installée pourrait s’aggraver. lorsque le bon sens sens et le pragmatisme s’expriment le monde devient sourd…

En conséquence, plus rien ne s’oppose à moi de l’écrire, il faut que cela sorte, avant que çà ne moisisse de l’intérieur. Aujourd’hui, je n’ai plus confiance dans le système juridico-médiatique de ce pays car de la soumission idéologique à la démission judiciaire, il n’y a qu’une ligne que je ne veux plus voir franchir.

Mais laissons la magistrature à ses délires et examinons quel est l’apport singulier de la paracha de cette semaine. Précisément qu’il y soit question non seulement des juges, à proprement parler, des choftim, mais aussi des chotrim, des officiers d’exécution de leurs sentences. De fait aucun peuple libre, libre de ses pensées, de ses actes, libre d’entreprendre et de se mouvoir; libre de s’engager ainsi dans un futur par définition incertain; aucun peuple véritablement libéré de l’esclavage ne peut vivre et œuvrer sans que ne s’y produise des incidents, des accidents, préjudiciables à autrui, et cela sans que personne ayant respecté toutes les incitations à la prudence, n’ait cherché intentionnellement à nuire. Lorsque ces incidents ou accidents, parfois pire encore, se produisent malgré tout, nul ne saurait se faire juge et partie en sa cause personnelle. Il appartient aux juges, aux choftim, constitués en tribunal, d’instruire le cas et d’entendre les parties (toutes les parties), puis de décider d’un jugement qualifié de « jugement juste ( michpat tsédek ) ». La formule confinerait au pléonasme si malheureusement l’histoire de la justice humaine n’attestait qu’il est parfaitement possible de «juger» à l’inverse. Il n’est de pire aveugle qu’un magistrat qui ne veut pas voir. Le Talmud en donne maints exemples à propos des magistrats de Sodome qui s’attachaient à rendre l’injustice, à condamner l’innocent et à acquitter le coupable. On sait quel fut leur sort malgré la plaidoirie d’Abraham. Aujourd’hui, ses enfants libres, doivent d’ores et déjà se préoccuper d’installer dans leur pays une justice digne de ce nom.
Les structures institutionnelles en ont été données dans la paracha Michpatim et le traité Sanhédrin du Talmud en particularise les dispositions.. D’abord l’institution judiciaire, au sens plein, doit être constituée de juges, de choftim, certes, mais aussi d’officiers d’exécution, les chotrim. Pourquoi ne pas avoir déféré cette fonction aux juges eux mêmes comme de nos jours en France? Cela eût simplifié le dispositif sans doute mais le juge en personne eût été partie prenante de son propre jugement. Le choter, lui, est certainement lié par la sentence qu’il doit faire exécuter, de sorte que la justice ne se réduise pas à un vain mot, que la décision de justice soit effective, mais dans cette exécution il doit également conserver une marge de manœuvre, afin de respecter dans l’exercice de sa propre mission le principe des commandements. Le symbole de la justice met un terme aux cycles inépuisable des vengeances. Ces cycles dans lequel l’idée de futur est broyée au point de devenir méconnaissable.
Pour tracer un parallèle, ce ne sont pas nos comportements qui donnent sens à nos valeurs. Nos comportements sont déjà des valeurs en eux-mêmes, et si tout cela doit faire l’objet d’un enseignement, c’est que nul ne saurait être juge à ses propres yeux de sa propre cause. Autrement dit, ce ne sont pas les événements qui nous poussent à tourner les talons, mais cela accentue un peu les choses, et Israël demeure malgré tout, dans cet univers incertain, une source de réconfort et de dignité.

FREDAL

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