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Quand Israël offre ses données médicales à Pfizer

Vaccins contre données? Israël a obtenu un stock de vaccins anticoronavirus du géant pharmaceutique Pfizer en échange notamment du partage rapide de données sur les effets de cette immunisation sur sa population, selon un accord consulté lundi par l’AFP.

Israël a lancé il y a près d’un mois une campagne de vaccination «sans précédent» contre le Covid-19. Elle a déjà permis d’administrer la première des deux doses nécessaires du vaccin Pfizer-BioNtech à plus de deux des neuf millions d’habitants, à l’heure où de nombreux États occidentaux peinent à obtenir suffisamment de doses.

Le gouvernement israélien a commandé un total de quatorze millions de doses —pouvant immuniser sept millions de personnes— auprès des laboratoires Pfizer-BioNTech et Moderna. Et, surtout, il a déjà reçu la livraison de plusieurs millions de ces précieux flacons.

Selon plusieurs médias locaux, Israël a déboursé davantage que le prix du marché pour assurer un approvisionnement suffisant et rapide des vaccins. Une information que les autorités ont refusé de commenter.

Mais la «startup nation», nom qu’Israël se donne pour mettre en valeur son secteur de l’innovation, a fait miroiter à Pfizer l’accès à des données rapides et à grande échelle sur les effets de son vaccin afin de sécuriser l’accès à un stock important de doses, selon l’accord rendu public par le ministère de la Santé et consulté lundi par l’AFP.

Cette «collaboration» entre Israël et Pfizer se présente comme un effort visant «à mesurer et à analyser les données épidémiologiques liées au déploiement du produit», c’est-à-dire à l’injection du vaccin au sein de la population israélienne.

Le document stipule que le ministère israélien de la Santé dépend d’un certain rythme de «livraison» des doses par Pfizer «afin d’atteindre une immunité collective et d’obtenir suffisamment de données le plus tôt possible».

«Les deux parties reconnaissent que la viabilité et le succès du projet dépendent du taux et de l’étendue de la vaccination en Israël», poursuit le document, diffusé par les autorités après des protestations d’organisations locales s’inquiétant du partage de données privées.

Vastes bases de données numériques

En Israël, les citoyens sont affiliés à l’une des quatre grandes caisses d’assurance maladie du pays qui contactent personnellement les assurés pour leur proposer un calendrier de vaccination.

Or ces caisses d’assurances sans but lucratif disposent de vastes bases de données numériques sur leurs assurés, ce qui leur permet en théorie de juger de l’efficacité ou des effets secondaires potentiels du vaccin, selon par exemple l’âge ou les antécédents médicaux des vaccinés.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a reconnu récemment que l’État hébreu acceptait de «partager avec Pfizer et l’ensemble du monde l’ensemble des données statistiques pouvant aider à développer des stratégies pour vaincre le coronavirus».

L’accord avec Pfizer vise à permettre à Israël de devenir «le premier pays au monde à sortir (de la pandémie) de coronavirus», a répété il y a quelques jours le chef du gouvernement, qui aspire à remettre en marche l’économie du pays d’ici les élections législatives du 23 mars.

Selon Tehilla Shwartz Altshuler, spécialiste de la protection de données privées à l’Institut démocratique d’Israël, un centre d’analyse politique à Jérusalem, la numérisation à grande échelle des données de santé en Israël est «un atout unique».

«En un mois ou six semaines, Israël peut offrir à Pfizer des données sur des millions de personnes», dit-elle à l’AFP, soulignant que ce partage de données aurait dû faire l’objet d’un débat public, d’autant que certains craignent que leurs données ne soient pas anonymisées.

Israël, qui se targue ces jours-ci d’être la «VaccineNation», a-t-il fait de sa population des cobayes?

Une chose est certaine, selon l’analyste: la campagne de vaccination est jusqu’à présent «la plus grande expérience sur des humains au XXIe siècle».

Ne diffusons pas les infos qui fâchent

Le 8 janvier 2021, une vidéo montrant de nouvelles bases souterraines de missiles en Iran a été divulguée (YouTube). Si ces images avaient, comme c’est le cas habituellement, été dévoilées par le Premier ministre israélien devant l’ONU, nos médias auraient haussé leurs épaules collectives et passé la « fake news » sous silence. Comme le dit élégamment Martin Pimentel : « La presse parle de ce qui l’arrange et arrange ce dont elle parle (Causeur). »

Sauf que cette fois-ci, c’est le chef des Gardiens de la révolution, le général Hossein Salami, qui était à la manœuvre, trop fier d’exhiber des centaines de missiles, dans une des galeries d’une des nombreuses bases qu’il affirmait destiner à la lutte contre les États-Unis et Israël. Donc pas un faux avéré, mais ce qui a arrangé notre presse à n’en pas parler est probablement le fait que seuls, les ennemis communs à l’Iran et à notre pays étaient nommés.

La satisfaction anticipée que le haïssable pays des Juifs et l’Hyperpuissance (qui a surmonté tous les échecs que nous accumulons) soient enfin éradiqués de la surface de la Terre a dû être plus forte, chez nos journalistes, que la crainte que notre tour arrive, une fois l’affaire du grand et du petit Satan réglée. Pourtant, l’année dernière, les Gardiens avaient déjà admis que l’Iran avait construit des « villes de missiles » souterraines le long de la côte du Golfe et c’est ce que les images du 8 janvier ont confirmé.

Des fois que les Occidentaux n’aient pas bien compris la menace, le général Salami a précisé que : « Ces missiles ont une portée de plusieurs centaines de kilomètres, bénéficient d’une précision extrême et d’une puissance destructrice énorme et peuvent vaincre l’équipement de guerre électronique de l’ennemi (Arab News). »

L’ennemi de l’Iran ne peut pas être l’ami de la France

Inutile d’affoler nos compatriotes avec des périls que l’on ne peut pas attribuer à Israël. Et d’ailleurs nous ne risquons rien de l’Iran, car tout nous rapproche et surtout, tout nous différencie de ses ennemis : le régime des ayatollahs ne vise que des démocraties, alors que nous sommes une monarchie parlementairement servile.

Ayant comme objectif le jugement dernier, au cours duquel les peines punissant tous les péchés commis par des musulmans seront attribuées à des Juifs ou à des chrétiens, les mollahs ne s’en prendront pas à la fille aînée de l’Église qui, depuis plusieurs décennies a mis en place une politique de discrimination positive vis-à-vis des soumis à Allah.

Le quatrième pouvoir qui, jusqu’au XXᵉ siècle, avait pour vocation à s’opposer aux trois autres, sert, dans notre pays, la cause (commune avec celle des « élites » y compris dirigeantes) d’une islamophilie rebaptisée (!) multiculturalisme, doublée d’un antisémitisme appelé antisionisme, et s’emploie à rendre l’Iran aussi sympathique qu’antipathique l’État hébreu.

Le Grand Satan s’apprête à redevenir une ouaille obséquieuse

Joe Biden a indiqué qu’il trouvait fondamental de revenir à l’accord JCPOA, que son mentor, Obama, avait signé en son nom propre et qui n’engageait que celui qui y croyait, c’est-à-dire lui-même.

Il avait acquis la confiance des autorités religieuses islamique lorsqu’il avait récité son surréaliste discours du Caire, dans lequel il attribuait à l’islam d’avoir… « ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe. C’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l’algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l’écriture et de l’imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l’élan des flèches de pierre vers le ciel, l’immortalité de la poésie et l’inspiration de la musique, l’élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l’histoire, l’islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l’égalité raciale (les Échos). »

Obama fait partie de ceux qui ont attribué à l’islam son nom de famille en forme d’acronyme : Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix, démontrant une foi aveugle qu’aucun Boko Haram, Al Qaida ou État islamique, qu’aucun génocide au Soudan, qu’aucune disparition progressive des chrétiens d’Orient, qu’aucun attentat au nom d’Allah Akbar n’a réussi à interroger.

Avec Biden, le dogme obamaniaco-déprimant revient à la barre de la politique étrangère pour « Make America Weak Again ». Le Guide suprême ne peut que se féliciter à l’idée qu’Obama Bis va suspendre les sanctions réintroduites par Trump, qui ralentissaient la course iranienne à l’arme atomique. Cette recherche nucléaire accélérée est, aux dires de l’artificier en chef, strictement pacifique et le programme de missiles uniquement défensif.

Pas de quoi fouetter un Shah, ni troubler la digestion post-réveillon-light des malheureux Français, déjà déprimés par un confinement… seulement respecté par ceux qui savent lire les journaux.

Les musulmans sunnites sont plus courageux que les journalistes français

C’est pour cette raison que 7 pays arabes ont préféré passer outre la solidarité automatique avec les pions palestiniens qu’ils maniaient précédemment et qu’ils se sont alliés avec l’ennemi ontologique, Israël, quitte à passer, dans les médias bien-pensants occidentaux, pour des islamophobes : « Les islamo-gauchistes occidentaux, obsédés par la cause palestinienne et antisioniste, qu’ils ont importée au sein des communautés musulmanes d’Occident, quitte à alimenter le terrorisme, découvrent ainsi que sept pays arabes (Égypte, Jordanie, Émirats, Oman, Soudan, Bahreïn, Maroc) sont plus favorables aujourd’hui à Israël qu’eux », écrit Alexandre del Valle (Valeurs Actuelles), dans une analyse sans concession des relations entre le Moyen-Orient et l’Occident.

De son côté, Hamdan Al-Shehri, un analyste saoudien expert en relations internationales, a qualifié la divulgation de l’arsenal iranien de « message menaçant vis-à-vis du Conseil de coopération du Golfe », y voyant un avertissement que le CCG pourrait être affecté « si une guerre venait à éclater entre les États-Unis et l’Iran (Arab News) ».

Si Joe Biden croit pouvoir protéger son pays d’une guerre avec l’Iran en s’aplatissant devant les mollahs, c’est qu’il n’a pas lu Churchill : l’homme qui avait dit aux interlocuteurs d’Hitler, à Munich, qu’ils avaient « voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur, vous aurez la guerre », avait aussi décrit la tactique de l’apaisement d’un ennemi impitoyable comme « nourrir un crocodile en espérant être le dernier à être mangé. »

D’après le directeur de l’AIEA, le gendarme nucléaire de l’ONU, l’Iran enrichit déjà l’uranium à 20 %, alors que l’accord JCPOA ne l’autorisait pas à dépasser 3,67 %. Le président iranien avait répondu à Obama qu’il allait peut-être réfléchir à l’éventualité de respecter un petit quelque chose dans cet Accord. Cela avait suffi pour que celui-ci lève immédiatement toutes les sanctions contre la République Islamique. Les pays européens s’étaient précipité séance tenante sur cette nouvelle opportunité commerciale.

Comme c’était prévisible, et certainement prévu, la destruction des stocks existants d’uranium enrichi et des deux tiers des centrifugeuses, incluse dans les conditions obligatoires de l’accord, n’avait jamais été actée.

Les ayatollahs ont maintenant dévoilé les missiles grâce auxquels les futures bombes nucléaires voyageront jusqu’à leurs destinations. On comprend mal ce qui justifie la lettre que 150 élus démocrates ont adressée, le 24 décembre 2020 au Petit Papa Biden, afin que, quand il descendra du ciel, il réintègre l’accord sans condition (Times of Israel). Peut-être avaient-ils reçu leur cadeau de Noël en avance ?

Plus près de toi, mon Allah…

Sur place, les pays situés sur la trajectoire desdits missiles tremblent devant le tremblant « pacifisme » du nouveau président américain : « D’abord un retour pur et simple à l’accord sur le nucléaire iranien, et ensuite seulement d’hypothétiques négociations sur les autres menaces posées par Téhéran : Joe Biden semble ignorer les appels à utiliser la « pression maximale » de Donald Trump pour arracher des concessions immédiates à l’Iran. Pendant la campagne pour la présidentielle du 3 novembre, le démocrate avait affirmé que si les autorités iraniennes revenaient à « un respect strict » des limites imposées à leur programme nucléaire par le texte international de 2015, les États-Unis reviendraient à leur tour dans l’accord, comme « point de départ » pour des négociations ‘’de suivi’’ (l’Orient le Jour). »

Pas étonnant qu’ils mettent tous leurs espoirs dans la promesse de Netanyahou qu’Israël « ne permettra jamais à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire (le Point) ».

Ce bon sens partagé par de nombreux pays arabes, à qui la diplomatie hexagonale avait, auparavant, octroyé sa confiance, eu égard à leur antisémitisme affiché, explique aussi la réticence des autorités médiatiques à faire savoir au bon peuple français la réalité de la menace iranienne, surtout quand son état-major clame sur toutes les ondes qu’il se dote des moyens de ses ambitions.

Ce n’est pas toujours facile de ne pas savoir

Certains journaux arabes ou africains francophones citent notre RFI nationale comme source à leur information sur les bases de missiles et sur d’autres manœuvres iraniennes, qui ne sont pas que militaires : « Ces derniers jours, l’Iran a également organisé des manœuvres militaires durant lesquelles des centaines de drones d’une portée de plusieurs centaines, voire de milliers de kilomètres, ont été montrés.… Dans un discours à la télévision d’État, le Guide suprême iranien a affirmé que l’Iran refusait toute négociation sur son programme balistique (RFI). » Mais il faut lire les « blogs communautaires » pour apprendre que « Le ministre adjoint de la Défense iranienne et chef de l’Organisation de l’industrie maritime, l’amiral Amir Rastkari, a déclaré qu’au cours des deux prochains mois, les hélicoptères « Saba » et « Birozan » seront exposés » (et que) « le sous-marin « Fatah » est une production iranienne complète, conçue par des experts iraniens. Il est fait de matériaux de haute qualité et est équipé d’équipements et d’armes beaucoup plus avancés et modernes que ceux installés sur le sous-marin Gadir, qui pèse 120 tonnes, et est fabriqué en rétro-ingénierie. Mais surtout, surtout… L’amiral iranien s’attend à ce que les ventes d’équipement militaire de l’Iran atteignent entre 8 et 10 milliards de dollars par an (lessakel). » Hors sanctions, mais TVA incluse ?

La France est toujours à la pointe des droits de l’homme

Notre ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ne s’intéresse pas aux armes nucléaires iraniennes, seulement aux sujets de première importance. Et dans « de première importance », devinez quoi qu’y n’y a ? N’y a les Palestiniens, qui ont manifestement réussi à lasser les pays frères avec leurs exigences irréalisables. Cela réduit leur pouvoir de nuisance aux déclarations officielles d’un Hexagone qui ne cesse de dégringoler dans tous les classements mondiaux. Ainsi, en termes de diplomatie, nous partîmes troisième et fûmes classés sixième en arrivant en 2020, deux places devant le tout petit Israël (US News).

Alors, comme les États-Unis ont obtenu, en 2020, des succès qui ont remodelé le Moyen-Orient, nous espérons jeter quelques grains de sable dans le nouvel engrenage : « Dans le contexte régional positif lié à la normalisation et au rétablissement des relations entre Israël et plusieurs États arabes, il s’agit de contribuer, parallèlement, à une reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens, en vue d’une résolution du conflit dans le cadre du droit international et des paramètres agréés (Ambassade de France au Japon). »

Les ci-devant paramètres sont agréés par tous, sauf par les trois parties prenantes : à l’extrême droite, les deux dictatures soutenues par la France (Gaza et la Cisjordanie), qui veulent la disparition totale d’Israël au moyen d’un retour à des frontières indéfendables et d’un « droit au retour » de 5,6 millions de réfugiés qui n’y ont jamais mis les pieds (donc qui n’en sont jamais partis) ; et à l’extrémité orientale de la haine du Quai d’Orsay, le principal intéressé qui ne consentira jamais à son suicide.

Nécessité fait-elle loi ?

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer », disait Guillaume d’Orange, qui est à l’origine du mouvement d’indépendance des Pays-Bas, contre l’Espagne, leur colonisateur à son époque (XVIᵉ siècle).

L’hymne israélien a pour titre « Ha Tikva », l’espoir. Si les Juifs ne réussissent pas à vaincre ceux qui ne vivent que pour les tuer, ils n’auront plus l’occasion de persévérer en quelque domaine que ce soit. C’est pourquoi leur formule préférée n’est pas la devise du Néerlandais, mais « Ein bréra » : on n’a pas le choix.

Vaccins à ARN messager : une révolution pour la recherche contre le cancer ?

Alors que la pandémie de Covid-19 se poursuit encore, les annonces préliminaires de Pfizer-BioNTech, mais aussi Moderna sont source d’espoir.

Les vaccins à ARN qui semblent porter tous les espoirs d’une potentielle fin de crise sanitaire constituent un saut technologique et médical important, que la communauté scientifique prépare depuis longtemps, notamment contre les cancers.

Comment fonctionne ce type de vaccin ?

Début novembre 2020, Pfizer et BioNtech annonçaient l’arrivée de leur vaccin à ARN messager efficace à 90 % contre l’actuel coronavirus SARS-CoV-2. Celui-ci est d’ores et déjà disponible depuis une semaine au Royaume-Uni et depuis quelques jours aux États-Unis. Pfizer et BioNtech prévoient de produire 50 millions de doses avant la fin décembre 2020 et pas moins de 1,3 milliard en 2021. Quant à la société Moderna, celle-ci attend une approbation des autorités européennes le 12 janvier 2021 pour son vaccin à ARN messager.

L’âge des thérapies par l’ARN messager

Dans un article publié par Bloomberg le 13 décembre 2020, les scientifiques pensent déjà à l’avenir. Les applications de l’ARN messager pourraient en effet aller bien au-delà de la lutte contre le coronavirus. Dans un avenir proche, la lutte contre le cancer et d’autres maladies pourrait entrer dans une nouvelle ère grâce à ce type de thérapie. Et pourtant, cette idée n’est pas nouvelle et traîne dans les laboratoires depuis des années, voire des décennies. Malgré les obstacles biologiques, financiers et humains, il semble donc que la médecine par l’ARN messager fonctionne.

Évidemment, tout s’est accéléré avec la pandémie actuelle, puisque les gouvernements ont investi des milliards pour financer de vastes recherches. Et ces investissements et autres ressources pourraient se multiplier. Et la lutte contre le coronavirus SARS-CoV-2 est donc la première application à grande échelle de cette technique.

Traiter d’autres maladies à l’avenir

Uğur Şahin, le CEO de Moderna, explique avoir débuté des recherches sur le cancer il y a vingt ans. Selon lui, le vaccin contre le coronavirus est d’ailleurs issu de l’exploitation de ces travaux à d’autres fins. Il a également affirmé que lespremiers traitements contre le cancer basés sur l’ARN messager pourraient voir le jour dans deux ou trois ans. Ceux-ci pourraient apprendre à l’organisme à lutter directement contre les cellules cancéreuses, et seulement ces cellules. Plusieurs résultats ont déjà vu le jour, décevants pour traiter le cancer colorectal, mais plutôt encourageants concernant les cancers de la tête et du cou.

De l’ARN à la mobilisation du système immunitaire

Les ARNm sont des molécules qui constituent, pour toutes les cellules, les plans de fabrication des protéines. Le principe d’une vaccination basée sur l’injection d’ARNm est relativement simple : les ARNm injectés sont pris en charge pas les cellules de l’organisme, qui l’utilisent pour produire la ou les protéine(s) correspondante(s). Puis, comme elles le font avec toutes les protéines qu’elles produisent, les cellules en exposent à leur surface des échantillons représentatifs, pour que les cellules immunitaires en maraude puissent les contrôler. Dans le cas de la vaccination contre le SARS-Cov2, les ARNm injectés dans le vaccin codent notamment pour une partie de la protéine S1, présente à la surface de l’enveloppe virale. Ainsi, lorsque le contrôle a lieu, les cellules immunitaires qui reconnaissent les échantillons comme étant issus d’un agent étranger, mettent en place un dispositif de défense complet pour éliminer tout ce qui y ressemble, dans l’instant mais aussi à l’avenir, grâce aux grandes capacités de mémoire de notre système immunitaire. C’est le principe de toute vaccination préventive : exposer à notre système immunitaire un échantillon représentatif de l’agent pathogène pour qu’il développe, par anticipation, tout l’arsenal défensif qui sera un jour mobilisé si le pathogène se présente.

Pour activer le système immunitaire, l’ARNm a un autre avantage : la simple présence de ces molécules dans notre organisme est un signal d’alerte. Lorsque certaines cellules immunitaires captent une présence anormale d’ARN, des mécanismes inflammatoires sont déclenchés. Ils contribuent à établir un contexte favorable à la réponse immunitaire et sont indispensables dans une démarche de vaccination. Dans les vaccins « classiques », ce rôle est joué par les adjuvants, qui sont donc rendus inutiles dans les vaccins à ARNm.

L’approche vaccinale contre les cancers

Quand il s’agit des cancers, l’approche n’est plus préventive ; elle vise à être curative : on ne prépare pas le système immunitaire à être efficace contre de futures et éventuelles cellules cancéreuses, mais on cherche à faire en sorte de rétablir et focaliser son action quand un cancer s’est développé. Au-delà de cette différence temporelle, le principe est le même : faire en sorte d’exposer aux cellules immunitaires des échantillons représentatifs des cellules cancéreuses, dans un contexte inflammatoire adapté. Dès lors, l’une des grandes questions est de savoir quel(s) échantillon(s) présenter. En effet, il faut s’assurer que ce ciblage ne puisse pas monter le système immunitaire contre des cellules saines qui exprimeraient, elles aussi, la protéine codée par les ARNm vaccinaux ! Pour trouver des cibles spécifiques aux cellules cancéreuses, la piste que suivent majoritairement les chercheurs repose sur l’exploration du patrimoine génétique des tumeurs : certaines des mutations génétiques présentes dans les cellules cancéreuses se répercutent directement sur la nature des protéines produites par ces cellules. En désignant ces protéines mutées au système immunitaire, ce que les immunologistes appellent des « néo-antigènes », le ciblage de la tumeur est, théoriquement, assuré.

Aujourd’hui, cette stratégie fait déjà l’objet d’essais cliniques, à des stades encore précoces, notamment dans le cadre de cancers du sein triple négatifs et de mélanomes. Les néo-antigènes ciblés dans chaque cas sont multiples. Les vaccins actuellement testés sont ainsi constitués d’un cocktail d’ARNm, encapsulés dans des vésicules de lipides, destinées à protéger les fragiles ARNm et à faciliter leur intégration dans les cellules.

Toutefois, le cancer n’est pas le seul type de maladie visée. D’autres vaccins plus efficaces contre la grippe, mais aussi des traitements visant certaines pathologies cardiaques, la mucoviscidose (maladie génétique) ou encore le cytomégalovirus pourraient aussi voir le jour. De plus, le VIH pourrait être également concerné. Si les plus grands espoirs sont permis, rien n’est toutefois encore gagné et la patience sera de mise.

FREDAL

Quand l’actualité rejoint la Bible

Il est important de reconnaître quand l’Histoire se répète – pour cela, sachons décoder la Bible.

Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ

Dans le livre d’Esdras, l’édit de Cyrus en 538 av J.C permit aux exilés de Babylone de revenir sur leur terre pour bâtir le Temple et reconstruire les murailles. Dieu avait limité le temps de l’exil à 70 ans.

Plusieurs Cyrus se sont manifestés dans notre temps

Lord Balfour et sa Déclaration (nov 1917) ouvrant la porte à un Etat juif, le président Harry Truman donnant la voix des USA pour la création d’Israël (nov 1947), et récemment le président Donald Trump le 6 déc 2017, qui déclara « Jérusalem capitale d’Israël ».


Il est étonnant de voir le parallèle avec Esdras et son temps : « Les ennemis de Juda et de Benjamin apprirent que les fils de la captivité bâtissaient un temple à l’Eternel ». Ils se plaignirent alors à l’ONU de l’époque, les rois Assuérus et Artaxerxés. On peut lire la lettre des détracteurs dans le témoignage d’Esdras, de même la réponse du roi confirmant l’ordre de Cyrus.

Les arguments des antisionistes n’ont pas changé, utilisant le mensonge et la calomnie. Ainsi écrivirent-ils à l’époque que Jérusalem était « une ville rebelle, méchante et funeste », que laisser rebâtir la ville reviendrait à perdre de l’argent des taxes et péages, et que l’histoire démontre que Jérusalem est un problème pour tout le monde.

Le 13 oct 2016, l’UNESCO décrétait : « Il n’y a pas de lien entre le peuple Juif, Jérusalem et le Mont du Temple » – Le Conseil exécutif de l’UNESCO, comprenant 58 pays, a adopté une résolution palestinienne qui nie tout lien entre les Juifs et le Mont du Temple et lie le site sacré aux seuls Musulmans »
« Rien de nouveau sous le soleil », disait l’Ecclésiaste.

Seigneur, réveille notre esprit !

Selon Esdras, Dieu a réveillé l’esprit de Cyrus, puis des Juifs, des Lévites devant revenir de Babylone ; 50 000 seulement firent ce choix. Je crois véritablement que nous avons le choix d’être « réveillés » – Juifs et/ou chrétiens ! Les Juifs ont à faire l’aliyah pour sortir de l’exil des nations – il en manque encore beaucoup à l’appel – les chrétiens ont à faire teshouva et revenir à la pensée hébraïque, en sortant de Babylone.
Nous sommes dans le dernier épisode de la saison 1 de l’Histoire humaine ! En fait, la saison 2 sera glorieuse avec l’établissement du Royaume de David sur terre : « Oui, l’Eternel a choisi Sion, Il l’a désirée pour Sa demeure : c’est mon lieu de repos à toujours ; J’y habiterai, car Je l’ai désirée… Je revêtirai de salut ses sacrificateurs, et ses fidèles pousseront des cris de joie. Là J’élèverai la puissance de David, Je préparerai une lampe à mon oint (Mashia’h). Je revêtirai de honte ses ennemis, et sur LUI brillera Sa couronne ».

Dieu a fait sa part, à nous de nous laisser réveiller pour le dernier acte ! Le nouveau Nimrod a l’intention d’imposer sa propre Torah, sa loi maléfique, et d’imposer son N.O.M. – le Nouvel Ordre mondial. Daniel en a eu la prescience : « Le Dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le Dévastateur » La Torah de Sion

Il importe que « les réveillés » se fassent confiance – les Esdras et les Cyrus. D.ieu a Ses plans qui ont les meilleures chances d’aboutir – c’est normal, ils sont parfaits. Israël demeure au centre de tout, et quels que soient les dires de l’Onu ou l’Unesco, nous déclarons que Jérusalem est « la capitale éternelle et indivisible d’Israël », et que le Mashia’h y règnera sur toutes les nations. Et soyons certains, « … de Sion sortira la Torah et de Jérusalem la parole de l’Eternel – des peuples s’y rendront en foule et monteront à la maison de Jacob »

« Il ne dort ni ne sommeille, le Gardien d’Israël »

Les Arabes Israéliens, de Vrais Citoyens?

En l’espace de quatre mois, ce sont quatre États arabes qui ont normalisé leurs relations avec Israël. Cette évolution remarquable permet d’envisager la fin éventuelle de la guerre entreprise en 1948 par les États arabes contre Israël.

Mais il y a une autre bonne nouvelle, moins visible, dont l’impact pourrait lui aussi être considérable. Un changement d’opinion est en train de se produire parmi des gens qui constituent l’ennemi ultime d’Israël à savoir, ses citoyens arabes. Cette frange de la population israélienne pourrait finir par mettre un terme à l’isolement politique qu’elle s’est imposée à elle-même et reconnaître l’État juif.

Le premier Arabe israélien à devenir ministre, Raleb Majadele, s’exprimant à Yad Vashem en 2008.

Qui sont ces Arabes israéliens

Ils vivent en Israël, ont les mêmes droits électoraux que les autres citoyens. Ils représentent plus d’1,8 million de personnes, soit un peu plus de 20 % de la population, et sont issus de familles qui, à la création d’Israël, en 1948, étaient des Palestiniens de l’intérieur, c’est-à-dire dans les frontières du nouvel État. Pendant longtemps, ils ont boycotté les élections. Aujourd’hui ils occupent 15 sièges sur les 120 de la Knesset.

Tout d’abord, quelques éléments de contextualisation. Lors de la création d’Israël, ce sont environ 600.000 Arabes dont une majorité de personnes instruites qui ont pris la fuite, laissant derrière eux 111.000 autres Arabes, paysans pour la plupart. Cette population arriérée s’est ensuite multipliée plusieurs fois au fil des décennies et a été augmentée par un afflux permanent d’immigrés (dans le cadre de ce que j’appelle « aliya musulmane »).

Il y a bien longtemps que cette population s’est libérée de son carcan rural : elle est désormais instruite, mobile et connectée. À l’heure actuelle, elle compte un juge à la cour suprême et un ministre au gouvernement ainsi que des ambassadeurs, des hommes d’affaires, des professeurs et bien d’autres personnes d’excellence.

Malgré ces progrès impressionnants, la communauté a invariablement voté pour une représentation radicale et antisioniste à la Knesset, le parlement israélien. Bien qu’ils soient séparés entre eux par de fortes différences idéologiques et divisés entre nationalistes palestiniens, nationalistes panarabes, islamistes et partisans de la gauche, tous les députés de cette communauté rejettent la judéité d’Israël.

Une telle attitude les prive de toute influence dans la direction du pays. Ils sont non seulement exclus de tout pouvoir de décision pour les questions sensibles en matière diplomatique et de défense mais en outre, ils n’ont pratiquement pas leur mot à dire sur la formation des gouvernements. Ce n’est qu’à de très rares occasions (comme lors des accords d’Oslo en 1993) que leur voix pèse dans les décisions politiques majeures. Jusqu’à présent, toutes les tentatives menées par les responsables politiques arabes en vue de sortir de cette impasse ont échoué.

Mansour Abbas à la Knesset.

Jusqu’à l’arrivée de Mansour Abbas. Âgé de 46 ans, il dirige un parti islamiste, la Liste arabe unie (également connue sous le nom de Ra’am), qui détient 4 des 120 sièges de la Knesset. Originaire de la petite ville de Maghar en Galilée, il a obtenu un diplôme en dentisterie à l’Université hébraïque de Jérusalem et poursuit actuellement des études doctorales en sciences politiques à l’Université de Haïfa. Marié et père de trois enfants, il exerce la dentisterie à Maghar.

Récemment, Abbas (qu’il ne faut pas confondre avec Mahmoud Abbas, 85 ans, chef de l’Autorité palestinienne) est apparu comme un responsable politique capable de négocier et prêt à agir de façon pragmatique au nom des Arabes israéliens. En ces temps de turbulences électorales marqués notamment par de nouvelles élections programmées en mars 2021, il a rapidement acquis une grande influence du fait qu’il se montre enclin à coopérer avec Benyamin Netanyahou voire à secourir ce dernier comme Premier ministre.

Il exprime ouvertement ses intentions quand il dit : « Netanyahou essaie de profiter de moi mais j’en fais autant avec lui. » Plus précisément, il souhaite que Netanyahou facilite la construction légale dans les villes arabes et approuve l’octroi de fonds destinés à faire face aux problèmes de criminalité arabe. Le succès dans ces domaines pourrait lui attirer suffisamment de sympathie pour remporter davantage de sièges lors de la prochaine législature.

Un sondage récent montre que l’approche d’Abbas a touché une corde sensible. Par ailleurs, Yousef Makladeh de la société de consulting StatNet, indique que « plus de 60% des Arabes [israéliens] soutiennent l’approche du député Mansour Abbas selon laquelle ils peuvent travailler avec la droite [juive]. » Il ajoute que « la majorité de l’opinion publique arabe est favorable aux accords de paix avec les États du Golfe. »

Alors qu’Ariel ben Solomon de JNS ne voit dans les changements apportés par Abbas qu’un « geste tactique », Mazal Mualem d’Al-Monitor considère ce dernier comme « l’une des personnalités les plus influentes du monde politique israélien » et Gil Hoffman du Jerusalem Post suggère que l’alliance d’Abbas avec Netanyahu « pourrait changer à jamais la vie politique israélienne. »

En effet, cela se pourrait bien. Abbas offre aux Arabes israéliens le moyen d’abandonner enfin leur vieille attitude négative et stérile vis-à-vis de l’État juif. Sa flexibilité pourrait reléguer aux oubliettes l’étude influente publiée en 2006, The Future Vision of Palestinian Arabs in Israel (La vision d’avenir des Arabes palestiniens en Israël), qui n’offre sa loyauté envers Israël qu’après l’abandon par celui-ci de sa nature juive au profit d’un État binational dans lequel la culture et le pouvoir palestiniens jouissent d’une égalité totale.

Loin de l’appel à la pitié mettant l’accent sur la souffrance des Palestiniens, les leaders de la liste arabe unie n’hésitent pas à employer un ton humoristique. Ils sont actifs sur les réseaux sociaux et orchestrent d’une main de maître leur couverture médiatique.

Cette évolution fait progresser, parmi les Arabes israéliens, la prise de conscience croissante de la triste réalité quotidienne des Palestiniens en Irak, en Syrie, au Liban, en Jordanie, en Cisjordanie et à Gaza, et conduit à admettre, selon les mots d’un habitant de Jérusalem, que « l’enfer d’Israël vaut mieux que le paradis d’Arafat. » En outre, cela confirme les mutations profondes à l’œuvre concernant les attitudes envers Israël, où l’on voit une acceptation croissante de la part des Arabes et des musulmans alors qu’on constate un rejet de plus en plus grand de la part de la gauche mondiale.

Scène de la vie quotidienne des Palestiniens en Syrie : le camp de Yarmouk à Damas en 2015.

Bien qu’ils soient peu nombreux et faibles, les citoyens arabes israéliens ont un rôle d’une importance exceptionnelle à jouer pour l’avenir d’Israël. Puisse ce rôle s’exercer dans un sens positif.

SÛR QUE NUL NE REGRETTERA L’ANNÉE 2020

L’année 2020 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toutes natures.

Nous avons vu comment un minuscule virus peut immobiliser des continents, des peuples, une planète entière. Il a suffi qu’il voyage d’un pays à un autre pour qu’il glace tout sur son passage.

Et pourtant un virus ne pense pas. Il n’est le messager de personne ni d’aucune cause puisqu’il ne véhicule rien d’autre que son venin. Se faisant pédagogue de la différence entre la causalité et la corrélation, invitant la raison à supplanter l’émotion.

Une épidémie dont les portées nous ont prouvés combien nous sommes fragiles et vulnérables. Combien notre indulgence et désinvolture peuvent mener à l’angoisse, à la mort, à l’absurde. Cette pandémie de peur et de renoncements nous a tous saisis. Le drame, au fond, aurait été de fermer cette parenthèse sans s’interroger pleinement, profondément et maintenant sur nous-mêmes et sur ce qui s’est joué, avec notre sidérante complicité.

Beaucoup d’encre a été versé sur un prétendu complot global… beaucoup ont dirigé leur index sur la Chine, sur le mondialisme, sur le manque de frontières aériennes et de frontières tout court… peu ont pu voir la réalité de la faillite humaine. Et ce scénario de l’horreur n’a fait que s’amplifier.

Le progrès a son prix attaché à son talon. Plus l’homme s’émancipe plus il dévoile sa faiblesse face aux nombreux dangers qui le guettent. Sommes-nous destinés à nous cloîtrer? À ne pas faire confiance aux autres? Est-ce le résultat de notre arrogance, de notre candeur, de notre félonie, de notre corruption ? Ou est-ce une punition de Dieu? …

C’est un temps qui réclame notre repli en soi, notre reprise de conscience, notre solitude et isolement… C’est un temps où la prière ne sera pas dite pour nous seuls, mais pour toute la population du monde entier. Nous découvrons soudain notre fraternité dans ce mal qui nous est commun, qui n’épargne personne, ni le blanc, ni le noir, ni le jaune ou le rouge. C’est un mal qui nous détruira et détruira le peu de confiance que nous nourrissons envers nos semblables, ceux notamment qui sont responsables des services de santé, et envers ceux qui sont appelés à lui faire front et lui trouver un remède… C’est aussi une épreuve de leur intégrité, de leur sincérité… Le sont-ils ? Le seront-ils ? Pourront-ils dépasser leur soif de bénéfice ?

Nous progressons dans un épais brouillard et notre foi s’embrouille. Et si ce n’était qu’une morbide mise en scène pour récolter plus de pouvoir ? Les vaccins qu’on nous propose sont-ils réellement efficaces ou non ? Dans un monde où la corruption possède des assisses inébranlables, en qui pouvons-nous encore croire ?

On ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. Or, je dois bien dire que depuis des années, nous nous sommes installés dans un déni parfois fragrant de réalité.

Le cauchemar ne s’est pourtant pas dissipé jusque-là.

Nous sommes tous assaillis par un déluge de questions, de doutes, de peur… devons-nous nous jeter dans les flots menaçants de notre incertitude ? Que nous réservera notre lendemain ? 2021 sera-t-il porteur de notre délivrance ou bien sonnera-t-il le glas pour l’humanité entière ? Alors faut-il s’en désespérer ?

NON 2021 va retentir par nos clameurs de soulagement, de libération, et verra la lumière de la joie et de l’absolution poindre dans notre horizon. Chacun de nous retrouvera un peu de sens et un peu de maîtrise de sa vie en plus, et que dans l’ordre des idées et des dires, des voix écrites et parlées, une grâce se réveille, un bon levain, un venin heureux – et au fond de l’inconnu, du nouveau naîtra.

Que 2021 soit une année de paix ou de bruit, de réformes ou de révoltes, d’événements à pas de loup ou de colombe, tout, vraiment tout, plutôt que ces limbes qui en longues files mornes errent dans ce brouillard brunâtre. Que l’on cesse d’inventer des fêtes de rien pour meubler le rien et que l’on imagine des fêtes de tout pour exalter le tout.

Souhaitons-nous Enfin une année 2021 qui nous fera oublier les séquelles de la précédente. Nous en avons tant besoin.

FREDAL

Un spray buccal contre l’obésité reçoit le prix « Alimentation nutrition »

Le professeur Naim Khan a reçu mardi dernier de la part de l’Académie de médecine une distinction pour son spray anti-obésité. Un dispositif qui utilise des « leurres lipidiques ».

Simuler le « goût du gras »

Par conséquent, l’équipe a développé des « leurres lipidiques ». Ceux-ci vont simuler le « goût du gras » et ils vont « venir se fixer sur les récepteurs gustatifs, les papilles gustatives, des personnes obèses et vont déclencher une perception intense de plaisir alimentaire par le cerveau », explique Naim Khan. D’après les premiers tests réalisés sur des souris, « on a noté une baisse de la prise alimentaire, une baisse de l’obésité mais avec un plaisir accentué de lipides alimentaires. Ces molécules ne marchent que chez la souris obèse. Si on donne la molécule à une souris mince, il n’y a pas d’effet », explique le professeur.

En France, 17 % de la population adulte est obèse. L’obésité touche ainsi chez nous plus de 8 millions de personnes. Un constat alarmant dans la mesure où le surpoids excessif augmente le risque de développer des maladies cardio-vasculaires et autres pathologies comme le diabète.

Cette maladie chronique peut aussi entraîner de graves conséquences en cas de contamination par la Covid-19. Du moment où on possède un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30, on est obèse. Pour lutter contre ce problème de santé, la pratique d’une activité physique régulière est recommandée en plus d’une bonne hygiène alimentaire.

Attention aux lipides !

Cependant, plus on pèse lourd, plus on a tendance à consommer des nourritures riches en lipides. Cela est dû à la baisse de la perception sensorielle des acides gras. Afin de compenser cette diminution de la sensibilité de nos organes aux molécules responsables de l’accumulation de graisses dans notre organisme, une équipe spécialisée dans la physiologie de la nutrition et la toxicologie a mis au point un spray anti-obésité. Avec Naim Khan, professeur des universités en physiologie à l’université de Bourgogne, à sa tête, le team avance que son dispositif pourra aider les personnes souffrant d’obésité à réduire leur poids.

LES NAZIS ET LES JUIFS D’AFRIQUE DU NORD

Cet épisode est à retenir.

La normalisation des relations entre Israël et le Maroc, et la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental contesté, ont suscité l’intérêt pour l’histoire des Juifs du Maroc, dont celle notamment des années de l’Holocauste.

L’intérêt accru du public pour l’histoire de la communauté juive d’Afrique du Nord est un sous-produit bienvenu de la normalisation israélo-marocaine, mais l’épisode de cette histoire ne doit pas être négligé.

Certains experts ont, dans leur fougue face à ces développements, dépeint à tort malheureusement la libération alliée de l’Afrique du Nord en 1942 comme la libération simultanée des Juifs de la région de leurs persécuteurs nazis et vichyites. Ce récit décrit la dure réalité de ce qui s’est passé après la victoire des Alliés. L’histoire complète de la manière dont le président Franklin D. Roosevelt a traité les Juifs d’Afrique du Nord est un chapitre profondément troublant de l’histoire de son administration.

Le 8 novembre 1942, les forces américaines et britanniques ont lancé « l’opération Torch » – invasion de l’Algérie et du Maroc occupés par l’Allemagne. En seulement huit jours, les Alliés ont vaincu les nazis et leurs partenaires français de Vichy dans la région. Les Juifs américains s’attendaient à ce que la libération de l’Afrique du Nord entraînerait également la libération des 330 000 Juifs qui s’y trouvaient.

En 1870, les autorités coloniales françaises en Algérie avaient publié le décret Crémieux, qui accordait des droits égaux aux Juifs de ce pays après des siècles de mauvais traitements par les dirigeants arabes (bien qu’il n’ait pas affecté les Juifs du Maroc voisin). Lorsque les Vichyites ont pris le contrôle de l’Afrique du Nord en 1940, ils ont aboli le décret Crémieux et soumis tous les Juifs de la région à une série d’abus, dont des restrictions à l’admission des Juifs dans de nombreuses écoles et professions, des saisies de biens juifs et des pogroms occasionnels par des musulmans locaux, tolérés par le gouvernement.

Les prisonniers ont subi le travail forcé, des passages à tabac aléatoires de la part des gardiens, une surpopulation extrême, un mauvais assainissement, une quasi-famine et peu ou pas de soins médicaux. Selon un rapport, 150 Juifs qui devaient être emmenés dans les camps avaient tellement peur des conditions qui s’y trouvaient qu’ils ont résisté à leur arrestation et ont été exécutés en masse.

Avec la victoire des Alliés, les Juifs d’Afrique du Nord – et leurs coreligionnaires américains – s’attendaient à ce que les prisonniers soient libérés et le décret Crémieux rétabli pour les Juifs vivant dans toute la région. Le Congrès juif américain a prédit avec optimisme que l’abrogation des lois anti-juives de l’ère de Vichy suivrait l’occupation alliée de l’Afrique du Nord «comme le jour succède à la nuit».

Mais le président Roosevelt avait d’autres plans.

Au début de « l’opération Torch », les Alliés avaient capturé l’amiral François Darlan, un haut dirigeant vichyite. Le FDR a décidé de garder Darlan en charge des territoires nord-africains occupés par les Alliés en échange de son ordre aux forces à Alger d’un cessez-le-feu.

De nombreux libéraux de haut volet aux États-Unis ont été sidérés par cette décision. « C’est dans la traîne de la majorité anglaise, française et des démocrates du monde entier quand nous employons un collaborateur nazi comme député dans le gouvernement du premier territoire à être réoccupé», protestait « The New Republic » dans son éditorial.

La guerre était censée apporter une démocratie éclairée dans des régions qui ont subi la botte du fascisme – et non pas maintenir les vieux tyrans au pouvoir.

Non seulement Darlan demeura toujours au pouvoir, mais il a également conservé presque tous les hauts fonctionnaires issus du régime local de Vichy. Darlan a congédié un Vichyite de renom, Yves Chatel, gouverneur de l’Algérie – pour le remplacer rapidement par Maurice Peyrouton, l’officiel de Vichy qui avait signé les lois anti-juives de 1940. Ensemble, Darlin et Peyrouton ont approfondi le décret Crémieux et gardé des milliers de Juifs dans les camps de travaux forcés.

Des grondements d’inquiétude ont commencé à faire surface dans la presse américaine. Un éditorial du 17 décembre dans le New York Times a exprimé des doutes sur la prétendue intention de Darlan de provoquer « l’abrogation des lois anti-juives [et] la libération des prisonniers et des internés ». Les rédacteurs en chef de La Nouvelle République ont demandé le 28 décembre : « Qui contrôle l’Afrique française, Darlan ou les Alliés ? Et dans ce dernier cas, n’est-il pas grand temps que nous nettoyions les restes du fascisme qui existent manifestement encore là-bas? »

Un rapport d’enquête publié le 1er janvier dans le journal de New York City PM affirmait que le régime de Darlan pratiquait une discrimination active contre les Juifs et que « des milliers » restaient « dans des camps de concentration ».

Le président Roosevelt a déclaré publiquement qu’il avait déjà « demandé l’abrogation de toutes les lois et décrets inspirés par les gouvernements nazis ou les idéologues nazis ». En réalité il ne fit rien. Lorsque les journalistes l’ont interrogé lors d’une conférence de presse du 1er janvier 1943, FDR a répondu : « Je pense que la plupart des prisonniers politiques sont… ont été libérés ». Ils ne le furent pas.

Pas de droits pour les juifs.

La transcription officielle de la réunion du Roosevelt avec le major-général Charles Nogues, un chef du régime post-Vichy à Casablanca le 17 janvier 1943, donne un aperçu de la pensée du président.

Nogues a interrogé le président Roosevelt sur les demandes des Juifs d’Afrique du Nord concernant le droit de vote. Selon le sténographe, Roosevelt a répondu : «La réponse à cela était simple, à savoir qu’il n’y aurait pas d’élections, donc les Juifs n’ont pas à se soucier du privilège de voter».

La transcription continue : « Le président a déclaré qu’il estimait que tout le problème juif devait être étudié très attentivement et que les progrès devaient être définitivement planifiés. En d’autres termes, le nombre de Juifs devrait être définitivement limité au pourcentage que représente la population juive d’Afrique du Nord par rapport à l’ensemble de la population nord-africaine.

Roosevelt a expliqué qu’il voulait s’assurer que les Juifs ne « surchargeraient pas les professions ». Il a souligné ce qu’il a appelé « les plaintes spécifiques et compréhensibles que les Allemands portaient envers les Juifs d’Allemagne, à savoir que, bien qu’ils ne représentent qu’une petite partie de la population, plus de 50% des avocats, médecins, enseignants, professeurs d’université, etc. en Allemagne étaient juifs.

En réalité, les juifs représentaient environ 16% des avocats, 11% des médecins, 3% des professeurs d’université et moins de 1% des enseignants en Allemagne.

Il est frappant que le président des États-Unis ait été si prompt à croire aux chiffres exagérés et à conclure que la haine allemande des juifs était donc justifiée.

Les Juifs américains s’expriment

Alors que les semaines se transformaient en mois et que les fascistes restaient au pouvoir en Afrique du Nord, la critique publique de l’administration Roosevelt s’intensifiait.

Les rapports quasi quotidiens de I. F. Stone dans PM ont fait la une des journaux tels que « U.S. Politique en Afrique du Nord : pourquoi le département d’État retarde l’abrogation des lois de Nuremberg » et « Hull admet que des prisonniers antifascistes sont toujours détenus en Afrique du Nord ».

Des articles du New York Times et du Daily News Bulletin de l’Agence télégraphique juive ont commencé à citer, par leur nom, les camps où les Juifs d’Afrique du Nord et les réfugiés politiques étaient réduits à l’esclavage – y compris celui qui était à seulement cinq miles du camp où se trouvaient « les troupes américaines, destinées à mettre fin aux camps de concentration ».

Les dirigeants juifs américains ( ça n’a toujours pas changé ) soutenaient fermement le président Roosevelt – et environ 90 pour cent des juifs ont voté pour lui à plusieurs reprises – mais sa perpétuation de la persécution des juifs d’Afrique du Nord était tout simplement de trop. Le 14 février 1943, le Congrès juif américain et le Congrès juif mondial ont pris la décision sans précédent de dénoncer publiquement la politique du président en Afrique du Nord.

Dans une déclaration publique conjointe, les deux groupes ont accusé que « l’héritage anti-juif des nazis reste intact en Afrique du Nord ». Bien que trois mois se soient écoulés depuis la libération des Alliés, seules quelques « concessions réticentes ont été faites » pour aider les Juifs, tandis qu’aucun changement « de caractère important n’a été apporté à la situation politique et économique ».

Le communiqué a rappelé au président qu’il s’était engagé à « agir pour que les quatre libertés soient déclarées sans plus tarder comme valables pour tous les peuples d’Afrique du Nord, ce qui signifie l’abrogation totale de toutes les lois et décrets antisémites et… la libération de ceux de toute race ou nationalité qui sont détenus en raison de leur soutien à la démocratie et de leur opposition à l’idéologie nazie.

La déclaration remarquable de ces deux organisations juives dominantes n’était que légèrement plus douce que l’accusation de Benzion Netanyahu, directeur exécutif des militants sionistes révisionnistes américains (et père de l’actuel premier ministre d’Israël), selon laquelle « le spectre de la croix gammée plane sur les étoiles du drapeau américain » concernant l’administration de l’Afrique du Nord.

Le rabbin Stephen S.Wise, fondateur et chef de longue date de l’AJC, a ensuite conduit une délégation à Washington pour présenter personnellement leur cas aux responsables américains. Le co-président de S.Wise, le Dr Nahum Goldmann, a organisé un groupe d’exilés français notoires des États-Unis afin de présenter au Département d’État une pétition qui leur est propre. L’Union des Congrégations hébraïques américaines (Réforme) a également appelé l’administration à intervenir contre les Vichyites.

Ces manifestations ont incité un certain nombre d’autres personnalités à prendre la parole, parmi lesquelles le juge de la Cour suprême Felix Frankfurter, le dirigeant juif français en exil, le baron Edouard de Rothschild, et les dirigeants du Comité mixte de distribution juif américain.

Retards angoissants

En mars 1943, plus de quatre mois après la libération du Maroc et du reste de l’Afrique du Nord par les Alliés, l’administration Roosevelt ordonna finalement aux autorités locales d’abroger les mesures anti-juives.

Le processus de mise en œuvre, cependant, a été extrêmement lent. En avril, les camps de travaux forcés en Afrique du Nord ont été officiellement fermés – pourtant, en réalité, certains d’entre eux ont continué à fonctionner durant l’été.

Les quotas juifs dans les écoles et les professions n’ont été supprimés que progressivement. Ce n’est que le 20 octobre 1943 que le décret Crémieux fut enfin rétabli.

Après 10 longs mois de blocage présidentiel et de blocage, ce chapitre inquiétant de la politique étrangère américaine a finalement pris fin.

CRISPR, le « ciseau génétique » à ne pas mettre entre toutes les mains ?

Crispr est une technique de découpage génétique : un enzyme (le Cas9) sert de ciseaux pour altérer un gène visé.

Cet outil facile d’emploi, peu coûteux, permet aux scientifiques de couper l’ADN exactement là où ils le veulent pour par exemple créer ou modifier une mutation génétique, et ainsi soigner des maladies rares. En application pratique, ces ciseaux à ADN créés en 2012 ont permis à des chercheurs californiens d’améliorer la vision chez des rats atteints de cécité

Des Chinois ont quant à eux créé une race de vache sans cornes. Et aux États-Unis, une intervention au sein d’un embryon sur une malformation qui aurait engendré un problème cardiaque a permis de couper le gène responsable, et donc de supprimer la maladie.

Que signifie exactement CRISPR, et qui a découvert CRISPR-Cas9 ? Cette technique de modification génétique est présentée comme révolutionnaire : comment fonctionne-t-elle ? Elle soulève également d’inévitables enjeux éthiques.

Son nom sonne un peu comme une biscotte suédoise et pourtant, CRISPR-Cas9 est né en Californie en 2012. À l’origine de ces « ciseaux génétiques », la chercheuse française de l’université de Berkeley Emmanuelle Charpentier, et sa collègue américaine Jennifer Doudna. Elles mettent au point une paire de grands ciseaux de couture qui feraient des entailles dans le long ruban entortillé de l’ADN. Une façon de modifier facilement le patrimoine génétique des êtres vivants, aussi bien celui des hommes, que celui des animaux ou des plantes. Toutes deux ont reçu le prix Nobel 2020 de chimie pour ces travaux.

Emmanuelle Charpentier

Concrètement, CRISPR-Cas9 associe deux éléments. Un brin d’ARN, une molécule très proche de l’ADN présente dans tous les organismes, qui permet de guider l’enzyme Cas9. C’est elle qui sera chargée de couper l’ADN. Le couple va tâter chaque balise tout le long de l’ADN, jusqu’à trouver l’endroit correspondant au bon endroit pour faire une entaille.

« L’ADN est souvent illustré comme une sorte d’échelle avec des barreaux. Il faut imaginer que les ciseaux génétiques peuvent couper certains de ces barreaux, en faisant une incision juste avant et juste après », nous explique Carine Giovannangeli, chercheuse au CNRS et directrice de l’institut thématique Bases moléculaires et structurales du vivant de l’Inserm.

Une fois découpée, la cellule va engendrer ses mécanismes pour réparer la blessure, un peu comme au niveau de l’épiderme de la peau. La cellule s’arrête alors de fonctionner et essaye de se réparer. « Sauf que la cellule met un peu n’importe quoi pour boucher le trou, ce qui inactive le gène », poursuit Anne Galy, directrice de l’Unité de recherche Integrare à l’Inserm et de l’Accélérateur de recherche technologique en thérapie génomique.

Avec cette technique, il est donc possible de simplement éteindre un gène ou de repérer une séquence génétique en rendant Cas9 inactive afin qu’elle ne coupe pas dans l’ADN. Encore plus intéressant, il est aussi possible de donner un patron à la cellule pour qu’elle répare la cassure d’une certaine façon.

Un espoir contre le cancer

Une avancée majeure qui a enthousiasmé la communauté scientifique. Et pour cause, elle permet de guérir des maladies rares restées pour l’instant sans traitement et offre aussi beaucoup d’espoir dans le domaine de la cancérologie, notamment grâce aux CAR-T cells. Cette technique consiste à extraire des lymphocytes T du patient, à les modifier génétiquement pour qu’ils ciblent la tumeur, puis à les réinjecter au malade.

Fonctionnement de CRISPR-Cas9

La semaine du 2 juillet 2018, deux médicaments ont obtenu un avis favorable pour une autorisation de mise sur le marché européenne, le Kymriah et le Yescarta. Tous deux montrent des résultats impressionnants dans le domaine des leucémies (les cancers du sang). Administré chez des patients jeunes, pour lesquels un premier traitement n’avait pas eu d’effet, le Kymriah a permis à 83 % des patients d’entrer en rémission, même avec une seule dose. « C’est une révolution. Avant, on essayait de corriger les gènes défectueux en injectant un gène normal. Mais la partie défectueuse était toujours là et l’ADN introduit dans l’organisme allait s’intégrer n’importe où, ce qui avait même provoqué des cancers. CRISPR permet d’aller introduire ce gène dans un endroit sans danger », rappelle Carine Giovannangeli.

Aujourd’hui, des centaines de laboratoires utilisent cet outil. Il s’est démocratisé au point que, pour quelques centaines de dollars, il est possible de se procurer un kit sur internet et de se livrer à des expériences de bio hacking dans sa cuisine. « Est-ce que cela peut-être dangereux ? Oui. Comme l’outil est simple d’utilisation et à la portée de tous, cela signifie qu’on peut éditer le génome comme on veut et en faire une utilisation inappropriée, comme l’eugénisme. Mais je ne pense pas que la menace passe vraiment par des biohackers qui mènent des expériences dans leur garage », souligne Anne Galy.

Modifier les animaux et les plantes

Si les expériences sur les être humains restent très encadrées, les essais sur les animaux vont beaucoup plus loin. «  On sait faire entrer des mutations dans les cellules animales  », explique Carine Giovannangeli. N’allez pourtant pas imaginer une seringue qui, après avoir été injectée à une brebis, lui ferait pousser un troisième œil sur le front. « Ces opérations se réalisent au niveau de l’œuf, quand l’animal est en gestation, surtout sur des souris.  » Mais dans des pays où la législation est moins stricte qu’en France, certains chercheurs ont déjà donné naissance à des animaux d’un genre nouveau, comme le rapporte un article du MIT.

À l’Institut de biomédecine et de santé à Guangzhou en Chine, des scientifiques ont donné naissance à des chiens dotés d’une masse musculaire deux fois plus importante que la normale. L’expérience a eu lieu sur des beagles, chez qui la myostatine, un gène limitant la croissance des tissus a été supprimée. « Les chiens ont plus de muscles et devraient être capables de courir plus vite, ce qui est utile pour la chasse ou dans un cadre militaire », avaient alors déclaré les chercheurs chinois.

Les chercheurs de l’Université de Tel Aviv parmi les meilleurs au monde

Pas moins de 333 chercheurs de l’Université de Tel-Aviv font partie des 2% meilleurs au monde dans leur discipline, a annoncé jeudi l’établissement dans un communiqué, citant une étude réalisée par « la prestigieuse Université américaine Stanford ».

« L’Université de Tel-Aviv est reconnue pour son excellence académique »

Cette étude se base notamment sur le nombre d’articles écrits par ces chercheurs, sur le nombre de fois où ils ont été cités et sur leur impact dans leur domaine, précise l’Université de Tel-Aviv.

Au total, près de 160.000 chercheurs issus de 149 pays différents figurent sur cette liste, qui comprend par ailleurs 22 disciplines et 176 sous-domaines.

« C’est une véritable fierté israélienne », s’est enthousiasmé le professeur Dan Peer, vice-président en charge de la recherche au sein de l’Université de Tel-Aviv, « lui-même classé parmi les 0,4% premiers chercheurs mondiaux dans le domaine des nanotechnologies ».

« L’Université de Tel-Aviv est reconnue pour son excellence académique, et pour être un des meilleurs établissements multidisciplinaires », a-t-il ajouté.

« C’est un grand honneur [de savoir] que 333 de nos chercheurs figurent sur la liste des 2% meilleurs [chercheurs] au monde », a salué le prof. Dan Peer.

Une nouvelle étude de l’Université Stanford a vérifié quels sont les 2% des principaux chercheurs du monde dans les différentes disciplines. La liste totale comprenait près de 160 000 chercheurs de 149 pays dans 22 disciplines et 176 sous-domaines. Selon le classement établi, 333 professeurs de l’Université de Tel-Aviv figurent parmi les 2% des principaux chercheurs (en termes de nombre d’articles, de citations et d’impact). 155 d’entre eux figurent dans le premier centile (1%) et 74 dans le demi-pour cent supérieur (0,55%).

14 dans le TOP50

Le succès est encore plus marquant si l’on s’attache à l’examen du TOP50 dans chaque domaine : selon le classement, 14 chercheurs de l’Université de Tel-Aviv figurent sur la liste des 50 meilleurs chercheurs au monde dans leur domaine.

le Prof. Yithak Gilboa (Crédit: Université II de Tel-Aviv)

Le Prof. Yitzhak Gilboa de l’Ecole d’économie est classé sixième dans le domaine de l’économie théorique, et le Prof. (émérite) David Schmeidler de l’Ecole de mathématiques au 12e rang dans le même domaine.

Le Prof. Iska Cohen Mansfield de la Faculté de médecine a été classée 12e au monde dans le domaine de la gériatrie. Trois membres du corps professoral de la Faculté d’ingénierie sont également bien classés: le Prof. Emilia Fridman à la 26e place dans son domaine, le Prof. émérite Gedeon Dagan et le Prof. Boris Malamud à la 29e place, chacun dans son propre domaine.

« C’est une véritable fierté israélienne », a déclaré le Prof. Dan Peer, Vice-Président chargé de la recherche de l’Université de Tel-Aviv, lui-même classé parmi les 0,4% premiers chercheurs mondiaux dans le domaine des nanotechnologies. « L’Université de Tel-Aviv est reconnue pour son excellence académique, et pour être l’un des meilleurs établissements multidisciplinaires, et c’est un grand honneur que 333 de nos chercheurs figurent sur la liste des 2% meilleurs au monde ».

La liste comprend également le Prof. émérite Micha Sharir de l’École d’informatique (35e rang) et le Prof. Arie Livnat de l’École de mathématiques (36e), ainsi que quatre membres du corps professoral de la Faculté des sciences humaines: le Prof. émérite Rachel Giora du Département de linguistique (40e), le Prof. Israel Finkelstein (44e) du Département d’archéologie, le Prof. émérite Benjamin Isaac du Département d’études classiques (45e place) et le Prof. émérite Ilana Shohami de l’Ecole d’éducation (47e au monde).

Par ailleurs les universités israéliennes sont classées au top 100 des universités les plus innovatrices dans le monde sur une liste annuelle établie par l’agence de presse Reuters.

L’Université hébraïque se classe à la 82e place, se hissant de 12 places par rapport au classement de l’an dernier. L’université de Tel Aviv est 88e et l’Institut de technologie israélien du Technion se retrouve au 89e rang.

Reuters identifie les institutions éducatives qui contribuent le plus au progrès de la science, à l’invention de nouvelles technologies et à faire fonctionner les nouveaux marchés et industries.

Le classement se fonde sur un certain nombre d’indicateurs, notamment les dépôts de brevet et les citations dans les articles de recherche.

Reuters a cité la compagnie de transfert de technologie de l’Université hébraïque, la compagnie de développement de recherche Yissum, qui amène sur le marché les technologies et les découvertes des étudiants et des chercheurs, avec 1000 brevets enregistrés couvrant 2 800 inventions, plus de 900 technologies autorisées et le lancement de 125 start-ups.

Globalement, parmi les 100 premières universités, 51 sont basées en Amérique du nord, 26 en Europe, 20 en Asie et trois en Israël.

L’université de Stanford occupe la plus haute place du podium pour la troisième année consécutive suivie par le MIT et Harvard.

FONDS DE SOUTIEN D’URGENCE

Touchés de plein fouet par la crise économique due au Covid19, des milliers d’étudiants ont perdu leur emploi et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins.
Pour les aider, contactez en France: afauta@wanadoo.fr Tél : 01 40 70 18 07
En Israël : tlvuniversite@gmail.com Tél : 03 640 67 80

Important : Les articles publiés par l’Association française de l’Université de Tel-Aviv portent sur des recherches en cours. Sauf indication contraire, le chemin est encore long jusqu’au passage à l’industrie qui permettra de mettre les traitements à la portée du grand public.