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LES ÉTATS-UNIS SE RETIRENT FORMELLEMENT DE L’OMS

La notification sera effective au terme d’un délai d’un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l’organisation onusienne

Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mettant à exécution ses menaces de quitter l’agence onusienne qu’il accuse d’avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Des responsables de santé et des adversaires du président ont critiqué sa décision de retirer le plus gros contributeur de l’organisation basée à Genève, responsable de la lutte mondiale contre les maladies et contre le Covid-19 qui continue à se répandre dans le monde.

Et le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, a assuré qu’il annulerait cette décision s’il était élu le 3 novembre. «Le premier jour de ma présidence, je rejoindrai l’OMS et réaffirmerai notre leadership mondial», a-t-il écrit sur Twitter. «Les Américains sont plus en sécurité quand l’Amérique s’engage pour renforcer la santé mondiale», a expliqué.

Ce retrait sera effectif au terme d’un délai d’un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé mardi plusieurs responsables du gouvernement américain. La notification a été envoyée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, «qui est le dépositaire pour l’OMS», ont-ils dit.

Les Nations Unies ont également confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain. Le porte-parole d’Antonio Guterres a précisé que les États-Unis, membres fondateurs de l’OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l’organisation: respecter un délai d’un an et être à jour dans leurs contributions.

Annonce fin mai

Donald Trump avait annoncé fin mai «mettre fin à la relation» entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète. Il reproche aussi au patron de l’OMS, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d’avoir échoué à réformer l’organisation.

Les États-Unis, qui apportent 15% du budget de l’agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an, vont «rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent», avait-il déclaré à la presse.

La semaine dernière, un haut responsable américain de la santé avait toutefois assuré que les États-Unis continuaient de travailler au jour le jour avec l’OMS. «Je n’ai pas été rappelé, je n’ai reçu aucune instruction pour que je me retire», avait déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, et membre du conseil exécutif de l’OMS.

«Jusqu’aux genoux»

L’annonce intervient alors que la pandémie a fait au moins 539’620 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi mardi par l’AFP à partir de sources officielles. Les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché avec plus de 130’000 morts.

Au point d’être «enfoncés jusqu’aux genoux» dans la pandémie, a estimé lundi soir le directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses Anthony Fauci, alors que des foyers de contamination sont apparus dans le sud et l’ouest du pays après le déconfinement décidé par les autorités locales.

La Fédération des scientifiques américains a dénoncé le retrait américain, estimant qu’il intervenait «au moment où on a le plus besoin de coopération internationale». Il «ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19», a-t-elle fustigé.

Ce retrait «ne va pas protéger les vies ou les intérêts des Américains, cela va laisser les Américains malades et l’Amérique seule», a dénoncé le sénateur Robert Menendez, membre démocrate de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères.

L’OMS, qui n’a pas commenté la décision de Donald Trump, affirme que l’épidémie s’accélère et que le pic de la pandémie n’est pas encore atteint. Et dans des remarques à la presse, Tedros Adhanom Ghebreyesus a de nouveau appelé mardi à «l’unité nationale et la solidarité mondiale», qui sont «plus importantes que jamais pour battre un ennemi commun, un virus qui a pris le monde en otage». «C’est notre seule voie pour sortir de cette pandémie», a-t-il souligné.

« Nous Sommes des Marxistes Aguerris »

Souvent comparé au mouvement des droits civiques des années 60, il diffère toutefois sur un point important. Contrairement à son prédécesseur, BLM croit que les luttes contre les différentes discriminations que ce soit de genre, de classe ou d’orientation sexuelle, doivent converger. «L’idéologie de base vise à mettre fin à la suprématie blanche. Il est ouvert aux personnes queer, transgenres et cisgenres. Si, à l’origine, il s’agit d’abord de lutter contre la brutalité policière, sa portée est plus large. Il reprend là où le mouvement des droits civiques s’est arrêté». «Il existe une réelle parenté entre les deux mouvements. Les membres de Black Lives Matter se revendiquent également de la non-violence comme le mouvement des droits civiques».

Les militants de «Black Lives Matter» sont toutefois réunis par un même sentiment «d’injustice». «Il faut rappeler que le mouvement est né sous la présidence de Barack Obama. Ils expriment le sentiment que, malheureusement, les vies noires sont moins importantes». Sur son site internet, BLM se décrit comme un «collectif de libérateurs qui croient en un mouvement inclusif».

  • Black Lives Matter (BLM) est un mouvement révolutionnaire marxiste qui a pour but de faire des États-moi Unis une dystopie communiste. BLM déclare vouloir abolir la famille nucléaire, la police, les prisons et le capitalisme. Les dirigeants du BLM ont menacé de « mettre le feu système » si leurs demandes n’étaient pas satisfaites. Ils disposent également de milices parfaitement entrainées.
  • « Réduire le budget du Los Angeles Police Department (LAPD) signifie que les réponses aux appels d’urgence du 911 seront plus longues, que les policiers qui demandent des renforts ne les obtiendront pas, que les enquêtes sur les viols, les meurtres et les agressions n’aboutiront pas ou mettront une éternité à démarrer » – Los Angeles Police Protective League, le syndicat de la police de la ville.
  • « Les Blancs sont tellement confus en Amérique … le racisme systémique, c’est contre les Blancs qu’il s’exerce aujourd’hui, ce sont les Blancs qui s’entendent dire qu’ils sont responsables de tous les maux du monde … » – Dr Carol M. Swain, professeur d’université et membre du conseil consultatif de Black Voices for Trump.
  • « Nous sommes tous des êtres humains à l’image de Dieu. Black Lives Matter, les Antifas et les organisations de cet acabit ne nous aideront pas à transcender le racisme et le classisme et tous les « ismes » qui les préoccupent. Des choses peuvent être faites pour la communauté noire, mais le plus important est d’aider les gens à comprendre combien leur attitude compte… » – Dr. Carol M. Swain.
Black Lives Matter est un mouvement révolutionnaire marxiste qui s’est donné pour but de faire des États-Unis une dystopie communiste. BLM déclare vouloir abolir la famille nucléaire, la police, les prisons et le capitalisme. Les dirigeants du BLM ont menacé de « mettre le feu au système » si leurs demandes n’étaient pas satisfaites. Ils disposent également de milices bien entrainées. Photo : un homme porte un drapeau américain monté à l’envers avec « BLM » écrit dessus à l’occasion d’une marche de protestation à Boston, Massachusetts, le 22 juin 2020. (Photo de Joseph Prezioso / AFP via Getty Images)

Un mouvement inclusif

Les militants de «Black Lives Matter» sont réunis par un même sentiment «d’injustice». «Il faut rappeler que le mouvement est né sous la présidence de Barack Obama. Ils expriment le sentiment que, malheureusement, les vies noires sont moins importantes». Sur son site internet, BLM se décrit comme un «collectif de libérateurs qui croient en un mouvement inclusif».

Un récent sondage du Pew Research Center a révélé que plus des deux tiers des Américains soutenaient Black Lives Matter (BLM). Ce degré élevé de sympathie oblige à s’interroger sur ce que le public sait exactement de BLM.

En apparence, BLM se présente comme un mouvement de citoyens qui s’est attribué la noble tâche de lutter contre le racisme et les brutalités policières. Un examen plus attentif montre que BLM est un mouvement révolutionnaire marxiste visant à transformer les États-Unis – et le monde entier – en une dystopie communiste.

Cet article est le premier d’une série de deux, qui révèle :

  • Que les fondateurs de BLM admettentouvertement être marxistes. Parmi les mentors avoués figurent d’anciens membres du Weather Underground, un groupe terroriste radical de « gauche » qui, dans les années 1960 et 1970, a tenté d’instaurer une révolution communiste aux États-Unis. Le BLM est proche du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro, dont les politiques socialistes ont entraîné l’effondrement économique du pays et l’appauvrissement indescriptible de millions de personnes.
  • BLM déclare vouloir abolir : la famille nucléaire, la police, les prisons, l’hétéronormativité et le capitalisme. BLM et les groupes qui lui sont associés demandent un moratoire sur le paiement des loyers, le paiement des hypothèques et des services publics, ainsi que le versement de réparations concernant une longue liste de griefs. Les leaders de BLM ont menacé de « mettre le feu au système » si leurs revendications n’étaient pas satisfaites. Sur le modèle du Black Panther Party des années 1960, ils entraînent également des milices.
  • BLM n’a pas le statut juridique d’une association à but non lucratif, ce qui ne l’a pas empêché d’encaisser des dons dont le montant atteint plusieurs dizaines de millions de dollars. Les finances de BLM sont opaques. Les dons sont collectés par ActBlue, une plateforme de collecte en ligne liée au Parti démocrate et aux causes qui lui sont associées. Les dirigeants de BLM ont confirmé que leur objectif immédiat est de démettre le président américain Donald J. Trump de ses fonctions.
  • Plus important encore, la prémisse principale de la doctrine de BLM – à savoirque les États-Unis sont « en guerre » avec les Afro-Américains – est un mensonge. Les Noirs ne sont passystématiquement pris pour cible par les Blancs. Cinquante ans après la signature de la loi de 1964 sur les droits civils, plus de trois Américains sur quatre, Blancs et Noirs mélangés, reconnaissentque de réels progrès ont été accomplis en matière de lutte contre la discrimination raciale. Les chercheurs estiment que l’incapacité des dirigeants de BLM à produire des preuves solides du racisme systémique qui sévirait aux Etats Unis, les pousse à « élargir et approfondir » l’acte d’accusation à l’ensemble de l’ordre social et politique américain.

BLM dans ses propres mots

« Nous avons un cadre idéologique. Alicia [Garza] et moi-même avons été formées à l’organisation. Nous sommes des marxistes accomplies. Nous avons une profonde connaissance des théories idéologiques. » – Patrisse Cullors, cofondatrice de BLM, 22 juillet 2015.

« Si ce pays ne nous donne pas ce que nous voulons, nous mettrons le feu au système et nous le remplacerons. C’est compris ? Je pourrais m’exprimer au figuré. Mais il n’est pas exclu que je parle littéralement. C’est une question d’interprétation … Je veux juste la libération noire et la souveraineté noire, par tous les moyens. » – Hank Newsome, militant du BLM, 25 juin 2020.

« Restez dans les rues ! Le système multiplie les actes de diversion et pousse à la démobilisation. Nous nous battons pour mettre fin à la police et aux prisons en tant que système ; et la lutte contre le système nécessite de combattre le capitalisme suprémaciste blanc hétéropatriarcal impérialiste. Contrôlez vos camarades et restez concentré » – BLM Chicago, Twitter, 16 juin 2020.

« Les « vies bleues », ça n’existe pas. Il n’y a pas de teinte d’une vie bleue. Être officier de police est un métier. C’est un travail. Dire « toutes les vies comptent », c’est comme dire que le ciel est bleu. Je n’ai jamais entendu dire que la police était du bon côté de l’Histoire. » – Cofondatrice de BLM, Alicia Garza, ktvu.com, 30 mars 2018.

« Des centaines d’années d’oppression générationnelle, de traumatismes et de racisme structurel ont affecté notre organisme et notre corps a été rendu plus vulnérable à quelque chose comme le COVID-19. » – Cofondatrice de BLM, Patrisse Cullors, Hollywood Reporter, 2 juin 2020.

« Nous disons #Coupez les crédits de la police et #Coupez les crédits de la justice parce qu’ils fonctionnent en tandem. La hausse de l’incarcération de masse a eu lieu parallèlement à l’augmentation du nombre de policiers et à leur militarisation. Ils doivent être abolis en tant que système. » – BLM Chicago, 13 juin 2020.

« Nous sommes anticapitalistes. Nous croyons et nous savons que les Noirs ne pourront jamais être libres au sein de ce système capitaliste racialisé mondial. » – Movement for Black Lives(M4BL), dont BLM fait partie, 5 juin 2020.

« All Lives Matter » ne vaut pas mieux qu’un sifflet raciste pour chiens qui tente à la fois de délégitimer des siècles de revendications contre l’oppression mondiale antinoirs et de positionner comme ennemis de l’État ceux qui affichent l’immense fierté de leur noirceur. Eh bien, nous sommes ennemis de tout État raciste, sexiste, classiste, xénophobe qui réagit par la brutalité et le meurtre aux tentatives des personnes marginalisées de vivre libres. » – Feminista Jones, militante BLM.

« Nous soutenons la société civile palestinienne et nous exigeons des sanctions ciblées conformes au droit international contre le régime colonial d’apartheid d’Israël. » – BLM UK, 28 juin 2020.

« Nous sommes un mouvement ABOLITIONNISTE. Nous ne croyons pas à la réforme de la police, de l’État ou du complexe industrialo-pénitentiaire. » – BLM UK, 21 juin 2020.

« Oui, je pense qu’il faut aussi déboulonner les statues de cet Européen blanc dont ils prétendent qu’il est Jésus. Elles sont une forme de suprématie blanche. Elles l’ont toujours été. Dans la Bible, quand la famille de Jésus a voulu se cacher et disparaître, devinez où ils sont allés ? EN EGYPTE ! Pas au Danemark. A bas les statues de Jésus. » – Leader BLM Shaun King , 22 juin 2020.

« Nous vivons un moment politique où, pour la première fois depuis bien longtemps, il devient possible d’évoquer une alternative au capitalisme. »- Alicia Garza, cofondatrice de BLM, mars 2015.

« L’antiracisme est anticapitaliste, et vice versa. Il n’y a pas deux façons de le contourner. Un antiraciste digne de ce nom doit rejeter le statu quo. La fin du racisme passe par une transformation du cadre politico-économique mondial. » – Joshua Virasami, BLM UK, 8 juin 2020.

Bref historique

Black Lives Matter est né en juillet 2013 au moment ou George Zimmerman, agent de surveillance d’un quartier âgé de 28 ans, d’origine hispano-allemande, a été acquitté du meurtre en 2012 de Trayvon Martin, un lycée noir de 17 ans, scolarisé à Sanford, en Floride.

Alicia Garza, une femme noire d’Oakland, en Californie, a publié sur Facebook ce qu’elle a dit être une « lettre d’amour aux Noirs ». Elle a écrit : « Je continue d’être surprise de voir à quel point les vies noires comptent peu. Peuple Noir. Je t’aime. Je nous aime. Nos vies comptent. Black Lives Matter. »

Patrisse Cullors, une femme noire de Los Angeles, en Californie, a partagé le post Facebook de Garza sur Twitter, avec le hashtag #BlackLivesMatter. Après avoir vu l’hashtag, Opal Tometi, une Nigériane américaine de première génération établie à Phoenix, Arizona, s’est associée à Garza et Cullors pour établir une présence sur Internet. Tometi a acheté le nom de domaine, construit la plate-forme numérique de BLM, et ouvert les comptes de médias sociaux, où ils ont encouragé les gens à raconter leurs histoires.

Le hashtag #BlackLivesMatter a attirél’attention nationale en août 2014, après que Michael Brown, 18 ans, ait été abattu à Ferguson, Missouri, par Darren Wilson, un policier blanc. En novembre 2014, quand un grand jury a décidé de ne pas placer Wilson en examen, le hashtag de BLM a été omniprésent dans les émeutes qui ont suivi. En 2018, le hashtag #BlackLivesMatter a été tweeté plus de 30 millions de fois.

Depuis ses débuts il y a sept ans, Black Lives Matter est devenu un mouvement structuré avec près de 40 sections comprenant des milliers de militants aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne. Ce qui a commencé comme une demande de justice pour les Noirs s’est transformé en mouvement radicalisé au fur et à mesure qu’il grossissait en taille.

Quel est le programme ?

La vision du monde de BLM est structurée par un mélange de théories d’extrême gauche, de théorie critique de la race et de théorie intersectionnelle. La théorie critique de la race postule que le racisme est systémique puisqu’il repose sur un système, celui de la suprématie blanche qui est une caractéristique permanente de la vie américaine. La théorie intersectionnelle postule que les gens souffrent de discriminations multiples : en fonction de la race, de leur classe sociale, de leur identité de genre, de leur orientation sexuelle, de leur religion et d’autres marqueurs identitaires.

Black Lives Matter et tous les autres théoriciens de la race et de l’intersectionnalité rejettent toute responsabilité individuelle en général, et toute responsabilité en matière criminelle : ils l’affirment haut et clair, les Noirs sont les victimes systémiques et permanentes du racisme. A en croire BLM, seul un démantèlement complet du système économique, politique et social américain permettrait de vaincre le racisme et de rebâtir une société à partir de zéro – selon les principes marxistes.

Black Lives Matter veut abolirles pierres angulaires de la société américaine, à savoir : 1) le concept judéo-chrétien de la famille nucléaire traditionnelle qui est l’unité sociale de base en Amérique; 2) la police et le système pénitentiaire; 3) l’hétéronormativité (la croyance que l’hétérosexualité est la norme) pour faire du transgenre une norme ; 4) le capitalisme (une économie libre) pour le remplacer par le communisme (une économie contrôlée par le gouvernement).

Abolir la famille nucléaire traditionnelle

Le programme politique de Black Lives Matter s’engage à abolir la famille nucléaire traditionnelle :

« Nous déstabilisons le modèle familial nucléaire occidental en nous aidant les uns les autres au sein de familles élargies et de « villages » dont les membres prennent soin collectivement les uns des autres, avec une attention particulière portée aux enfants, pour autant que les mères, les parents et les enfants l’acceptent ».

Karl Marx et Friedrich Engels ont été les premiers à s’en prendre à la famille traditionnelle. Ils estimaient que le noyau familial était une unité économique qui en tant que telle était devenue un pilier du système capitaliste. Engels a écrit : « Le soin et l’éducation des enfants deviennent une affaire publique ; la société s’occupe de tous les enfants, qu’ils soient légitimes ou non. »

De nombreux experts ont mis ont mis en avant que les Afro-Américains ont besoin de familles fortes plutôt que faibles. En mars 1965, Daniel Patrick Moynihan, secrétaire adjoint au Travail du président américain Lyndon B. Johnson, a remis un rapport révolutionnaire sur les racines de la pauvreté noire aux États-Unis. Pour Moynihan, la criminalité, le chômage, l’échec scolaire, les naissances hors mariage… qui affligent les Afro-Américains, sont liés à l’effondrement de la famille nucléaire traditionnelle.

En 1965, date à laquelle le rapport Moynihan a été rédigé, 25% des enfants noirs aux États-Unis naissaient hors mariage. Cinquante ans plus tard, en 2015, plus de 75% des enfants noirs naissent hors mariage, selon le National Center for Health Statistics.

Vingt ans après le rapport Moynihan, Glenn Loury, le premier économiste noir à enseigner à Harvard, a louéMoynihan en tant que prophète :

« La partie la plus pauvre de la communauté noire souffre de problèmes impérieux qui ne peuvent plus être imputés uniquement au racisme blanc. La société noire rencontre des problèmes fondamentaux qu’elle est obligée d’affronter seule. Le désordre sociétal des Noirs pauvres, le retard scolaire des étudiants noirs, le taux inquiétant de la criminalité noire et l’augmentation alarmante des grossesses précoces hors mariage des jeunes filles noires s’énumèrent désormais comme les principaux obstacles au progrès des Noirs. »

Thomas Sowell, économiste afro-américain et théoricien social, a estimé que le rapport Moynihan a sans doute représenté en 1965 « le dernier rapport honnête du gouvernement américain sur les questions raciales ». De leur côté, les militants afro-américains des droits de l’homme ont critiquéMoynihan pour avoir « rejeté la faute sur la victime ».

Abolir la police et les prisons

BLM veut « abolir » la police et les prisons en « supprimant les budgets » de ces institutions. Les policiers seraient remplacés par des éducateurs, des travailleurs sociaux, des experts en santé mentale et des chefs religieux qui, selon BLM, feraient baisser le niveau de criminalité.

Dans une interview accordée à Newsweek, l’une des co-fondatrices de BLM, Cullors, a déclaré :

« La liberté de la plupart des blancs riches a pour corollaire les limitations imposées aux Noirs. Ainsi, l’application des lois ne sert pas à assurer la sécurité des Noirs mais à patrouiller, occuper, harceler, abuser, souvent chasser et surtout, à l’évidence, tuer les membres de nos communautés.

« La police et l’incarcération sont un continuum. Le maintien de l’ordre est la première réponse, puis vient l’incarcération. Les deux systèmes sont imbriqués l’un dans l’autre très, très profondément. Nous devons nous débarrasser de ces deux systèmes ».

Au Hollywood Reporter, Cullors a expliqué qu’elle n’est pas seulement une militante mais une abolitionniste moderne :

« Une abolitionniste croit en un monde où la police et les prisons ne sont plus une arme de sécurité publique. »

Opal Tometi, co-fondatrice de BLM, a déclaré au New Yorker, qu’en Amérique, le maintien de l’ordre plonge ses racines dans la gestion de l’esclavage ce qui est la preuve d’un racisme systémique. Elle a expliqué :

« Nous nous battons et plaidons pour que cesse la guerre contre les noirs. Nous analysons la situation ainsi – une guerre est menée contre la vie des Noirs. Et les gens comprennent que ce système regorge de toutes sortes d’inégalités et d’injustices, y compris les préjugés et le racisme ; et les préjugés implicites et le racisme pur et simple sont ancrés dans la manière dont la police est dirigée dans ce pays – et quand on réfléchit à l’évolution historique, on comprend qu’à l’origine, la police a été une patrouille d’esclaves. C’est là que l’évolution des services de police plonge ses racines … »

Le chef de la police de Washington, DC, Peter Newsham, a déclaré que le sous-financement des services de police risquerait d’entraîner un usage de la force excessif de la part des policiers :

« Le sous-financement est la première cause d’un usage excessif de la force au sein d’un service de police. Le sous-financement affecte la formation, impacte l’embauche, et pèse sur notre capacité à développer de bons leaders. »

La Los Angeles Police Protective League, le syndicat de la police de la ville, a déclaré que des coupes budgétaires seraient « totalement irresponsables » :

« Réduire le budget du Los Angeles Police Department (LAPD) aurait pour conséquence d’allonger les délais de réponses aux appels d’urgence du 911 ; les policiers qui demandent des renforts ne les obtiendraient pas ; les enquêtes sur les viols, les meurtres et les agressions n’aboutiraient pas ou mettraient une éternité à démarrer ».

Les sondages montrent que la plupart des Américains – y compris la plupart des Noirs – ne partagent pas le point de vue de BLM sur l’abolition des services de police. Une étude Rasmussen a révélé que pour 63% des adultes américains « la fonction d’officier de police est l’une des plus importantes qui soit au sein de la société américaine ». De plus, 64% des Américains craignent que le rejet de la police ne décourage les candidatures et finisse par réduire « la sécurité publique dans la communauté où ils vivent ». Le rapport Rasmussen montre que « les Noirs (67%) – plus que les Blancs (63%) – sont préoccupés par les questions de sécurité sur leur lieu de résidence. Cette inquiétude est partagée par les autres minorités américaines (65%). »

Abolir l’hétéronormativité

Le programme politique de BLM stipule :

« Nous réfléchissons sur nous-mêmes et travaillons résolument à démanteler le privilège cisgenre [terme désignant les personnes dont l’identité sexuelle correspond au sexe qui leur a été attribué à la naissance] et à améliorer la situation des transsexuels noirs, en particulier des femmes transsexuelles noires qui continuent à être touchées de manière disproportionnée par la violence trans-antagoniste… »

Une étude universitaire intitulée « Le queering de Black Lives Matter » a décriten détail comment BLM est passé progressivement des problèmes de brutalité policière aux problèmes d’identité et d’orientation sexuelles. La focalisation du mouvement sur les questions sexuelles a fait germer des accusations selon lesquelles BLM serait « un mouvement gay déguisé en mouvement noir ».

Deux des trois fondatrices de BLM se décrivent comme des « femmes noires queer ». L’une, Alicia Garza, est mariée à un homme transgenre biracial. Et Patrisse Cullors se décrit comme « polyamoureuse ». Dans l’interview après l’interview, Garza et Cullors soulèvent la question des « personnes noires trans et de genre non conformes », oubliant au passage la question de la brutalité policière.ne

Dans une interview accordée au New Yorker, Garza a déclaré qu’elle n’était pas intéressée par la tradition américaine du vivre et laisser vivre : « Nous ne voulons pas que les gens disent : « Eh bien, quoi que vous soyez, je m’en fiche. Non, je ne veux pas que tu t’en fiches. Je veux que tu me voies dans mon intégralité. »

Abolir le Capitalisme et le Système « Patriarcal »

BLM assimile le capitalisme au racisme de la même manière que ses cousins ​​Antifas assimilent le capitalisme au fascisme. BLM a repris à son compte l’idée de « capitalisme racial », un concept créé par feu Cedric Robinson, qui a tenté de démontrer que capitalisme et racisme sont pile et face d’une même médaille : les deux reposent, selon Robinson, sur l’esclavage, la violence, l’impérialisme et le génocide.

L’aile britannique de Black Lives Matter a déclaré : « Ce qui nous guide c’est la volonté de démanteler l’impérialisme, le capitalisme, la suprématie blanche, le patriarcat et les structures étatiques qui nuisent de manière disproportionnée aux Noirs en Grande-Bretagne et dans le monde. »

Le Movement for Black Lives (M4BL), un « écosystème » de plus de 170 organisations dirigées par des Noirs, dont BLM, déclare :

« Nous sommes anticapitalistes : nous croyons et comprenons que dans le système capitaliste racialisé mondial actuel, les Noirs n’atteindront jamais la libération. »

M4BL exige « que l’économie soit rebâtie pour instituer et garantir un droit de propriété collectif des communautés noires » et « une restructuration progressive des règles de la fiscalité au plan local, étatique et fédéral pour assurer une redistribution radicale et durable de la richesse ».

M4BL exige également des réparations pour les dommages passés et persistants :

« Le gouvernement, les sociétés responsables et toutes les institutions qui ont tiré profit des torts qu’ils ont infligés aux Noirs – du colonialisme à l’esclavage en passant par la nourriture et le logement, l’incarcération de masse et la surveillance – doivent réparer le mal qu’ils ont fait. Cela passe par :

« Un accès complet et gratuit pour tous les Noirs (y compris les sans-papiers et les personnes incarcérés) à l’éducation à vie ; un revenu minimum garanti ; des réparations pour la richesse extraite de nos communautés par le racisme environnemental, l’esclavage, l’apartheid alimentaire, les discriminations dans le logement et le capitalisme racialisé.

Les exigences du BLM et du M4BL sont similaires à celles du Manifeste communiste, qui comprennent :

« Abolition de la propriété foncière et réallocation des loyers en direction d’objectifs publics ; impôt sur le revenu strictement progressif ou graduel ; nationalisation des usines et instruments de production ; mise en culture des friches et amélioration des sols dans le cadre d’un plan global. »

Demande immédiate de BLM

Patrisse Cullors, co-fondatrice de BLM, a récemment confirmé que l’objectif immédiat de BLM était d’obtenir la démission du président américain Donald J. Trump :

« Non seulement Trump ne doit ne plus être en fonction en novembre, mais il doit démissionner dès maintenant. Il faut chasser Trump. Il n’est pas apte à exercer ses fonctions. Tous nos efforts doivent tendre à son départ. Parallèlement, nous allons continuer de faire pression sur Joe Biden pour qu’il remodèle ses politiques et reconsidère sa vision de la police et la criminalisation. Ce sont des choses importantes. Mais d’abord, il faut éjecter Trump. »

Évaluations du programme de BLM

Dans une interview accordée à Chanel Rion de One America News Network, le Dr Carol M. Swain, professeur d’université, spécialiste reconnue et membre du conseil consultatif de Black Voices for Trump, a déclaré :

« Il me parait évident que Black Lives Matter va au-delà de la cause noire, et qu’en réalité, ce mouvement promeut un programme socialiste et marxiste.

« Les Blancs sont tellement confus en Amérique. Je déteste le dire ainsi, mais je ne connais pas d’autre moyen : les Blancs veulent faire savoir aux Noirs qu’ils ne sont pas indifférents et ils pensent que la seule façon qu’ils ont de pouvoir le faire est de reprendre ce slogan en forme de profession de foi que les vies noires comptent de la même manière que toutes les vies comptent. Les vies blanches comptent, les vies marron comptent, mais le slogan, qui est un authentique manifeste, ne peut être séparé d’une organisation dont l’objectif est, du moins je le crois, profondément destructeur pour l’Amérique.

« Il est très faux de soutenir comme ils le font que le racisme est structurel. Si le racisme est une donnée permanente, alors nul ne peut rien y faire. Cette peau blanche devient une propriété qui signifie que les personnes qui naissent blanches ont un avantage naturel sur les Noirs.

« S’il existe aujourd’hui un racisme systémique, c’est le racisme qui affirme que les Blancs sont responsables de tous les maux du monde, que le racisme Blanc est permanent et que les Blancs n’ont qu’une seule façon de se racheter c’est de se débarrasser de leur blancheur. Cela implique de faire honte aux jeunes blancs : si vous avez la peau blanche, vous vous retrouvez dotés de tous ces privilèges blancs. Je soutiens qu’il existe un privilège noir, un privilège brun, qu’il s’agit en fait d’une question de classe sociale. Plus vite on cesse de tout analyser, y compris la brutalité policière, en termes de racisme, plus vite on peut rassembler tout le monde en tant qu’Américains.

« Nous sommes tous des êtres humains à l’image de Dieu. Black Lives Matter et Antifa et toutes les organisations de ce genre ne nous aideront pas à transcender le racisme et le classisme et tous les ismes qui les préoccupent. Il y a des choses qui peuvent être faites en faveur de la communauté noire, mais le plus important est d’aider les gens à réaliser à quel point les bonnes attitudes sont importantes. L’attitude qu’une personne adopte est plus importante que la race, le sexe et la classe sociale, c’est cette attitude qui va déterminer si cette personne va réussir ou pas. »

Josh Hammer chroniqueur et éditorialiste, pense que la gouvernance et le mode de vie américains sont menacés par des groupes comme BLM et Antifas :

« La gauche moderne, prise en tenaille par les anarchistes d’Antifa et les marxistes de Black Lives Matter, s’est positionnée comme un mouvement politique en décalage avec le régime américain. Au plan institutionnel, la direction du Parti démocrate a toutes les apparences d’un chien dirigé par la queue. Et cette queue est tenue en mains par des minorités comme Antifa et Black Lives Matter qui – dans les moments de grande franchise, certains le reconnaissent -, sont résolument hostile à l’idée même de l’Amérique. Il n’y a pas d’autre moyen de comprendre le désir ardent de ces insurgés qui, canalisant le pire de la révolution culturelle à la Mao, brûlent de défigurer s’ils le pouvaient et de démolir s’ils en avaient les moyens, les hommages sociétaux à l’homme qui a écrit la Déclaration d’indépendance (Jefferson) et à l’homme qui a concrétisé ses idéaux (Lincoln). On ne saurait mieux démontrer le dédain dégoulinant avec lequel la gauche considère l’ensemble du projet américain.

« Nous sommes au milieu d’une guerre civile froide entre les américanistes, fiers défenseurs et conservateurs du régime et du mode de vie américains, et les pyromanes civilisateurs qui cherchent à brûler ce régime et ce mode de vie dans l’éther. Oui, nous sommes dans un combat pour l’âme de l’Amérique – mais nous sommes aussi dans un combat pour l’Amérique elle-même. « 

Le slogan «Black Lives Matter» est inscrit sur de nombreuses pancartes et visages lors des rassemblements en mémoire d'Adama Traoré.
Le slogan «Black Lives Matter» est inscrit sur de nombreuses pancartes et visages lors des rassemblements en mémoire d’Adama Traoré. Gonzalo Fuentes/Reuters.

Mal utilisés par des célébrités, des hashtags desservent le mouvement BlackLivesMatter

Sur les réseaux, les internautes ont utilisé plusieurs hashtags pour afficher leur soutien à la communauté noire, entravant parfois sans le vouloir le partage d’informations capitales pour les manifestants.

L’actrice Marion Cotillard, la chanteuse Amel Bent ou encore Nabilla. Comme aux États-Unis, de nombreuses célébrités françaises ont partagé sur leurs réseaux un carré noir mardi 2 juin. Si cette initiative avait pour objectif initial de dénoncer le racisme et la discrimination, ses différentes reprises successives ont en fin de compte compliqué la communication des militants du mouvement Black Lives Matter.

Nouveau virus grippal détecté en Chine

En Chine, une nouvelle souche de virus de la grippe A(H1N1) G4 EA H1N1 est découverte. Elle est suffisamment adaptée à l’homme pour potentiellement provoquer une pandémie.

C’est à croire que la Chine a le terreau le plus fertile au monde pour y voir naître régulièrement un nouveau virus. Le dernier en date, détecté dans des élevages de porcs, a des caractéristiques génétiques proches de la virulente souche de grippe H1N1, et les chercheurs chinois qui l’ont mis au jour s’en méfient terriblement. Le « G4 » a déjà infecté des salariés travaillant dans le secteur porcin.

Des virus de la grippe A ont été détectés dans un certain nombre d’hôtes, y compris les humains et une grande variété d’espèces de mammifères. Le réassortiment répété des virus de la grippe est le principal mécanisme de création de nouveaux virus aux caractéristiques antigéniques et biologiques uniques qui peuvent potentiellement provoquer des épidémies et des pandémies chez l’homme.

Cela ressemble à la grippe porcine de 2009, et les chercheurs disent qu’elle doit être surveillée, même lorsque le monde se bat pour prendre le contrôle de la pandémie actuelle de Covid 19.

Le virus peut se développer et se multiplier dans les cellules qui tapissent leurs voies respiratoires.

Les chercheurs ont trouvé des preuves d’une infection précoce chez les personnes qui travaillaient dans les abattoirs et dans l’industrie de l’élevage porcin en Chine lorsqu’ils ont examiné les données de 2011 à 2018. Des observations sérologiques supplémentaires dans la population à risque professionnel d’infection ont montré que 10,4 % (35/338) des sujets étaient positifs pour le virus, en particulier à l’âge de 18 à 35 ans, avec un taux de séropositivité de 20,5 % (9/44).

On craint que la souche ne mute davantage et devienne plus contagieuse, facilement transmissible d’une personne à l’autre et pouvant provoquer une épidémie mondiale.

Comme le virus est nouveau, les gens n’y sont probablement pas immunisés, ce qui le fait évoluer à bas bruit  

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, le groupe de scientifiques qui exercent au sein d’universités chinoises ou au Centre de prévention et de lutte contre les maladies, semble vouloir jouer la transparence – ou du moins en partie -, en révélant les conclusions de son étude dans une revue scientifique américaine, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America. La publication, autrement dit de l’Académie des Sciences des Etats-Unis, vient juste d’être faite en ce début de semaine

Les experts en santé publique sont constamment à la recherche de nouvelles souches de grippe. Pendant la pandémie de 2009, la grippe porcine a été moins meurtrière que prévu, car de nombreuses personnes âgées semblaient avoir un certain niveau d’immunité, probablement parce qu’elle ressemblait à d’autres virus grippaux des années précédentes.

Ce Gaza Qu’ils ne Veulent Pas Que Vous Voyiez

  • Comment le Hamas et ses suppôts dans le monde entier peuvent-ils continuer de se lamenter sur la pauvreté et la misère qui règne à Gaza quand un nouveau centre commercial ou un nouveau supermarché bourré de vêtements et de produits de luxe ouvre toutes les trois ou quatre semaines ?
  • Ces images de la vie à Gaza embarrassent les propagandistes anti-israéliens qui cherchent à promouvoir les « souffrances » des Palestiniens pour délégitimer Israël et diaboliser les Juifs.
  • Pourquoi les correspondants étrangers et les journalistes palestiniens qui couvrent le conflit israélo-palestinien envoient-ils systématiquement à la poubelle les images de ces événements positifs et ensoleillés relatifs à la bande de Gaza ? Ces images ne cadreraient-elles pas avec leur agenda et leur narratif anti-israéliens ?

Comment le Hamas et ses suppôts dans le monde entier peuvent-ils continuer de se lamenter sur la pauvreté et la misère qui règne à Gaza quand un nouveau centre commercial ou un nouveau supermarché rempli de vêtements et de produits de luxe ouvre toutes les trois ou quatre semaines ? Photo : un centre commercial récemment ouvert à Gaza le 22 février 2017. (Photo de Mohammed Abed / AFP via Getty Images)

Le groupe terroriste palestinien Hamas a fait savoir aux Palestiniens de la bande de Gaza qu’ils ne devaient pas publier de photos de leur environnement sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué rendu public le 9 juin, le ministère de l’Intérieur contrôlé par le Hamas a affirmé que « les services de renseignement israéliens ont demandé aux habitants de la bande de Gaza – via les réseaux sociaux – d’utiliser leur téléphone portable pour photographier divers endroits de la bande de Gaza. »

Le Hamas a informé les Palestiniens qu’ils devaient se garder de répondre à cette soit-disant demande israélienne affirmant qu’Israël utilisait les réseaux sociaux pour « recruter des collaborateurs et obtenir des informations ».

Le Hamas a aussi ajouté que ses forces de sécurité organisaient une veille sur les comptes israéliens et palestiniens des réseaux sociaux et qu’ils prendraient toutes les « mesures légales » contre les Palestiniens qui seraient en contact avec les prétendues agences de renseignement israéliennes.

Le Hamas craint-il réellement que les services de sécurité israéliens utilisent les photos des Gazaouis pour « recruter » des informateurs ou pour que les Palestiniens fournissent des photos de tunnels et de roquettes ? Pas exactement.

Le Hamas craint que les photos et vidéos des Palestiniens ne révèlent une réalité qui va à l’encontre de toutes les histoires et images de « pauvreté », de « misère » et de « souffrance » qui circulent sur les Palestiniens.


Des hôtels cinq étoiles à Gaza ?

Gaza City compte une poignée d’hôtels de standing. Le seul dont le nom puisse encore être accolé à l’adjectif luxueux est le célèbre Al Deira, sorte de palais marocain bâti directement sur la plage, qui eut l’honneur de figurer dans les pages Voyage de Time Magazine à 125 dollars la nuit, ne comptez pas y croiser des Gazaouis : seuls les diplomates, les correspondants de presse et les officiels de l’ONU ont les moyens d’y séjourner.

Le Deira va bientôt compter un concurrent de poids : le Mövenpick est sur le point de rouvrir ses portes. L’hôtel de luxe, dont la carcasse pyramidale jonchait la plage de Gaza depuis de longues années, a été entièrement rénové par un entrepreneur local avec des matériaux acheminés via les tunnels de contrebande sous la frontière avec l’Égypte. Il espère détourner une partie de la clientèle internationale du Deira et, qui sait, accueillir d’autres voyageurs le jour où le blocus sera levé. A Gaza, l’espoir fait vivre.

L’hôtel Al Deira

Des restaurants gastronomiques ?

Si près d’un million des Palestiniens de Gaza ne se nourrissent que grâce à l’aide alimentaire fournie par l’ONU et les ONG, les internationaux qui travaillent sur place ont, eux, le palais plus exigeant. Cette clientèle internationale, additionnée à un petit nombre de Gazaouis aisés, permet à une poignée de restaurants de standing de vivoter. Outre le restaurant de l’hôtel Deira, avec sa vue imprenable sur la mer et sur les correspondants de presse, on trouve le restaurant du Roots, réputé pour ses grillades, celui du Marna House avec son menu à l’italienne, ou encore le Lighthouse et ses fruits de mer. Bien que peu luxueux, le restaurant Mounir attire aussi les internationaux avec ses délicieux poissons. Le week-end, on peut même pousser jusqu’à Rafah pour profiter des fruits de mer au Sea Hut, qui offre une vue imprenable sur les navires de guerre israéliens surveillant les barques des pêcheurs au large.

Roots
Le restaurant Roots.

De tous ces restaurants, seul le Roots peut se vanter d’être recommandé par le bureau de presse Israélien. Outre ses chichas dont le tabac parfumé est servi au creux d’une grenade ou d’une orange évidée, le restaurant est célèbre depuis qu’un responsable du Bureau de Presse israélien a envoyé un e-mail ironique à tous journalistes étrangers en poste à Jérusalem. Comment ces reporters pouvaient-ils décrire Gaza comme un havre de misère alors qu’il y existe un restaurant gastronomique ?

Le Bureau de Presse fit même circuler une vidéo montrant des clients palestiniens en train de profiter du luxe du restaurant aux cotés de Mahmoud Abbas et de Mohammed Dahlan. Oui, vous avez bien lu : deux figures de l’Autorité palestinienne qui n’ont pas pu mettre le pied à Gaza depuis… 2007. La vidéo avait en réalité été tournée bien avant le début du blocus et la plongée de la population dans la pauvreté. Résultat de l’opération ? Une avalanche de blagues circulant parmi les correspondants aux dépens du Bureau de Presse, des articles rappelant que 80% de la population gazaouie dépend de l’aide humanitaire et un afflux de clientèle internationale pour le Roots, devenu branché en l’espace d’une journée.

Vous l’aurez compris : à Gaza, les restaurants gastronomiques sont l’affaire des journalistes étrangers, des travailleurs humanitaires et des diplomates, et d’une poignée de riches Gazaouis. Le reste de la population vit dans une réalité fort différente, avec un taux de chômage supérieur à 45% depuis le début du blocus et l’incertitude du lendemain.

En réalité, le Hamas cherche à cacher les centres commerciaux, les supermarchés, les restaurants chics, les cafés élégants et les magasins de vêtements modernes qui ont vu le jour ces dernières années dans la bande de Gaza.

De telles images sont atrocement embarrassantes pour les dirigeants du Hamas. Comment continuer de mentir en toute impunité sur les souffrances occasionnées par le « blocus » des Israéliens ? Ces images de la vie à Gaza embarrassent les propagandistes anti-israéliens qui cherchent à promouvoir les « souffrances » des Palestiniens pour délégitimer Israël et diaboliser les Juifs.

L’injonction du Hamas a eu lieu immédiatement après que des dizaines de photos et clips vidéo illustrant la vie agréable que mènent de nombreux Gazaouis aient été postés sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.

Un compte Twitter populaire appelé @Imshin diffuse ainsi des vidéos, des extraits de blog et toutes sortes d’informations sur la vie des classes moyennes et supérieures de la bande de Gaza. Ces vidéos et photos prises par les Palestiniens eux-mêmes sont des informations qui n’apparaissent jamais dans les médias grand public. @Imshin propose un aperçu unique de la vie confortable de ces Palestiniens qui partent en virées shopping, qui fréquentent les piscines, les restaurants étoilés, les hôtels de luxe et les plages aménagées de la bande de Gaza.

Le 2 juin, @Imshin a posté des images du Royal House Chalet, situé au sud de l’Université de Gaza, un centre balnéaire et sportif doté d’une impressionnante piscine et de suites dignes des plus grands centres balnéaires du monde.

Un autre post nous a fait découvrir le Café Restaurant Viola situé dans le port de Gaza, célèbre pour sa grande variété de desserts et de collations.

Les Palestiniens qui prévoient un barbecue pour le jeudi soir (le dernier jour de travail de la semaine) sont invités à acheter leurs fournitures au Care4Mall. Ce centre commercial situé à Tal al-Hawa, en banlieue de Gaza City, comprend des magasins d’appareils électroménagers, des magasins d’alimentation et une aire de restauration rapide. « Nous fournissons tous les biens et services dont les citoyens ont besoin », explique le centre commercial sur sa page Facebook. « Nous nous efforçons de satisfaire nos clients en proposant des prix compétitifs. »

Ironiquement, le centre commercial fait aussi la promotion du café instantané « Namess » de la marque Israélienne Elite. Le Hamas et les Palestiniens de Gaza n’auraient-ils pas entendu parler du boycott BDS sur les produits et les entreprises manufacturières israéliens, y compris les produits du groupe alimentaire Elite ? A moins qu’ils ne s’en moquent !

D’autres vidéos mises en ligne sur YouTube, Instagram et Facebook montrent que les jeunes Gazaouis se pressent pour acheter des téléphones portables et sont friands des diverses saveurs de crèmes glacées et de yoghourt glacés. Le quartier d’al-Rimal ou vivent un certain nombre de dirigeants du Hamas abrite également le Kazem Ice Cream, le glacier le plus populaires de Gaza.

Tous les smartphones, y compris l’iPhone 11, le plus récent produit d’Apple, sont disponibles à la vente dans les supermarchés de la bande de Gaza, comme l’a récemment annoncé Metro Market, l’un des plus grands supermarchés de la région.

Au début de l’année, les Gazaouis ont célébré l’ouverture du Deux Fashion, un vaste complexe commercial spécialisé sur la mode, rue Ahmad Abd al-Aziz à Gaza City. Ce grand magasin propose diverses marques de vêtements importées de Turquie et d’autres pays. « Le meilleur endroit pour acheter des vêtements pour hommes, en ligne ou hors ligne, avec la plus haute qualité au meilleur prix», affirme la page Facebook du magasin.

Il y a quelques semaines, un centre commercial des plus chics a été inauguré au sein du camp de réfugiés de Nusierat . au centre de la bande de Gaza. L’Al-Danaf Hyper Mall comprend un immense supermarché qui distribue des produits importés qu’on ne trouve même pas dans les supermarchés israéliens.

Ces quelques images de la bande de Gaza rendent le Hamas nerveux. Comment continuer de mendier l’aide financière de la communauté internationale, des Nations Unies et d’autres organisations humanitaires alors que les Palestiniens diffusent sur les réseaux sociaux des photos de familles en virée shopping dans les magasins et des videos d’enfants se régalant de crèmes glacées et se disputant l’achat des derniers smartphones ?

Comment le Hamas et ses suppôts dans le monde entier peuvent-ils continuer de se lamenter au sujet de la pauvreté et de la misère quand un nouveau centre commercial ou un nouveau supermarché bourré de vêtements et de produits de luxe ouvre toutes les trois ou quatre semaines ?

Pourquoi les correspondants étrangers chargés de couvrir le conflit israélo-palestinien ignorent-ils les verts pâturages de la bande de Gaza ? Pourquoi les journalistes palestiniens basés à Gaza envoient-ils à la poubelle toutes ces images positives et ensoleillées de la bande de Gaza ? Parce que ces images ne correspondent pas à leur discours et à leur programme anti-israéliens.

Les journalistes étrangers et palestiniens sont complices de la dissimulation du Hamas : ils veulent continuer de blâmer Israël pour tout ce qui ne va pas dans la vie des Palestiniens. Compte tenu du dernier avertissement du Hamas, ce n’est qu’une question de temps avant que l’on apprenne que des Palestiniens ont été emprisonnés ou tués pour avoir « trahi » la cause palestinienne en publiant des photos de la nouvelle version du « Ritz » et des images d’enfants léchant joyeusement des cônes de crème glacée multicolore.

Des chercheurs alertent l’OMS

Selon eux, le virus se transmet plus facilement qu’on ne le croyait par aérosols

Les travaux de 239 scientifiques issus de 32 pays montrent que le coronavirus se transmet aussi par de minuscules gouttelettes qui peuvent traverser une pièce.

Pour l’OMS, le virus ne se transmet que via des grosses gouttes, en toussant ou en éternuant. LP/Arnaud Journois

Au début de l’épidémie, la possibilité avait été évoquée, et très vite écartée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle revient maintenant sur la table. Dans une lettre ouverte qui sera publiée dans la semaine, 239 scientifiques assurent que le coronavirus est bien aéroporté, et demandent à l’OMS de modifier ses recommandations en conséquence, selon le New York Times.

Selon ces scientifiques, qui travaillent dans 32 pays, le virus peut se transmettre – et infecter plusieurs personnes – aussi bien par de grosses gouttes après un éternuement (ce que l’on savait déjà), que par de petites gouttes, plus légères et capables de traverser une pièce. La lettre ouverte de ces scientifiques devrait être publiée dans une revue la semaine prochaine, précise le New York Times.

Image au microcospe du virus SARS-CoV-2, à l’origine du Covid-19
Phanie/ AFP

L’Organisation mondiale de la Santé, elle, assure depuis plusieurs mois que le virus n’est généralement pas aéroporté. Dans des documents datant du 29 juin, l’institution estime que la transmission du virus dans les airs n’est envisageable que lors de procédures médicales générant des aérosols (des pulvérisations de particules dans les airs), comme des intubations, des bronchoscopies ou encore des réanimations cardio-pulmonaires.

Des risques dans les espaces clos

L’OMS tient à distinguer les pulvérisations de virus par grosses gouttes de celles à petites gouttes. Toujours selon l’organisation, le coronavirus se transmet surtout via des grosses gouttes émises lors d’éternuements et de quintes de toux qui, parce qu’elles sont lourdes, tombent rapidement sur le sol et les surfaces. C’est pour cette raison que le virus ne correspondrait pas à la définition stricte d’un virus aéroporté, juge l’OMS.

Cette distinction est remise en cause par plusieurs scientifiques interrogés par le New York Times, dont les auteurs de la lettre. Ils estiment que le virus peut se transmettre aussi en parlant, via de toutes petites gouttes. Cela ne signifie cependant pas que le virus se promène dans les airs pendant des heures, met en garde l’épidémiologiste Bill Hanage, qui travaille à l’université de Harvard, dans le journal américain.

« On a cette notion (fausse, NDLR) que la transmission aéroportée veut dire que des gouttes sont suspendues dans les airs et peuvent vous infecter au bout de plusieurs heures, qu’elles se baladent dans les rues, se faufilent à travers les boîtes aux lettres et se retrouvent partout dans les maisons », ironise-t-il.

Un revirement pour l’OMS

Le risque de contamination serait surtout plus élevé dans des espaces clos, surpeuplés, mal ventilés, où plusieurs personnes sont en contact rapproché pendant une longue durée, jugent d’autres scientifiques qui avaient déjà lancé un appel similaire à l’OMS début avril, également cités par le New York Times.

Si ces conclusions étaient avérées, cela signifierait notamment que le port du masque serait également nécessaire à l’intérieur, dans des espaces clos, afin d’éviter toute infection. Le rôle de la ventilation des espaces serait également majeur dans la lutte contre la transmission du virus.

La révélation risque aussi de mettre à mal l’image de l’OMS, qui a déjà connu plusieurs revirements au cours de l’épidémie. En mars, alors que l’Europe commençait à être de plus en plus touchée, l’organisation estimait que le port du masque n’était pas nécessaire pour les non-malades. Elle a ensuite changé d’avis, rejoignant les recommandations des multiples autorités sanitaires gouvernementales qui ont rendu obligatoire le port du masque dans des espaces publics.

Les chercheurs tempèrent néanmoins le potentiel infectieux de ces fines gouttelettes. Ainsi le risque existerait surtout dans les espaces clos, et mal ventilés, où plusieurs personnes sont en contact rapproché pendant une longue durée.

Fredal

Ces militants «pacifistes» qui veulent la fin d’Israël

La chaîne publique belge suggère que des activistes « engagés pour la paix » auraient été contraints de s’exiler en Belgique pour fuir un climat violent à leur égard en Israël. Le couple milite en réalité pour la fin de l’Etat juif.

Eitan et Eléonore Bronstein sont un couple soudé autour d’une idéologie d’extrême gauche.

Désormais établis à Bruxelles, ils ont quitté Israël qui serait devenu un endroit « dangereux », violent envers les tenants de certaines idées, au point de les pousser à fuir le pays.

Eitan et Eléonore Bronstein dans leur appartement de Bruxelles

Dans l’article que leur consacre la RTBF, ils dépeignent un Israël intolérant, peuplé par des habitants détestables : « Le juif israélien est spartiate, militariste, un combattant des Arabes » (« spartiate », voilà qui fera sourire tous ceux qui connaissent la culture exubérante des cafés, fêtes et plages de Tel Aviv…).

Un Israël belliqueux et hostile donc à la « paix » qu’ils incarneraient. Un pays que le lecteur aurait par conséquent toutes les raisons de réprouver.

Mais quelle sorte de « paix » les deux militants défendent-ils et ont-ils vraiment subi des attaques violentes au point de n’avoir pas d’autre choix que de s’exiler ?

Pour eux, l’Etat juif n’est qu’un avatar du « colonialisme ». Les propriétaires légitimes de la terre seraient les Palestiniens, que les Juifs auraient délogés. Corollaire, la souveraineté juive incarnée par l’Etat d’Israël serait usurpée, illégitime…

Dans cet esprit, ils ont fondé deux organisations :

Zochrot, qui promeut le narratif palestinien de la « Nakba » et milite pour le « droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948 » (ce qui correspondrait à la fin de l’Etat juif par submersion démographique).

Fred Vargas avait prédit l’épidémie de Coronavirus en 2006

«Les masques, il n’y en aura pas », avait lancé l’écrivaine de polars à la télévision en décrivant avec une troublante acuité les conséquences d’une pandémie sur nos gestes quotidiens.

«Évidemment, ça paraît rigolo, mais vous serez bien content quand je vous livrerai votre petite cape…» Cette réplique à un calembour de Laurent Baffie a été prononcée le 29 avril 2006 par l’écrivaine de polars Fred Vargas. Invitée par Thierry Ardisson dans Tout le monde en parle, elle prévoyait, telle une devineresse infaillible, les conséquences d’une épidémie mondiale et les mesures à prendre pour tenter d’endiguer la propagation du virus.

Ce jour-là, il y a quatorze ans déjà, devant un cénacle réunissant le journaliste Laurent Joffrin, les acteurs François Cluzet et Gérard Darmon, Fred Vargas prophétisait, sur un ton raisonnable mais avec une précision divinatoire saisissante, tout ce qui se passe dans le monde depuis deux gros mois maintenant, c’est-à-dire depuis le début du confinement planétaire.

Il faudra être autonome, ne pas se mettre dans les mains du gouvernement qui ne pourra pas alimenter les gens en quarantaine vu qu’il n’y aura pas de masques

Fred Vargas, en 2006

Alors que l’on vit à l’époque la crise de la grippe A (H5N1), sans avoir l’air trop alarmiste, cette écrivaine de romans policiers (Les Jeux de l’Amour et de la Mort, Pars vite et reviens tard), mais également chercheuse au CNRS, égrena à peu près toutes les questions qui nous taraudent depuis des semaines: le manque de masque, l’aérosolisation du virus, la mise en quarantaine des sujets malades, les mesures de distanciation sociale, les précautions sanitaires… Prévoyant la future impuissance des États, de façon laconique, elle lâcha même à Thierry Ardisson cet édifiant augure: « Il faudra être autonome, ne pas se mettre dans les mains du gouvernement qui ne pourra pas alimenter les gens en quarantaine vu qu’il n’y aura pas de masques.»

Cette écrivaine spécialiste de l’histoire de la peste, qui avec talent instille parfois dans ses romans des meurtres biologiques, n’hésitera pas à donner une solution quasi imparable pour lutter contre la propagation d’un virus : une cape salvatrice qui protège entièrement des postillons.

Face à Thierry Ardisson, elle décrit sans prétention, presque gênée, son bouclier bactériologique: « Vous allez vous foutre de ma gueule. Ce manteau sera fait en matière plastique et transparente pour ne pas qu’on me déshumanise comme les corbeaux de la peste.» Les corbeaux de la peste étaient ces médecins, portant de grands manteaux noirs et des masques d’oiseaux, qui examinaient et triaient les malades au Moyen-Âge. Ce costume a inspiré une romancière qui a, visiblement, bien étudié son sujet.

Quand Fred Vargas prophétisait la crise du coronavirus, dès 2006, dans un talk-show de Thierry Ardisson

«Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde»

Manifestation le 27 juin 2020 à Seattle © AP Photo / Elaine Thompson

L’horreur réapparaît mais pas là où on l’attendait: antisionisme, antiracisme racialiste, islamisme, écologisme de purification, victimisation. Toujours en prétendant défendre les opprimés, en quête de perfection humaine et revisitant l’histoire et la biologie. Interdisant le débat et adepte du mensonge.

« Celui qui contrôle le présent, contrôle le passé, mais celui qui contrôle le passé contrôle le futur .» ( George Orwell ).

« Je hais Israël, oui, c’est vrai, et j’espère sa fin, mais je précise que je n’ai rien contre les Youpins. »
Cherchez l’erreur

Une fois de plus, une masse de personnes sincères et de bonne foi vont suivre ces joueurs de flute, trompés et séduits par les revendications de justice affichées. Depuis des décennies, en effet, une grande partie de la jeunesse instruite, formatée par un conditionnement à la fausse tolérance et à la non-violence, rêve d’un monde débarrassé définitivement du racisme, de la haine, de la guerre et de toute pollution produite par l’homme.

Obsédée par les abominations de la deuxième guerre mondiale ou plutôt désormais par ce qu’elle croit être son équivalent, la spoliation et la persécution des Palestiniens, cette jeunesse occidentale ne veut plus d’ennemis, alors qu’elle se donne à elle-même de nouveaux ennemis qui sont les protecteurs, certes très imparfaits et parfois même violents, d’un ordre démocratique, stable et civilisé. Cette exigence de pureté et de perfection qui veut s’appliquer aux sociétés a toujours engendré les différents totalitarismes.

Les habits neufs du totalitarisme

Le totalitarisme d’aujourd’hui n’a pas encore de nom mais il a pour adeptes passifs ou actifs et militants tous ceux qui refusent de voir qu’il est impossible d’éradiquer le mal du cœur des hommes et de la nature elle-même et qu’il faut seulement en limiter ses désastreuses manifestations. « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête », disait Pascal. C’est ainsi qu’il devient possible aux monstres du pouvoir et de la destruction de se nourrir de nos idéaux angéliques.

Charles Rojzman

La timidité des instances de sécurité israéliennes : une explication

Nous qui plaidons pour la Victoire d’Israël avons vu avec consternation le gouvernement du Qatar adresser à Israël la menace de stopper ses dons financiers à Gaza en insinuant que le Hamas reprendrait ses attaques aux ballons enflammés. Mais où sont donc passées ces forces armées extraordinaires qui ont vaincu trois États en six jours, organisé le raid d’Entebbe et fait main basse sur les archives nucléaires de l’Iran ?

Les sourires étaient de mise en décembre 2019, lors de la rencontre à Doha entre le chef du Hamas Ismaël Haniyeh (à gauche) et l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani. Et les instances de sécurité israéliennes trouvent ça bien.

Il se trouve que les instances de sécurité israéliennes ont un Doppelgänger, un homologue qui ne dit pas son nom, se tient sur la défensive et se montre réticent. Ce double a fait son apparition après les accords d’Oslo de 1993 pour traiter avec les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza. En 2014, c’est encore lui qui a eu besoin de 50 jours pour mettre fin à une opération militaire mineure. Actuellement, c’est toujours lui qui ne parvient pas à arrêter des ballons en feu lancés depuis Gaza. Alors que l’Armée de Défense d’Israël dans sa version classique recherche la victoire, la version palestinienne de cette même armée veut simplement préserver le calme.

Cette timidité peut s’expliquer au moyen des six facteurs suivants :

Les gouvernements israéliens sont constitués de coalitions de plusieurs partis qui tendent, selon la description de Jonathan Spyer, « à éviter de se concentrer sur les questions stratégiques à long terme, pour traiter de préférence les menaces immédiates ». Pourquoi se charger d’un problème comme Gaza alors qu’on peut le laisser de côté ?

De même, les instances de sécurité israéliennes sont fières de traiter les problèmes immédiats et non l’avenir incertain. Du style de l’ordre apocryphe qu’aurait donné un officier israélien à ses troupes : « Sécurisez la zone jusqu’à la fin de votre service ». Un jour, l’épouse du Premier ministre Yitzhak Rabin, Leah, a expliqué la mentalité de son mari : « Il était très pragmatique et détestait envisager une chose qui ne se produirait que des années plus tard. Il ne pensait qu’à ce qui allait se passer dans le présent et dans un avenir très proche. » De même, explique Einat Wilf, l’armée israélienne encourage le transfert de fonds qataris vers Gaza, pensant que cet argent achètera le calme : « Elle fera tout son possible pour garantir que l’argent continue à affluer même si cela signifie que le calme est acheté au prix d’une guerre qui durera des décennies. »

À l’instar de la police qui considère les criminels comme d’incorrigibles fauteurs de troubles, les responsables de la sécurité israélienne avertis considèrent les Palestiniens comme des adversaires impénitents et rejettent l’idée que ces adversaires puissent tirer des leçons. Des lions peuvent-ils changer des hyènes ? Les instances de sécurité s’opposent à une approche musclée car elles veulent éviter les problèmes. Cette situation pourrait nous faire croire qu’il s’agit là de gauchistes, mais il n’en est rien. C’est une longue et amère expérience, et non un vague idéalisme, qui explique leur réticence.

Hyènes et lions, des ennemis éternels

Les instances de sécurité israéliennes ne veulent plus à nouveau gouverner directement la Cisjordanie ou Gaza. Craignant l’effondrement de l’Autorité palestinienne (AP) ou du Hamas, elles les traitent avec déférence et considèrent l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, en dépit de tous ses manquements, comme un partenaire utile pour la sécurité. Certes, cette situation incite au meurtre sur le plan interne et délégitime l’État d’Israël sur le plan international mais mieux vaut endurer ces agressions que punir Abbas, provoquer sa chute et revivre le cauchemar d’arpenter les rues de Naplouse. C’est donc littéralement au moyen du meurtre qu’Abbas parvient à se tirer d’affaire.

La faiblesse militaire palestinienne ainsi qu’une surveillance internationale intense ont amené les instances de sécurité israéliennes à voir les Palestiniens davantage comme des criminels que comme des soldats. Le fait d’être confronté à eux a transformé Tsahal en force de police dont la mentalité défensive considère la stabilité comme un objectif en soi. Alors que les généraux n’entrent pas dans la bataille dans le but de sauver la vie de leurs soldats, les chefs de police cherchent à ce que la lutte contre les criminels n’enfreigne aucune loi et ne fasse de mal à personne. Alors que les généraux visent la victoire, les chefs de police recherchent l’apaisement.

Enfin, toute action efficace est entravée par un sens moral exagéré. En 2018, le chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eizenkot, a justifié la passivité vis-à-vis des pyromanes aux cerfs-volants au motif ahurissant que « larguer une bombe sur des personnes agitant des ballons et des cerfs-volants » va à l’encontre de son « point de vue opérationnel et moral ».

Le trio d’anciens chefs d’état-major qui a formé le Parti Bleu et Blanc.

Ce sont ces instances de sécurité timorées et non une gauche affaiblie, qui font surtout obstacle à la résolution du problème palestinien. Maintes et maintes fois, c’est leur vision d’apaisement qui a prévalu. Heureusement, les instances de sécurité ont des dissidents qui s’expriment, particulièrement après avoir quitté le service actif. Gershon Hacohen appelle les dirigeants politiques à ne pas laisser le commandement militaire prendre les décisions à leur place. Yossi Kuperwasser appelle à une Victoire d’Israël. Uzi Dayan veut que l’armée donne aux dirigeants du pays les moyens de remporter la victoire. Même le trio d’anciens chefs d’état-major qui a formé le Parti Bleu et Blanc a appelé à une action ferme. La résolution du problème palestinien nécessite la fin de la scission au sein de la Défense d’Israël et le retour à une force unitaire dédiée à la victoire et résolue à convaincre les Palestiniens que le conflit est terminé, qu’ils ont perdu et qu’ils doivent abandonner leurs objectifs de guerre.

Daniel Pipes est un journaliste américain et un ancien universitaire, spécialisé dans l’analyse de la politique internationale et de l’antiterrorisme.

L’Union Européenne ose menacer Israël mais se couche devant les Turcs !

Inutile de bêler à tout-va. L’annexion par Israël des implantations juives en Judée-Samarie et de la vallée du Jourdain est une nécessité vitale. Et qui plus est, parfaitement légale. Car la Cisjordanie n’appartient à personne.

Si Golda Meir était encore de ce monde, elle dirait à nouveau aux braillards pro-palestiniens : « Nous préférons vos condamnations à vos condoléances ».

Car le rêve de bon nombre de musulmans, qu’ils soient arabes ou perses, c’est de rayer Israël de la carte, une réalité que l’Europe se garde bien d’évoquer.

La Charte du Hamas n’a pas changé depuis 1988. Elle prêche toujours le jihad contre Israël jusqu’à sa destruction. Et l’habillage du texte en 2017 n’a rien modifié fondamentalement. Le Hamas ne reconnaît toujours pas « la légitimité de l’entité sioniste ».

Toute concession d’Israël se traduit par un désastre. L’évacuation du Sud-Liban en 2000, puis le retrait de Gaza en 2005, se sont soldés par des pluies de roquettes lancées par le Hamas et le Hezbollah sur les populations civiles d’Israël.

L’évacuation de la bande de Gaza décidée par Sharon fut d’ailleurs jugée comme une trahison par bon nombre d’Israéliens.

Et on a vu comment les fanatiques du Hamas ont pris le pouvoir à Gaza, en jetant du haut des toits leurs adversaires du Fatah ! À peine Israël avait le dos tourné que la barbarie était de retour.

Encore un « détail » oublié des Européens !

Par conséquent, qui peut croire le peuple juif assez fou pour accepter de revenir aux frontières d’avant 1967, après trois guerres menées par une coalition arabe contre l’État hébreu ?

Je vois mal les Israéliens rendre le plateau du Golan ou leurs possessions en Judée-Samarie, pour avoir à leurs portes un État palestinien armé par les ennemis d’Israël.

En 1948, 1967 et 1973, les Arabes ont toujours été les agresseurs, une réalité accablante, que les Européens évacuent un peu vite.

Rappelons que les Arabes ont rejeté le plan de partage de la Palestine concocté par l’Onu en 1947. Les Juifs l’ont accepté. Mais les Arabes n’ont pas voulu d’un État juif à leurs côtés et ont déclaré la première guerre dès 1948.

En 1950, la Transjordanie (actuelle Jordanie), annexe purement et simplement la Cisjordanie (Judée-Samarie). Une annexion jamais reconnue par la communauté internationale.

Suite à l’agression arabe de 1967, Israël prend le contrôle du Sinaï (égyptien), de la Cisjordanie (jordanienne), de Gaza (égyptienne), de Jérusalem-Est (sous contrôle jordanien) et du plateau du Golan (syrien). Le Sinaï sera restitué à l’Égypte en 1982.

Et en 1988, la Jordanie abandonne toute prétention sur la Cisjordanie.

Par conséquent, la Judée-Samarie appartient de fait à Israël, puisque plus aucun État ne la revendique.

L’annexion des implantations juives est donc légale, la Cisjordanie n’ayant  jamais été un État souverain.

Toutes les propositions faites depuis 30 ans ont été refusées par les Palestiniens, qui considèrent que les concessions israéliennes sont insuffisantes.

Le plan Trump est donc un bon compromis pour mettre un terme à ce dossier sans fin, qui garantit la sécurité d’Israël, sans laquelle aucun accord n’est possible, et qui accorde aux Palestiniens un État démilitarisé.

Mais la vraie question est de savoir si les Palestiniens veulent réellement disposer d’un État, ou s’ils préfèrent le statu quo, en conservant leur statut de réfugiés de père en fils pendant 1 000 ans, à la charge de la très généreuse communauté internationale.

Comme le rappelle Emmanuel Navon, membre du Likoud et spécialiste des relations internationales, on voit mal pourquoi l’Europe s’opposerait à l’annexion d’un territoire qui n’appartient à personne, alors qu’elle ne trouve rien à redire à l’occupation illégale de la partie Nord de Chypre par la Turquie.

Ce sont pourtant 38 % du territoire chypriote que les Turcs ont envahi depuis 1974 !

Et à quoi bon menacer Israël de représailles ?

Ce petit pays courageux lutte pour sa survie et n’a que faire des états d’âme d’une Europe lâche et avachie, qui se soumet de jour en jour à l’islam conquérant et qui n’est même pas capable d’assurer la protection et la sécurité de ses habitants face aux fous d’Allah qui ensanglantent les rues en toute impunité.

Auteur : Jacques Guillemain. Ex-officier de l’armée de l’air. Pilote de ligne retraité.