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Indélébile à l’Encre Antipathique

20/04/2021

Ma réflexion hebdomadaire devait porter sur un des thèmes régissant la vie sociale. Ma rencontre, le jour même de la commémoration des victimes de l’Holocauste, avec Maurice H, un aschkénaze issu d’une famille ayant subi les pires atrocités nazies, me contraint à changer de sujet.

Nous échangions en toute convivialité, subito la tension grandit et atteignait son paroxysme lorsque j’ai parlé de la Shoah. J’avais inopportunément appuyé là où ça fait très mal. Avec des éclairs de rage plein les yeux, il hurla de douleur: Pourquoi tant de haine, pourquoi ces crimes de pauvres gens pris de terreur, jetés dans des fours, quand ils n’étaient pas gazer. Le monde entendit leurs cris, mais ne s’en soucia guère. Le monde sentit l’odeur de cette chair brûlée, mais préféra détourner son regard. Pourquoi et comment le monde a-t-il pu devenir si abject et si sombre? Une nation cultivée, a commis ces crimes et un monde tout aussi civilisé l’a laissé faire, et Dieu aussi a laissé faire n’essayant en rien de mettre un terme à cette tuerie. Pourquoi Dieu est-il resté silencieux, comme absent, ou pour le moins indifférent. Pourquoi ce massacre de plus de six millions de Juifs?

Il était même sur le point d’émettre l’hypothèse que cela a eu lieu car Dieu n’existe pas, pour finalement ajouter: Dieu est mort à Auschwitz! Aussitôt le silence se fit plus sourd. Je n’étais pas loin de lui rétorquer qu’il y a que l’insensé pour dire: Dieu n’existe pas. Mais convaincu qu’il ait élevé la voix, non pas pour se plaindre, pour s’empêcher d’oublier, mais plutôt pour nous réveiller, nous extirper de notre torpeur car ce qui est arrivé à sa famille peut se reproduire – en fait, cela est en train de se reproduire sous un autre visage– Je lui fais cependant remarquer que la question du pourquoi ne s’applique que dans l’hypothèse d’un Dieu créateur et ne se pose pas dans l’hypothèse d’un univers né du hasard. Mais il n’empêche qu’Auschwitz, dans la radicalité du mal indicible qu’il symbolise, impose le silence, -silence nécessaire et respectueux-, et va jusqu’à mettre en question la possibilité même de toute questionnement. De facto, il était naturellement en droit de se demander, du fait qu’une grande partie de sa famille ait été décimée dans les camps, comment faut-il comprendre que Dieu, S’Il existe, laissât perpétrer de telles atrocités. Comment concilier le concept de Dieu avec le constat de l’inhumanité, de la violence, de l’horreur extrême sans précédent que constitue l’extermination massive de Juifs ? Comment certaines « figures », après la Shoah, comme après la destruction du temple d’ailleurs, pensèrent que l’événement était la marque d’un châtiment de Dieu pour les fautes de son peuple. Soudain cette vision m’est apparue insupportable car comment accepter une telle disproportion entre d’éventuelles fautes et le châtiment, comment attribuer l’existence du mal à l’infidélité ou à la fidélité d’un peuple, à la croyance ou à l’impiété. Croire alors que toute la souffrance vient du péché, et surtout qu’elle cible précisément les hommes en fonction de leur péché, c’est nier que le mal puisse aussi toucher des innocents, c’est nier même la réalité de la souffrance aveugle.

A cet instant je compris que le silence a depuis été pour lui une manière de garder la mémoire vivante, intacte, obsédante mais endormie. Je partageais même cette idée que certains juifs ont cessé de croire en Dieu après la Shoah, alors que d’autres ont fait le chemin inverse, bien que je pense aussi que ceux qui quittent comme ceux qui adhèrent à la religion sur la base d’événements terrestres ne saisissent pas l’essence du judaïsme, et se trompent probablement de religion. Ma réponse était donc d’affirmer que ce sommet de l’horreur humaine, ou plutôt de l’inhumanité, n’était pas de nature divine, mais que c’est entre les mains de l’homme qu’est confié son destin et de Dieu son accomplissement. L’image de Dieu, ébauchée dans les balbutiements de l’univers physique, passe sous la garde problématique de l’homme, pour être accomplie, sauvée, ou corrompue par ce que ce dernier fait de lui-même et du monde.

À le vivre tous les jours, il est vrai que l’homme possède cette capacité de faire le mal, de le savoir et de s’y complaire. Pire encore, il peut être mauvais inutilement, même gratuitement. Tout se passe comme si Dieu avait mis un marché cruel entre les mains de l’homme. «J’introduis la vie dans l’univers mais la souffrance l’accompagne» Et Il récidive avec la pensée «Je te donne la pensée pourrait-il dire mais en plus de la souffrance et de la mort qui sont la loi de la vie tu auras aussi le mal et parce que tu seras libre tu en seras responsable».

Maurice comprit très vite que mon intention ici était en fait celle d’une doctrine, que mon regard est tourné vers l’avenir, par l’idée d’une tâche à accomplir qui réplique à celle d’une origine à découvrir, et qu’il s’agit bel et bien pour moi de défendre la cause de Dieu, notamment en partant du paradoxe, de l’obstacle gigantesque que constitue l’existence du mal, qui plus est sous sa forme la plus abominable. Les hommes nous le savions déjà ne sont pas le but ni le sommet ni la fin dernière de la création mais ils en sont une étape obligée et les architectes associés.

Voyez vous, pour Dieu c’est simple, la vie des hommes est une épreuve et le monde est le théâtre où se joue cette épreuve. On peut tout aussi supposer que le monde est fortuit, qu’il aurait pu ne pas être, ou être différent, ou sans hommes, ou sans vie, ou sans matière, ou encore sans rayonnement.

Comme le dit Maïmonide dans le « Guide des Égarés », Dieu est immuable, parce qu’il ne fait pas parti du monde, n’étant ni éternel ni mortel puisqu’il se situe en dehors du temps et qu’il est nullement responsable de l’avenir de l’homme sur terre. Pour le dire autrement, sans Dieu il n’y aurait pas d’histoire. En revanche ce sont bien les hommes qui en sont les acteurs.

La rencontre avec Maurice m’a perturbé. La justesse de ses propos dérangé. Tant mieux! On devrait plus souvent mettre les choses à plat, sinon les pieds dedans. Voila pourquoi je m’engage à confronter quiconque oserait nier les faits et lui faire entendre notre histoire. Ayant écrit ce qui précède d’une main ferme, je puis à présent la tendre à cet homme. Oui Maurice nous avons tous été assassinés à Auschwitz et la douleur m’étreint, je pleure et je crie pour témoigner de notre existence. Pour nous qui n’étions pas là – Shoah c’est bien plus qu’un mot. Nous, les survivants devons ressentir les affres qui furent les leurs, pas dans le seul but de nous attrister ou déclencher notre colère, mais pour éveiller notre vigilance car la violence qui vient, bénéficie une fois de plus de la compréhension de ceux qui précisément ont tété le sein de la radicalité depuis le berceau et ont entretenu une idéologie plus réflexe que réfléchie, aux hormones d’un mal irrationnel.

Oui Maurice nous nous devons de rendre justice à ces pauvres gens. Nommer, raconter, montrer, pour transmettre l’indicible. c’est notre rôle à tous, que l’on soit écrivain, professeur, élu ou simple citoyen. Leur rendre justice, c’est répéter inlassablement que cela a eu lieu, que tout cela est vrai car bientôt la Shoah sera présentée comme un événement-sans-témoin. Peu importe si un sentiment de saturation, qu’on croit actuel, peut un jour poser problème.

Même si les mots ne suffisent pas à révéler la portée de l’horreur et de l’absurdité ce désir de l’écrire m’est vif, obsédant et crucial encore et encore. Pour le dire cette fois plus fermement, ce sont ces années de complaisance politique et médiatique envers la radicalité islamique qui ont fait le lit de la terreur. C’est la pensée gauchisante, le faux antiracisme, la détestation de tout ce qui est occidental, juif, sioniste qui ont cultivé le bacille de la haine dans les éprouvettes européennes et l’ont inoculé chez ces jeunes en quête d’identité. On devine mieux, à la lumière glauque de l’horreur, sous le masque brutalement arraché de la bonté accueillante, le visage grimaçant de la bêtise méchante.

Étrange société humaine déshumanisée qui semble avoir perdu le sens de l’amour comme de la haine. Cette société où les gens apprennent à consommer avant d’apprendre à réfléchir.

Fredal

LES VACCINS ARN MESSAGER POURRAIENT-ILS VAINCRE LE CANCER?

“La nature rend chacun de nous capable de supporter ce qui lui arrive. ” Marc Aurèle

La lutte contre le coronavirus a permis d’accélérer considérablement les recherches sur l’ARN messager et de mettre au point des vaccins avec des effets notoires sur d’autres maladies tels que le sida, la mucoviscidose ou d’autres pathologies génétiques. Les vaccins ARN messager pourraient-ils vaincre le cancer, fléau du 21e siècle ?

Dans un entretien, Ozlem Tureci a rappelé que la société travaille depuis quelques temps à appliquer la technologie de l’ARN messager contre les cancers. Ces travaux ont été interrompus face à l’émergence du SARS-CoV-2 et la nécessité de trouver rapidement un vaccin. Maintenant que celui-ci a été mis au point et qu’il présente une grande efficacité, les chercheurs se tournent désormais vers la lutte contre le cancer. “Nous avons plusieurs vaccins anticancéreux différents qui se basent sur l’ARN messager”, a indiqué la chercheuse.

Pour l’heure, aucune date de mise sur le marché n’est avancée. “Il est très difficile de faire des prédictions dans le domaine du développement de l’innovation, a-t-elle concédé. Mais nous escomptons que d’ici quelques années, nous aurons réussi à achever nos vaccins de manière à pouvoir les proposer aux gens.” Avec son succès dans la fabrication d’un vaccin anti-Covid, l’entreprise a reçu de nombreux fonds et financements qui vont l’aider à développer d’autres vaccins, comme celui contre le cancer. “Cela paie de prendre des décisions osées et de se fier au fait que si vous avez une équipe extraordinaire, vous serez capable de résoudre dans les temps n’importe quel problème et obstacle qui se présentent à vous”, a conclu Ozlem Tureci.

L’ARN messager, c’est quoi ?

L’ARN messager, ARNm ou acide ribonucléique message, désigne la copie faite d’un morceau d’ADN d’un ou plusieurs gènes. Comme le décrit l’Inserm, nos cellules ont besoin de protéines pour fonctionner. Les plans de fabrication de ces protéines – nos gènes – sont “gardés bien à l’abri, à l’intérieur du noyau cellulaire”. Or, les usines qui synthétisent les protéines – les ribosomes – sont quant à elles situées à l’extérieur de ce noyau. “Dès lors, la fabrication des protéines n’est pas réalisée à partir des plans originaux, mais en s’appuyant sur leur ‘duplicata’ : les ARN messagers”, poursuit l’Inserm. Les ARNm sont donc des molécules chargées de transmettre l’information codée dans notre génome, pour permettre la synthèse des protéines nécessaires au fonctionnement de nos cellules. “Lorsqu’une cellule a besoin d’une protéine, le plan de fabrication de cette dernière est ‘photocopié’. La copie ainsi générée – un ARN messager – est ensuite exportée hors du noyau et rejoint les ribosomes où elle permet la synthèse de la protéine demandée. Très instable et fragile, cette copie est ensuite rapidement détruite.”

En observant ce système, des chercheurs ont eu l’idée d’utiliser ces ARN messager pour mettre au point des vaccins, d’habitude basés sur l’administration d’un agent infectieux atténué ou inactivé. “L’objectif est de déclencher une réponse immunitaire dirigée contre le pathogène, associée à la production de cellules mémoires qui nous protégeront en cas d’infection ultérieure. Avec les vaccins à ARN messager, l’idée est de laisser nos cellules fabriquer elles-mêmes le composant contre lequel notre organisme va apprendre à se défendre”, décrypte l’Inserm. Ainsi, on injecte à l’organisme un ARN messager qui correspond au plan de fabrication d’une protéine du virus ciblé contre laquelle l’organisme va s’entraîner à lutter. “L’avantage de cette approche, c’est que les ARN sont bien plus simples et plus rapides à produire que les composants des vaccins ‘classiques’. Son défaut : la fragilité de ces petites molécules d’acide ribonucléique impose de conserver les préparations vaccinales à une température extrêmement basse”, conclut l’Institut.

Contrairement à un vaccin classique où l’on injecte au patient une infime partie du virus pour que le système immunitaire apprenne à le combattre en produisant lui-même ses propres anticorps, les vaccins ARN messager permettent d’envoyer un message à l’organisme sous la forme d’un morceau d’ADN pour inciter l’organisme à fabriquer lui-même une fraction inactive du virus, puis les anticorpspour lutter contre ce virus.

Le développement de l’ARN messager est donc porteur d’espoir pour le cancer comme pour de nombreuses autres maladies et on parle déjà d’un prochain vaccin universel qui pourrait rentrer en phase d’essai clinique d’ici fin de l’année.

Il y a des obstacles qu’il faut continuer à améliorer, mais maintenant les vaccins à ARN messager anti-cancer sont combinés avec d’autres thérapies et ça donne des résultats excellents et on aura bientôt des vaccins à ARN messager anti-cancer approuvés, à utiliser en combinaison avec d’autres thérapies.

Grâce à l’ARN messager, on va pouvoir stimuler le système immunitaire face aux cellules tumorales. C’est un espoir prometteur, et c’est pourquoi la Ligue contre le cancer vient de lancer trois appels à projets pour mobiliser des chercheurs sans attendre.

LES SOLDATS D’ISRAËL, NOS ENFANTS

Chaque soldat d’Israël doit savoir ce que la nation juive représente pour lui : Une mère et un père aux yeux du monde entier. Chaque soldat d’Israël ne sera jamais un orphelin, car toutes les demeures israéliennes, les foyers israéliens lui sont éternellement ouverts.

Chaque soldat d’Israël qui tombe sur le champ de bataille ne sera pas seulement pleuré par les siens, mais aussi par toute la nation juive et par les juifs de la diaspora. La grande famille juive prendra alors le deuil et s’unira devant l’infortune, la lutte pour la justice, la lumière, la paix et la vie.

Le sang du soldat israélien est le sang même de toute cette nation éparpillée et sa défense n’est pas seulement pour l’état d’Israël, elle l’est aussi pour tous les juifs et les justes du monde entier.

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En cette journée de printemps qui s’épanouit devant nous, nous allons tous prendre le chemin vers les cimetières où gisent nos enfants, nos héros, et nous les garnirons de fleurs blanches immaculées comme leurs âmes, et vermeilles comme leur sang.

Nous allons tous passer d’une tombe à l’autre et caresser la froide sépulture de cet inconnu/e, de ce brave qui est notre fils, notre fille à tous. Nous allons ployer nos genoux devant leur sacrifice et étancher ce flot de larmes qui nait sans cesse au coin de nos yeux. Nous allons implorer leur pardon.

Pardon pour avoir failli à notre devoir élémentaire de vous protéger, de vous garantir un refuge sécurisé, d’avoir été contraints de vous remettre des armes pour nous défendre.

Pardon pour votre enfance confisquée.

Pardon pour vous avoir envoyés combattre la barbarie, et tous ceux qui ont choisi le chemin de la mort au lieu de celui de la vie.

Pardon pour tant de choses, pour ce futur que nous rêvions pour vous tous et auquel vous étiez destinés.

Pardon pour les larmes que nous versons à chaque fois que vos images s’interposent devant nos yeux et qui vous font souffrir.

Dans l’au-delà où vous vous trouvez à présent, vous devez bien vous sentir très fiers de votre sacrifice. C’est grâce à vous que l’état d’Israël a survécu et qu’il est ce qu’il est, et qu’à travers ses enfants, vos frères, vous revivrez. La mort n’est-elle pas qu’une étape de la vie ?

Et vos âmes immortelles ne planent-elles pas toujours autour de nous pour nous encourager à nous relever de notre peine et à prendre la relève devant les nouveaux défis qui ne cessent de frapper à nos portes ?

Fredal

90 % des particules infectieuses des coronavirus inactivées après seulement une demi-heure d’exposition à la lumière du soleil

Des chercheurs américains plaident pour des recherches plus approfondies sur la façon dont la lumière solaire inactive le SARS-CoV-2, après avoir mis en évidence un important écart entre la théorie la plus récente en la matière et les résultats expérimentaux.

UN ÉCART CONSÉQUENT

Dans le cadre d’une étude publiée dans The Journal of Infectious Diseases, Paolo Luzzatto-Fegiz et ses collègues de l’UC Santa Barbara ont constaté que le coronavirus était inactivé jusqu’à huit fois plus rapidement que ne le prévoyait le modèle théorique le plus récent, supposant que l’inactivation se produit lorsque les UVB frappent l’ARN du virus et l’endommagent. Selon l’équipe, un tel écart suggère que d’autres processus, dont la compréhension pourrait s’avérer utile pour maîtriser le virus, sont impliqués.

Le rayonnement ultraviolet est facilement absorbé par certaines bases d’acide nucléique de l’ADN et de l’ARN, ce qui peut entraîner leur liaison d’une manière difficile à rétablir. Mais tous les rayons UV ne sont pas identiques. Alors que les ondes UV plus longues, appelées UVA, se révèlent trop peu énergétiques pour causer des problèmes, les ondes moyennes UVB de la lumière solaire sont principalement responsables de la destruction des microbes et de l’endommagement de nos propres cellules lorsque nous y sommes exposés.

Si les rayons UVC à ondes courtes s’avèrent efficaces contre des virus tels que le SARS-CoV-2, même lorsque celui-ci se trouve à l’intérieur de fluides humains, ceux-ci sont bloqués par la couche d’ozone. « Les UVC sont excellents pour les hôpitaux », souligne Julie McMurry, toxicologue à l’université d’État de l’Oregon et co-auteure de l’étude. « Mais dans d’autres environnements – par exemple, les cuisines ou les métros – les UVC interagiraient avec les particules pour produire de l’ozone nocif. »

— Ed Connor / Shutterstock.com

En juillet 2020, une étude expérimentale avait testé les effets de la lumière UV sur le SARS-CoV-2 dans une salive simulée et montré que le virus était inactivé lorsqu’il était exposé à la lumière solaire simulée pendant 10 à 20 minutes. À l’époque, ses auteurs avaient conclu que « la lumière naturelle du Soleil pouvait s’avérer efficace pour désinfecter les matériaux non poreux contaminés ».

90 % des particules infectieuses inactivées en 30 minutes

Pour ces nouveaux travaux, Luzzatto-Feigiz et son équipe ont comparé ces résultats avec une théorie concernant le rôle de la lumière solaire dans ce processus, publiée un mois plus tard, et constaté que les calculs ne correspondaient pas. Leur analyse a révélé que le SARS-CoV-2était trois fois plus sensible aux UV de la lumière solaire que la grippe A, avec 90 % de ses particules infectieuses inactivées après seulement une demi-heure d’exposition à la lumière solaire de midi en été, tandis que celles-ci pouvaient rester intactes pendant des jours lorsqu’elles étaient exposées à la lumière hivernale.

Les calculs environnementaux effectués par une autre équipe de chercheurs ont conclu que les molécules d’ARN du virus étaient endommagées par voie photochimique directement par les rayons lumineux. Ce phénomène s’avérant plus puissant avec des longueurs d’onde de la lumière plus courtes (UVC et UVB), et les UVC n’atteignant pas la surface terrestre, l’équipe de Luzzatto-Feigiz a basé ses calculs sur les UVB, de longueur d’onde moyenne. Ce qui lui a permis de déterminer que « l’inactivation observée expérimentalement dans la salive simulée était plus de huit fois plus rapide que ce que prévoyait le modèle théorique ».

Selon les chercheurs, il est possible que les UVA n’affectent pas directement l’ARN, mais interagissent avec les molécules du milieu d’essai (salive simulée) d’une manière accélérant l’inactivation du virus. Un phénomène notamment observé dans le domaine du traitement des eaux usées, où les UVA réagissent avec d’autres substances pour créer des molécules qui endommagent les virus.LIRE AUSSI Covid-19 : le vaccin Pfizer très efficace après six mois

« Notre analyse souligne la nécessité de mener des expériences supplémentaires pour tester séparément les effets de longueurs d’onde lumineuses spécifiques »

Si les UVA peuvent être exploités pour lutter contre le SARS-CoV-2, des sources lumineuses bon marché et économes en énergie, à longueur d’onde spécifique, pourraient s’avérer utiles pour renforcer les systèmes de filtration de l’air avec un risque relativement faible pour la santé humaine.

« Notre analyse souligne la nécessité de mener des expériences supplémentaires pour tester séparément les effets de longueurs d’onde lumineuses spécifiques et de la composition du milieu de culture », conclut Luzzatto-Feigiz.

Bien que la distanciation sociale et le port du masque restent les moyens les plus sûrs contre le virus, étant donné sa capacité à rester en suspension dans l’air pendant de longues périodes, de telles recherches mettent une nouvelle fois en évidence le rôle de la lumière solaire dans l’atténuation de sa propagation durant les mois les plus chaud

Recherche à Sheba: la quantité d’anticorps dans le sang chez les personnes vaccinées diminue considérablement

Premiers signes inquiétants d’une possible diminution de l’efficacité du vaccin corona : Un suivi sérologique effectué sur le personnel de l’hôpital de Sheba vacciné avec le vaccin Pfizer a révélé chez certains d’entre eux une diminution très significative des taux d’anticorps sanguins, moins de trois mois après la réception le deuxième vaccin. L’équipe de recherche examine actuellement si d’autres mesures dans le sang peuvent indiquer que l’immunité est toujours maintenue.

חיסון

Les employés de Sheba qui ont été vaccinés immédiatement au début de la campagne de vaccination, à partir de décembre, participent à une étude à long terme, qui vise à suivre l’évolution du niveau d’immunité dans leur sang. Ces dernières semaines, certains d’entre eux ont connu une diminution spectaculaire de la quantité d’anticorps, qui dans certains cas se rapproche du seuil défini comme «non vacciné». L’équipe de recherche, dirigée par le professeur Gili Regev-Yohai, continue d’examiner des paramètres supplémentaires dans le sang pour découvrir ce que signifie cette diminution et si elle indique effectivement que l’efficacité du vaccin diminue. L’hôpital a déclaré: « Nous ne sommes toujours pas sûrs que cette baisse ait une signification. »

גילי רגב

Un participant à l’étude a déclaré : «Deux semaines après le deuxième vaccin, les niveaux d’anticorps étaient beaucoup plus élevés que le seuil qui m’avait établi comme étant vacciné. Un mois après le deuxième vaccin, les taux ont chuté d’un tiers, et dans le troisième test, un mois plus tard, ils est tombé à seulement un tiers du niveau mesuré après le deuxième vaccin. « Cela a été observé chez de nombreux travailleurs. Les niveaux que j’ai mesurés dépassent toujours la valeur minimale qui indique la protection immunitaire, mais j’ai peur que lors du prochain test, ils disparaissent. tout à fait. »

Les données publiées par le ministère de la Santé montrent que le taux de complètement vaccinés récemment hospitalisés pour corona est à la hausse. Le public peut avoir besoin de recevoir un rappel d’anticorps chaque année ou plus.
La surveillance à Sheba comprend des tests sanguins mensuels pour détecter les niveaux d’anticorps. Lors du premier test, une semaine après la première vaccination, presque aucun anticorps n’a été trouvé chez les vaccinés. À la mi-janvier, environ une semaine après la deuxième dose, les taux d’anticorps ont augmenté de six à 20 fois. Des études à Sheba et Beilinson montrent qu’une proportion importante de receveurs de greffe d’organe, qui risquent de développer les complications de la maladie parce que leur système immunitaire est supprimé par les médicaments et ont reçu le vaccin, n’ont pas du tout développé d’anticorps.

Dihya, la Kahina

Dihya, Daya Ult Yenfaq Tajrawt (belle gazelle, en tamazight), est surnommée la Kahena ou Kahina (la sorcière, en arabe) par certains historiens musulmans, comme Ibn Khaldoun. Elle est née vers 664, dans les Aurès, et morte en 704, dans les montagnes à Khenchela.

Statue de Dihya, à Khenchela.

À la fin de l’Antiquité, l’Ifriqiya appartient au monde chrétien et à la communauté latine. Un changement culturel, qui peut passer pour radical, va faire des Berbères, dont beaucoup se croient Romains, des musulmans.

Daya Ult Yenfaq Tajrawt est le chef de la tribu des Djerawas, puis devient la reine guerrière de tous les Berbères des Aurès qui règne de 685 environ à 704. Elle s’oppose à Hasan ibn al-Nu’man et aux Omeyyades lors de l’expansion islamique en Afrique du Nord au VII siècle. Al-Kahina dirige la résistance la plus déterminée à l’invasion. Autour de 690, elle commande toutes les armées d’Afrique du Nord.

C’est une des premières reines guerrières de l’Histoire. Chef de guerre, chevalière invincible, et intrépide, considérée par les Berbères comme meilleure chevalière de tous les temps, car à elle seule elle a faillie exterminer un bataillon lors d’une bataille livrée aux Arabes.

Dihya, reine Amazighe combat les envahisseurs musulmans Omeyades des jusqu’au dernier souffle

Certains auteurs la considèrent comme juive, d’autres comme chrétienne et Ibn Khaldoun en fait une sorcière dans son Histoire des Berbères. Pour certains musulmans être juif c’est être le diable.

Bien que de nombreuses sources parlent juste de la Kahina, son surnom, Ibn Khaldoun est le seul qui donne son nom : Parmi eux les Jarawa les plus puissants se distinguaient surtout la Kahina, reine des montagnes des Aurès. Awras de son vrai nom.

Sa résistance et celle de Kosaila (ca 640 – 686), avant 686, sont tellement opiniâtres, que les armées musulmanes reculent parfois. Ils doivent promettre une certaine autonomie aux Berbères, en échange de leur soumission et de leur conversion.

Femme éprise de liberté, femme amazighe, elle honore leur histoire. Elle brille comme une lumière qui éclaire le long chemin vers l’identité et la liberté des Berbères.

Ibn Khaldoun nous dévoile que la Kahina a des pouvoirs magiques et écrit : Hassan accorde au fils de la Khahina le commandement en chef des Djerawas et le gouvernement du Mont Awres, il faut savoir que d’après les conseils de cette femme, conseils dictés par les connaissances surnaturelles que ses démons familiers lui avaient enseignées, ses deux fils s’étaient rendus aux Arabes avant la dernière bataille Il faut casser l’image de la résistante en en faisant une juive envoyée par le diable pour combattre le Djihad, qui va être responsable de la destruction des forêts, des cultures irriguées et des villes et villas de l’Empire romain.

Témoignage de Chateaubriand de la présence Ininterrompue de l’existence des juifs sur la Terre d’Israël

En 1811, Chateaubriand publie son Itinéraire de Paris à Jérusalem. Il y raconte le voyage qu’il a effectué en Méditerranée, de 13 juillet 1806 au 5 juin 1807. La ville de Jérusalem est l’étape finale, le sommet de ce que l’on peut appeler « un pèlerinage littéraire ». Il évoque cette cité, alors sous domination ottomane, dans la quatrième et cinquième partie de ce récit de voyage.

Le voyageur s’arrête, observe et médite. Il présente et unit dans le même mouvement, en une sorte de diptyque, deux peuples, ou plus exactement « deux espèces de peuples indépendants qui trouvent dans leur foi de quoi surmonter tant d’horreurs et de misères », le peuple chrétien et le peuple juif.

Au milieu de cette désolation extraordinaire, il faut s’arrêter un moment pour contempler des choses plus extraordinaires encore. Parmi les ruines de Jérusalem, deux espèces de peuples indépendants trouvent dans leur foi de quoi surmonter tant d’horreurs et de misères. Là vivent des religieux chrétiens que rien ne peut forcer à abandonner le tombeau de Jésus-Christ, ni spoliations, ni mauvais traitements, ni menaces de la mort. Leurs cantiques retentissent nuit et jour autour du Saint-Sépulcre. Dépouillés le matin par un gouverneur turc, le soir les retrouve au pied du Calvaire, priant au lieu où Jésus-Christ souffrit pour le salut des hommes. Leur front est serein, leur bouche est riante. Ils reçoivent l’étranger avec joie. Sans forces et sans soldats, ils protègent des villages entiers contre l’iniquité. Pressés par le bâton et par le sabre, les femmes, les enfants, les troupeaux se réfugient dans les cloîtres de ces solitaires. Qui empêche le méchant armé de poursuivre sa proie et de renverser d’aussi faibles remparts ? La charité des moines ; ils se privent des dernières ressources de la vie pour racheter leurs suppliants. Turcs, Arabes, Grecs, chrétiens, schismatiques, tous se jettent sous la protection de quelques pauvres religieux, qui ne peuvent se défendre eux-mêmes. C’est ici qu’il faut reconnaître, avec Bossuet, « que des mains levées vers le ciel enfoncent plus de bataillons que des mains armées de javelots ».
Tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le Temple, voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des habitants de la cité. Objet particulier de tous les mépris, il baisse la tête sans se plaindre ; il souffre toutes les avanies sans demander justice ; il se laisse accabler de coups sans soupirer ; on lui demande sa tête, il la présente au cimeterre. Si quelque membre de cette société proscrite vient à mourir, son compagnon ira pendant la nuit l’enterrer furtivement dans la vallée de Josaphat, à l’ombre du Temple de Salomon. Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui à leur tour le feront lire à leurs enfants. Ce qu’il faisait il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut le décourager, rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion. Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris, sans doute ; mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il faut les retrouver à Jérusalem, il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays : il faut les voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer, écrasés par la croix qui les condamne, et qui est plantée sur leurs têtes, cachés près du Temple, dont il ne reste pas pierre sur pierre ! ils demeurent dans leur déplorable aveuglement. Les Perses, les Grecs, les Romains, ont disparu de la terre ; et un petit peuple, dont l’origine précéda celle de ces grands peuples, existe encore sans mélanges dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici.

Et qu’y a-t-il de plus merveilleux, même aux yeux du philosophe, que cette rencontre de l’antique et de la nouvelle Jérusalem au pied du Calvaire : la première s’affligeant à l’aspect du sépulcre de Jésus-Christ ressuscité ; la seconde se consolant auprès du seul tombeau qui n’aura rien à rendre à la fin des siècles ! 

Misère et grandeur

Ce qui frappe le regard, c’est la désolation et la misère des habitants de cette ville, sous domination ottomane depuis 1516. L’auteur a visité le quartier des Juifs : « Ceux-ci, fortifiés par leur misère, avaient bravé l’assaut du pacha : ils étaient là tous en guenilles, assis dans la poussière de Sion, cherchant les insectes qui les dévoraient, et les yeux attachés sur le Temple. » Mais l’écrivain ne s’arrête pas à l’impression funeste que donne ce spectacle désolant. Il voit plus loin ou plus haut que l’apparence navrante de cette misère ; il discerne la grandeur !  Grandeur spirituelle du croyant, du très fidèle, qui, par son attachement à ce qu’il est, à sa foi et à son histoire, force le respect du voyageur moderne.   

Un spectacle extraordinaire

Un peu plus loin, après la description des maisons, « monuments confus d’un cimetière au milieu d’un désert », dans une atmosphère générale qui respire la crainte, la misère et le silence, le narrateur brosse le portrait comparé de « deux espèces de peuples indépendants » : celle de religieux chrétiens et celle d’un « autre petit peuple qui vit séparé du reste des habitants de la cité ». Ces deux peuples ont en commun de trouver dans leur foi « de quoi surmonter tant d’horreurs et et misères». 
Tout est triste dans cette Jérusalem captive, tout est obscur ;  mais rien n’ est « ordinaire »  malgré la grisaille dominante :  « Au milieu de cette désolation extraordinaire, il faut s’arrêter un moment pour contempler des choses plus extraordinaires encore ». Extraordinaire ? Chateaubriand emploie à plusieurs reprises cet adjectif et y insiste. Ainsi, dans la Quatrième Partie, il avait déjà écrit : « Jérusalem surtout, dont le nom réveille le souvenirs de tant de mystères, effraie l’imagination ; il semble que tout doive être extraordinaire dans cette ville extraordinaire », p.1088.
Jérusalem, point de rencontre du croyant et de Dieu, ne peut être en effet abordée qu’avec « crainte et tremblement ». L’auteur du Génie du christianisme ou des Martyrs, en tout cas, ne saurait être présent dans la ville sainte sans être sensible à sa beauté toute spirituelle.

Gustav Bauernfeind/À l’entrée du Mont du Temple à Jérusalem/1886

Martyrs chrétiens

Lorsque Chateaubriand décrit les « religieux chrétiens », il est légitime de s’attendre à une peinture élogieuse de sa part. L’accent, en effet, est mis sur leur résistance fondée sur la foi, qui renvoie justement à celle des premiers Chrétiens, des Martyrs.
La force morale, qui émane de ces religieux, domine le tableau : « Dépouillés le matin par un gouverneur turc », « sans forces et sans soldats », « ils se privent des dernières ressources de leur vie pour racheter leurs suppliants ». Le dépouillement matériel rehausse leur richesse spirituelle : « Ils reçoivent l’étranger avec joie » et « ils protègent des villages entiers contre l’iniquité »
« Leurs cantiques retentissent nuit et jour »… Cette brève notation musicale tranche avec le silence de terreur qui règne de toute part.
« Leur front est serein, leur bouche est riante »… On se figure des personnages nimbés d’or, tels les saints des tableaux.
Ce qui caractérise ces religieux, c’est leur « caritas », leur charité avec tout ce que cette vertu comporte d’amour, de tendresse et de compassion : ils protègent et rachètent les suppliants. Chateaubriand dresse la liste de leurs obligés : les « Turcs, Arabes, Grecs, chrétiens, schismatiques » qu’ils protègent avec si peu de moyens. Il paraît évident que ce premier tableau est en référence constante avec le Nouveau Testament : on ne parle pas de Dieu mais du Christ.
Enfin, les citations finales qui concluent ce paragraphe sont empruntées aux oeuvres de Bossuet et de Racine. Dans l’Oraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche, le premier avait écrit : « que les mains élevées à Dieu enfoncent plus de bataillons que celles qui les frappent » ; dans Athalie (III, 7, vers 1160), le second avait fait dire à Joad :
« Quelle Jérusalem nouvelle
Sort du fond du désert brillante de clartés… ».
À son habitude, Chateaubriand cite de mémoire ces oeuvres classiques et modifie subrepticement leur formulation en les fondant à son propos. Ici « le ciel » dans le registre tragique, a été substitué au mot de «Dieu». Les mains des oppresseurs sont « armées de javelots » – image guerrière dans le registre épique.
Progressivement, donc, nous assistons à la naissance de « la nouvelle Jérusalem […] brillante de clarté », ville sainte des chrétiens et aboutissement du pèlerinage de l’auteur. Pour Racine, la Jérusalem nouvelle est l’Église. Ici, l’on a plus l’impression d’une ville réelle, construite à la façon d’un miracle, et d’une mise en scène qui souligne la puissance du christianisme et le triomphe du Nouveau Testament.

Le morceau de bravoure

On pourrait donc s’attendre, chez un écrivain chrétien et catholique, que ce premier tableau soit plus haut en couleur et plus éclatant que le second. Or, c’est tout le contraire qui est vrai : dans ce parallèle, c’est l’évocation des Juifs à Jérusalem qui offre le vrai morceau de bravoure.
Le peuple juif n’est pas nommé immédiatement, comme si le rejet qui l’entoure lui avait ôté justement jusqu’à son nom. Il est désigné d’abord comme l’ « objet particulier de tous les mépris » ou comme le «  membre d’une société proscrite » : ces  expressions suggèrent le lieu commun du Juif errant, qu’aucune terre ne peut accueillir avec bienveillance. La triple anaphore (« sans se plaindre, sans demander, sans soupirer ») peint un peuple acceptant d’être la victime désignée. Ces désignations et caractéristiques reprennent d’anciens stéréotypes usés, an-historiques.
Or, Chateaubriand – ce paradoxal champion légitimiste des libertés politiques – les actualise et en renouvelle la signification. Tout d’abord, en rappelant, avec l’image du « cimeterre », la présence de l’oppresseur ottoman, il insiste sur le caractère historique, la « présence réelle » de ce peuple. Mais surtout, son regard se porte sur la situation du peuple juif, sa spécificité : alors que le premier paragraphe se réfère au Nouveau Testament pour évoquer des lieux saints, dans le second, il recourt à des références à l’Ancien Testament pour référer à l’histoire et à la géographie bibliques : « Josaphat », « Salomon », « Sion ». 
Le narrateur de l’Itinéraire ne décrit pas une essence intemporelle mais un peuple bien réel, un peuple qu’il admire pour sa tenace persévérance.

Un peuple admiré

« Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants».
Bien entendu, cette phrase, à résonance biblique, met encore une fois en évidence la force d’un peuple qui vit par sa foi. On rappellera une anecdote que rapporte Chateaubriand : il raconte qu’il a voulu acheter à bon prix un  « Pentateuque hébreu dans lequel un rabbin montrait à lire à un enfant » et se verra opposé un refus. Rien n’y fait : la Torah n’est pas à vendre.
Aux yeux de l’observateur, le temps n’existe pas pour les Juifs : « Ce qu’il faisait il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. ». Au contraire des moines qui célèbrent leur foi par les chants et la joie, le peuple juif est tourné vers un livre et vers Dieu, dans le silence et dans l’ombre. Chateaubriand célèbre le « miracle » juif : « Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion ». Il décrit ainsi un renversement de situation qu’il nomme « surnaturel », et qui s’illustre classiquement  par la figure du chiasme : « Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre (1) […] on est surpris sans doute (2) ;// mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel (2), il faut les retrouver à Jérusalem (1) ». Ce qui fonde cet attachement et cette fidélité, ce sont le livre et le lieu, que chaque Juif porte avec ou en lui.
Les apparences sont inversées : le peuple Juif n’est jamais plus grand, dans l’éternité et la fidélité, qu’à Jérusalem, malgré les oppressions et l’esclavage qu’il subit dans cette cité. 
Vient se surajouter à cette déploration qui est aussi un éloge, le thème du double exil des Juifs : extérieur et intérieur. On sent de la compassion mais aussi de l’indignation lorsqu’il constate que « ces légitimes maîtres de la Judée » sont « esclaves et étrangers dans leur propre pays ».
Là encore, il peint un peuple persévérant, opiniâtre, décidé à résister à tout car il est guidé par sa foi, sa fidélité et son espérance. 

« Ils demeurent »

Toutefois, cet éloge a son revers : dans les dernières lignes du passage nous retrouvons l’apologiste chrétien, dans la lignée des Penséesde Pascal qui voyait dans le destin du peuple juif à la fois la marque de l’élection divine et celle la malédiction qu’entraîne sa cécité au Christ : la croix les écrase, les condamne, « plantée sur leurs têtes ». « Cachés près du temple dont il ne reste pas pierre sur pierre » « ils demeurent dans leur déplorable aveuglement ». Chateaubriand, sans toutefois jamais accuser le peuple juif de déicide, s’en tient à la dogmatique chrétienne la plus rigoureuse.

Portrait de Girodet/Portrait de Chateaubriand/1808/Musée d’Histoire de la Ville et du Pays Malouin

Même la perspective terrible de damnation éternelle ne peut plier un peuple résolument attaché à sa foi. Cette obstination pourrait forcer le respect…
« Ils demeurent »… Ce verbe renvoie non pas à un immobilisme passif mais à une immutabilité, à volonté sous-jacente de résister, de vouloir continuer à être ce que l’on est. Chateaubriand lui-même clôt le passage par une période où l’admiration et le respect l’emportent sur toute autre considération. Le « petit peuple » du début est opposé aux Perses, Grecs et Romains, qualifiés de « grands peuples » qui ont, eux, disparu. Lui « existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. ».
Comment ne pas y voir un hommage à la ténacité juive ?
Comme l’a écrit J.-C. Berchet : « Que signifie, en effet, demeurer fidèle à une tradition historique ? Si cela consiste à traverser les siècles sans altération ni mélange, alors le peuple juif incarne la fidélité même. », p. 407.
Ainsi donc, ce court extrait permet de saisir la situation des Juifs opprimés à Jérusalem, vivant dans la misère et la terreur. Il conduit essentiellement à la réflexion de Chateaubriand sur l’essence du peuple juif, et à l’admiration suscitée par la fidélité à soi, quel que soit le type de l’exil. Chateaubriand, zélateur de la Légitimité, peut se trouver en concordance avec ce peuple fidèle envers et contre tout, – « ultra »-fidèle si l’on ose dire- à la tradition de ses pères.

Quoi qu’il en soit, ce texte est surprenant : on pouvait s’attendre à lire un écrivain, catholique convaincu, manifester quelque réticence, quelque prévention venue de son éducation, voire une certaine répulsion envers un peuple juif honni si constamment dans la liturgie. On découvre un écrivain qui, pour être chrétien, ne cède pas aux préjugés et porte un regard plein d’humanité sur un peuple dont il s’efforce de saisir la singularité. 


Les dernières données Israéliennes sur le vaccin Pfizer montrent une protection élevée contre Covid

Le vaccin Pfizer / BioNTech semble offrir une protection élevée contre le Covid-19 asymptomatique, selon les données d’Israël – une découverte qui stimulera l’espoir que la vaccination de masse puisse arrêter la propagation du virus. La première ligne des résultats réels, publiés par le ministère israélien de la Santé et les entreprises mais pas encore évalués par des scientifiques, est une efficacité de 97% contre la maladie et la mort et de 94% contre une infection sans symptômes.

Israël est le premier pays à avoir vacciné plus de la moitié de sa population, ce qu’il a fait avec la collaboration de Pfizer / BioNTech et un accord pour suivre les résultats.

Mercredi, environ 55% de ses 9 millions d’habitants avaient reçu au moins une dose du vaccin Pfizer, selon les données du ministère de la Santé, et 43% avaient reçu une deuxième dose, qui en Israël a lieu trois semaines après la première. Le mois dernier, un article du plus grand fournisseur de soins de santé d’Israël, publié dans le New England Journal of Medicine, a déclaré que le vaccin semblait avoir une efficacité de 94% contre les maladies symptomatiques et de 92% contre les maladies graves.

Les sociétés ont refusé de publier les détails les plus fins des résultats, au motif qu’ils seront publiés dans une revue à comité de lecture en temps voulu. Mais Pfizer a déclaré que les données confirmaient l’efficacité de 95% qu’il avait trouvée dans ses essais de phase 3 du vaccin, appelé BNT162b2, et ont souligné le rôle que le vaccin pourrait jouer dans l’arrêt de la propagation du virus. «Les résultats suggèrent que le vaccin peut également fournir une protection contre les infections asymptomatiques à Sars-CoV-2 et sont particulièrement significatifs », a déclaré Luis Jodar, médecin-chef de Pfizer Vaccines.

Israël: nombre de nouveaux cas de coronavirus par jour à partir du jour du premier cas signalé

«Dans l’ensemble, ces données sont essentielles pour comprendre le rôle de la vaccination dans la lutte contre la pandémie et donnent de l’espoir à d’autres pays confrontés à cette maladie dévastatrice, qui afflige maintenant le monde depuis plus d’un an.»

Uğur Şahin, directeur général de BioNTech, a déclaré: «Les données du monde réel rapportées par Israël démontrent que BNT162b2 est exceptionnellement efficace dans la lutte contre le Sars-CoV-2. Notre vaccin s’est avéré efficace pour prévenir les cas de Covid-19, ainsi que pour réduire considérablement le taux de maladies graves, d’hospitalisations et de décès liés à Covid-19. » Il a déclaré que les résultats étaient également importants car les données avaient été générées à un moment où la variante B117 de Sars-CoV-2 – connue sous le nom de variante britannique ou Kent en raison de son origine – était la souche dominante.

Le B117, qui est hautement transmissible, était responsable de 80% des cas testés en Israël au cours de la période d’étude. Elle représente désormais environ 98% des cas au Royaume-Uni et est également courante dans le monde. Cependant, les données n’éclairent pas les effets du vaccin contre des variantes apparues en Afrique du Sud et au Brésil, car il y a eu peu de cas de l’un ou l’autre en Israël.

Le professeur Yeheskel Levy, directeur du ministère israélien de la Santé, a déclaré que l’impact de la vaccination avait été profond. «Les taux d’incidence dans la population entièrement vaccinée ont chuté massivement par rapport à la population non vaccinée, montrant une baisse marquée des cas hospitalisés en raison de Covid-19», a-t-il déclaré. «Cela démontre clairement la puissance du vaccin Covid-19 pour lutter contre ce virus et nous encourage à poursuivre encore plus intensivement notre campagne de vaccination. Nous visons à atteindre une participation encore plus élevée chez les personnes de tous âges, ce qui nous donne l’espoir de retrouver une économie normale dans un avenir pas si lointain.

L’EGYPTE VIT L’ÂGE D’OR DE LA TOLÉRANCE RELIGIEUSE, SOUS LE PRÉSIDENT ABDEL FATTAH AL-SISSI

L’Egypte vit l’âge d’or de la tolérance religieuse, sous le président Abdel Fattah Al-Sissi

L’Egypte vit l’âge d’or de la tolérance religieuse, sous le président Abdel Fattah Al-Sissi, et adopte cette approche pour réfuter l’idéologie extrémiste, rectifier les notions erronées et répandre la pensée modérée qui renforce la cohabitation pacifique entre les humains et contribue à instaurer la paix mondiale.

Egypte a toujours été une terre d’accueil des adeptes des autres religions, dont les chrétiens qui y ont trouvé un terrain de rencontre et de cohabitation harmonieuse. Ce pays a une longue histoire de diversité religieuse et de tolérance est connu et reconnu pour la cohabitation harmonieuse qui y règne entre les musulmans, les juifs et les chrétiens.

La liberté de culte y est garantie par la Constitution et la religion y embrasse tous les cultes et toutes les races dans un cadre de fraternité, d’amour, de respect, de tolérance, de pardon, de droits de l’Homme et de liberté. Par contre aucun Etat au monde n’est tolérant avec les terroristes, les traitres et les meurtriers et, ceux qui les défendent et les protègent.

L’Etat et le peuple d’Egypte ne se réconcilieront jamais avec les terroristes, les traitres et les meurtriers qui tuent, incitent au meurtre, à la destruction, au sabotage, à l’affaiblissement de l’hégémonie du pays, à la dégradation de son économie et à la nuisance à l’unité de son peuple.

L’Eglise égyptienne avait des positions honorables et elle a défendu le tissus national et l’intégrité du sol égyptien, dans la foulée de la révolution du 30 juin et n’a pas donné l’occasion aux terroristes de semer la scission interconfessionnelle dans le pays. Les efforts du ministre des Wakfs pour rénover le discours religieux, ont été très bénéfiques et  ont donc constitué un témoignage fort de cette forte dynamique d’ouverture et de coexistence qui distingue ce pays.

Les Égyptiens jettent les bases de la construction de l’état de citoyenneté et d’unité nationale

Il n’y a pas en Egypte de minorité religieuse mais une phratrie ayant des droits et des devoirs. L’Egypte est la première à avoir dit que celui qui meurt en défendant une église est un martyr, exactement comme celui qui meurt pour protéger une mosquée.

Le pays vit dans le plus grand état de paix sociale, d’harmonie, de solidarité et de compréhension entre les deux pôles égyptiens: musulmans et chrétiens. Cela incarne un modèle intégré d’unité nationale à la lumière des efforts continus des dirigeants politiques pour institutionnaliser et inculquer les valeurs de la citoyenneté politiquement, socialement et légalement, car elles sont l’un des facteurs les plus importants pour la stabilité du pays et une composante inhérente de la sécurité nationale.

Ces valeurs sont basées sur le renforcement de la participation et de l’égalité entre tous les citoyens dans les droits et devoirs sans distinction ni discrimination, en plus de l’acceptation des autres, de la coexistence, de la coopération constructive, du respect et de l’application des lois qui garantissent les droits des chrétiens à différents niveaux , qui a fait de l’État égyptien et de ses dirigeants politiques l’objet de louanges et d’appréciations aux deux niveaux internes et externes.

À cet égard, le Centre des médias du cabinet égyptien a publié un rapport détaillé comprenant des infographies mettant en évidence les efforts et les piliers de la construction de l’état de citoyenneté et de l’unité nationale en Égypte et de la consolidation des principes d’égalité et de non-discrimination depuis la révolution du 30 juin.

Le rapport a enregistré un certain nombre de preuves qui confirment la volonté des dirigeants politiques de poser la première pierre pour établir les valeurs de citoyenneté et d’unité nationale dans le pays, soulignant la déclaration du président Abdel Fattah Al-Sissi selon laquelle:

«Il n’y a pas de discrimination entre les religions. Tous sont égaux. Ce sont des pratiques nécessaires qui doivent être mises en œuvre et inculquées dans les politiques et mécanismes d’action de l’État, en plus de sa déclaration, «Nous avons publié une loi pour construire des églises en Égypte, un rêve de 150 ans, car l’État est soucieux de garantir le droit de culte pour tous ses citoyens », ainsi que sa déclaration« L’État devrait construire des églises pour ses citoyens, car tout comme il a le droit de culte ».

Son excellence a également dirigé l’Autorité du génie des forces armées et le gouvernement pour la construction d’églises dans les nouvelles villes et a chargé l’Autorité de construire et de restaurer rapidement toutes les églises qui ont été attaquées lors des violentes actions terroristes de 2013.

Le président a également demandé à l’armée égyptienne de diriger des frappes aériennes contre les camps terroristes de l’Etat islamique contre les camps, les zones de concentration, le centre de formation et les magasins d’armes et de munitions en Libye, en réponse au crime qui a été commis contre des citoyens sur l’une des côtes libyennes.

Le rapport faisait référence aux visites du président à la cathédrale Saint-Marc du Caire depuis son accession au pouvoir. Le président Al-Sissi est le premier président égyptien à avoir assisté à la messe de Noël à la cathédrale en 2015 et il y assiste chaque année depuis lors.

Le rapport a déclaré que le président avait posé la première pierre de l’église de la Nativité du Christ, qui est la plus grande cathédrale du Moyen-Orient avec la mosquée Al-Fattah Al-Aleem en tant que premières installations de la nouvelle capitale administrative de l’Égypte.

Le rapport révèle que l’Égypte entretient de bonnes relations avec le Vatican, puisque le président Abdel Fattah El-Sissi l’a visité en novembre 2014 et lors de cette visite, il a annoncé son appréciation pour les positions du pape François à l’égard de l’Égypte. En avril 2017, le pape François s’est rendu en Égypte, première du genre dans le pays, cherchant à consolider les valeurs de tolérance et de dialogue interreligieux.

Le rapport indiquait l’évolution constitutionnelle des constitutions égyptiennes en raison du consensus populaire sur la citoyenneté et l’unité nationale, car l’article 40 de la Constitution de 1971 stipule que tous les citoyens sont égaux devant la loi et qu’ils sont égaux en droits et devoirs publics sans discrimination entre en raison de leur race, ethnie, langue, origine ou croyance. L’article 46 stipule également que l’État garantit la liberté de croyance et la liberté de pratiquer des rites religieux.

L’État institutionnalise les principes d’égalité et de non-discrimination

En ce qui concerne la constitution de 2012, le rapport a précisé que l’article 40 de la constitution de 1971 a été conservé avec la suppression de la disposition «en raison du sexe, de l’origine, de la langue, de la religion ou des convictions et a conservé l’article 46 de la constitution de 1971 avec l’ajout de« établissant des lieux de culte pour la religions monothéistes ».

L’article 3 a été ajouté, qui stipule que les principes des chrétiens égyptiens et les lois juives sont la principale source de législation qui régit leur statut personnel, les affaires religieuses et la nomination de leurs chefs spirituels. De plus, l’article 6 a été ajouté, qui stipule que le système politique est basé sur les principes de démocratie, de consultation et de citoyenneté en vertu desquels tous les citoyens sont égaux en droits et en devoirs publics.

En ce qui concerne la constitution de 2014, le rapport indique que 3 représentants des trois églises égyptiennes ont été nommés au Comité des cinquante, ainsi que 3 représentants d’Al-Azhar pour préparer la version finale de la constitution.

Le rapport mentionne qu’un certain nombre d’articles pertinents ont été introduits, à savoir l’article 4, qui stipule que la souveraineté appartient au seul peuple, qui l’exerce et la protège. Ils sont la source du pouvoir et ils sauvegardent leur unité nationale, qui repose sur les principes d’égalité, de justice et d’égalité des chances entre les citoyens. L’article 9 stipule que l’État s’est engagé à assurer l’égalité des chances pour tous les citoyens sans discrimination.

L’article 3 a été ajouté, qui stipule que les principes des chrétiens égyptiens et les lois juives sont la principale source de législation qui régit leur statut personnel, les affaires religieuses et la nomination de leurs chefs spirituels. De plus, l’article 6 a été ajouté, qui stipule que le système politique est basé sur les principes de démocratie, de consultation et de citoyenneté en vertu desquels tous les citoyens sont égaux en droits et en devoirs publics.

En ce qui concerne la constitution de 2014, le rapport indique que 3 représentants des trois églises égyptiennes ont été nommés au Comité des cinquante, ainsi que 3 représentants d’Al-Azhar pour préparer la version finale de la constitution.

Le rapport mentionne qu’un certain nombre d’articles pertinents ont été introduits, à savoir l’article 4, qui stipule que la souveraineté appartient au seul peuple, qui l’exerce et la protège. Ils sont la source du pouvoir et ils sauvegardent leur unité nationale, qui repose sur les principes d’égalité, de justice et d’égalité des chances entre les citoyens. L’article 9 stipule que l’État s’est engagé à assurer l’égalité des chances pour tous les citoyens sans discrimination.

En ce qui concerne la légalisation des églises égyptiennes, le rapport a précisé qu’il y a un changement de civilisation qui consolide le principe de la liberté de croyance, indiquant que l’activation de l’article 235 de la Constitution, la loi n ° 80 de 2016 a été publiée pour réglementer la construction et la restauration. des églises.

Cette loi stipule que les dispositions de la loi d’accompagnement sont appliquées en matière d’organisation des travaux de construction et de restauration des églises et de leurs annexes dans l’unité locale, les zones touristiques et industrielles, les nouvelles communautés urbaines et les complexes résidentiels, en tenant compte du fait que la zone de l’église qui doit être construite et ses annexes doivent être proportionnées au nombre et aux besoins de la dénomination chrétienne dans la région où elle est établie, en tenant compte des taux de croissance démographique.

La loi fait également référence à la nécessité de prendre des mesures rapides pour légaliser les églises et les bâtiments existants. Par conséquent, le représentant légal de la dénomination soumet au gouverneur compétent une demande pour obtenir les approbations légalement requises pour effectuer l’un des travaux requis pour obtenir une licence ou pour démolir et reconstruire une église construite avec une licence ou dont le statut a été réconcilié. Le gouverneur compétent est tenu de se prononcer sur la demande susmentionnée, après s’être assuré que toutes les conditions légalement requises sont remplies, dans un délai n’excédant pas 4 mois à compter de la date de sa soumission et d’informer le demandeur par lettre recommandée avec accusé de réception de la résultat de l’examen de sa demande.

En ce qui concerne la réglementation de la légalisation des conditions des églises et des bâtiments existants, la loi stipule que tout bâtiment existant à la date de l’application des dispositions de cette loi doit être considéré comme autorisé si des rituels religieux chrétiens y sont pratiqués, à condition que son intégrité structurelle et son engagement envers les contrôles et les règles exigés par les affaires de défense de l’État et les lois régissant la propriété publique et privée de l’État sont prouvés. Tout bâtiment utilisé comme annexe à une église, un bâtiment de service ou une retraite existant à la date d’entrée en vigueur de cette loi est également considéré comme autorisé, tant qu’il appartient à la dénomination et que les conditions et les contrôles sont remplis.

En ce qui concerne la protection des lieux de culte, selon la loi, il n’est pas permis de changer le but de l’église autorisée ou de l’annexe sous licence de l’église à toute autre fin, même si la prière et les rituels religieux y ont cessé et le comportement qui a lieu autrement est nul.

En ce qui concerne la légalisation du statut des églises égyptiennes, le rapport indique qu’un comité a été formé en janvier 2017 sous la présidence du Premier ministre et composé de 6 ministres, en plus des représentants des autorités concernées et qu’il a commencé à recevoir des demandes. Le comité est chargé de recevoir les demandes de légalisation, de les étudier et de vérifier que les conditions fixées sont remplies.

Ftouh Souhail, en coopération avec le Centre d’actualités du Cabinet égyptien

l’Autriche et le Danemark annoncent une coopération avec Israël

C’est une nouvelle petite fissure dans l’unité européenne face à la crise sanitaire.

Pour Sebastian Kurz, il est temps de changer de cap. Avant un prochain déplacement en Israël, le chancelier autrichien a annoncé lundi 1er mars que son pays et le Danemark “ne compteraient plus” à l’avenir sur l’Union européenne et travailleront avec Israël pour produire des doses de vaccin de deuxième génération contre le Covid-19, rapporte Der Standard.

Une information confirmée côté israélien par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, qui a déclaré qu’il discuterait jeudi 4 mars d’une “coopération en matière de production de vaccins”avec Kurz et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen. Objectif : ne plus dépendre uniquement de l’Union européenne.

Sebastian Kurz n’a pas attendu sa visite jeudi en Israël avec la Première ministre danoise pour annoncer un projet de coopération entre leurs trois pays pour les vaccins de deuxième génération. Selon le chancelier autrichien, ces pays travailleront ensemble « dans les années à venir » pour faire de la recherche et produire des vaccins de deuxième génération, afin de faire face à de nouvelles mutations du coronavirus.

Objectif : ne plus dépendre uniquement de l’Union européenne. Car si le jeune chancelier juge l’approche commune de Bruxelles « correcte sur le principe », il critique la lenteur de l’Agence européenne des médicaments pour approuver les vaccins.

Cette critique n’est pas nouvelle. Le mois dernier déjà, Sebastian Kurz s’était dit prêt à produire les vaccins russes et chinois sur le sol autrichien si ces derniers obtenaient le feu vert de l’Europe. Une manière de mettre la pression sur l’Agence européenne des médicaments qu’il jugeait déjà à l’époque lente et bureaucratique.

Le chancelier autrichien a critiqué le fonctionnement de l’Agence européenne du médicament, “trop lente pour approuver les vaccins”, ce qui conduit “à des goulots d’étranglement” dans la chaîne de production des sociétés pharmaceutiques, ajoute Der Standard. “Nous devons nous préparer à de nouvelles mutations du coronavirus et ne plus dépendre uniquement de l’UE pour la production de vaccins de deuxième génération”, a-t-il ajouté.

Préparer le moyen terme

« Nous devons donc nous préparer à d’autres mutations et ne plus dépendre uniquement de l’UE pour la production de vaccins de deuxième génération », a-t-il insisté, soulignant que selon les experts scientifiques, l’Autriche pourrait devoir vacciner chaque année les deux tiers de sa population, soit plus de six millions de personnes, pour se prémunir du Covid-19. « À l’heure actuelle, on met beaucoup l’accent sur les vaccins ici et maintenant.

Mais nous devons également nous assurer que nous en aurons suffisamment dans un an puis deux, trois, cinq, dix ans », a appuyé la Première ministre danoise, Mette Frederiksen.

Scandaleuse France

La France baignant dans l’autosatisfaction, malgré son fiasco dans la vaccination de ses citoyens, la voilà qui condamne l’Autriche et le Danemark dans leur volonté d’une alliance avec Israël pour sortir du pétrin européen dans lequel la France a pris toute sa responsabilité. La France a imposé une politique scandaleuse qui a cherché à écarter Pfizer et Moderna au profit de Sanofi. Résultat l’Europe court après les vaccins. Alors que l’an dernier Trump que l’on adore critiquer mettait 10 milliards de dollar pour sécuriser les vaccins, la France n’a pas été capable de soutenir sa propre recherche dans le développement de vaccin.

La position scandaleuse de la France aujourd’hui en dit long quant à l’attitude à l’égard de pays européens que la France voudrait tenir en laisse sans parler de son attitude à l’égard d’Israël.

FREDAL