Preuve du peuple d’Israël dans l’antiquité

l’extrême nouveauté lors de son apparition antique, aboutissement d’un processus pluri centenaire, la formalisation du judaïsme rassemble plusieurs traditions religieuses régionales peu à peu fondues en un seul et même culte hégémonique, où Hashem trône en majesté.

Les chercheurs ont découvert des inscriptions rupestres de Jérusalem détaillées mentionnant le roi de Judée Ézéchias, dont l’existence date du VIIIe siècle avant notre ère, lors d’une découverte archéologique « monumentale ».Un professeur d’études bibliques et d’histoire ancienne de l’Université de Haïfa souligne « l’une des découvertes archéologiques les plus importantes de tous les temps en Israël » : on a décrypté cinq nouvelles inscriptions royales monumentales évoquant le roi Ézéchias de Juda, qui comprennent ensemble des dizaines de lignes et des centaines de lettres.

extrait de lettres présentes dans l’inscription -doc : prof Galil

L’histoire gravée à même la pierre

Le professeur Gershon Galil, ancien président du département d’histoire juive de l’université, a déclaré que les inscriptions mentionnent le nom d’Ézéchias et résument ses principales actions au cours des 17 premières années de son règne, dont :
• Un projet d’alimentation en eau (le creusement du tunnel de Siloam et la piscine),
• La réforme rituelle,
• L’essor de la conquête de la Philistie
• Et l’accumulation des biens.

Les inscriptions, a-t-il soutenu, indiquent également la date exacte à laquelle le projet de fourniture d’eau a été achevé : le 2 Tammuz dans la 17e année d’Ézéchias = 709 avant notre ère.

Rappelons Qu’Israël est un nom théophore, c’est-à-dire qu’il est formé du nom d’une divinité El et d’une racine sémantique largement débattue : Mon ami Thomas Römer l’interprète comme étant celle de la lutte, du combat, puisque Jacob aurait reçu le nom d’Israël après avoir lutté contre l’ange de Yhwh (Gn 32 : 28). La première attestation du nom d’Israël date des années 1210 avant notre ère, gravé sur une stèle du pharaon Merneptah : il fait alors référence à une tribu établie en Palestine actuelle entre Askhelon, au Sud, et Yanoam, au Nord.

« Cela vient éclairer la chronologie antérieure qui précède le règne d’Ezéchias en 726 av. notre ère, où les rois d’Israël et de Juda ont écrit des inscriptions royales indiquant leur nom et leurs actes », a déclaré Galil.

L’une des inscriptions a été gravée dans la roche à droite de l’entrée du tunnel n ° 4 dans la salle ronde de la piscine cananéenne à côté de la source Gihon. D’exactement 48 centimètres de large et 38 cm de long, elle est située à 140 cm au-dessus du sol, a expliqué l’universitaire.

La stèle dite de Tel Dan datant du VIIIe, qui porte l’inscription « bytdwd » souvent interprétée comme « maison de David ». Mais l’onction de Saül par Samuel à Silo – sanctuaire yahwiste à l’importance croissante vers les XIIe-XIe siècles, avant sa destruction en 1050 – et les noms théophores des descendants de Saül témoignent du culte de Yhwh en Israël à cette époque-là. L’arche d’alliance souvent mentionnée dans les livres de Samuel, traduirait l’existence d’un autel portatif, à la manière des tribus nomades : à l’intérieur, des bétyles ou pierres sacrées symbolisent la divinité.

Le cadre de l’inscription a été découvert en 1909 par Louis-Hugues Vincent, mais il croyait qu’il n’y avait là aucune inscription, mais seulement un cadre et une surface nivelée préparée pour écrire un texte qui n’avait finalement pas été écrit, dit Galil. Tout bibliste qui se respecte est tenu de s’intéresser à la question, qui fait partie des outils et des recherches bibliques.

« C’est ce que tous les autres chercheurs ont affirmé au cours des 113 dernières années. Mais récemment, il s’est avéré qu’il y avait une inscription extrêmement impressionnante à cet endroit. Bien qu’érodées par le temps, la grande majorité des lettres sont lisibles », a-t-il expliqué.

Que dit l’inscription biblique ?

Ceci est une citation textuelle de l’inscription qui comprend 11 lignes, 64 mots et 243 lettres :
1. Ézéchias, fils d’Achaz, roi de Juda,
2. fait la piscine et le conduit.
3. La dix-septième année, le deuxième (jour), le quatrième (mois),
4. du roi Ézéchias, le roi apporta
5. l’eau dans la ville par un tunnel, le roi conduisit
6. l’eau dans la piscine. Il frappa les Philistins
7. d’Ekron à Gaza et y a placé l’unité OREB de
8. l’armée de Juda. Il a brisé les images et brisé en ˹morceaux˺ le Nehu˹sh˺tan
9. et il enleva les hauts lieux et abattit l’Asherah. Hezek˹ia˺h, le roi,
10. accumulé dans toutes ses maisons de trésor et dans la maison de YHWH
11. beaucoup d’argent et d’or, des parfums et une bonne pommade.
Cette « inscription sommaire », poursuit Galil, « est ordonnée littérairement, et non chronologiquement, et se divise en cinq éléments : le titre, le projet d’apport en eau, les guerres contre la Philistie, la réforme et l’accumulation de propriété.

Le judaïsme se structure sur le modèle qu’on lui connaît aujourd’hui : face à l’hellénisation croissante des communautés, différentes sectes se forment, qu’elles soient favorables à cette mutation – comme les sadducéens, quoique traditionnels en termes de dogmes – ou hostiles comme les pharisiens, les esséniens (secte pharisienne messianique) ou zélotes (mouvance armée anti-romaine). Le modèle pharisien l’emporte, résolument hostile aux nouveautés et ancré dans une pratique quotidienne rituelle, jusqu’à la définition même de la Bible hébraïque telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Je suis profondément heureux que l’Assemblée des professeurs du Collège de France ait jugé utile de créer à nouveau une chaire consacrée à la recherche sur la formation et la composition de la Bible hébraïque, et qu’on ait confié à Monsieur Thomas ROMER cette chaire

Merci Thomas de m’avoir transmis cette curiosité contagieuse.

FREDAL

HANOUCCAH DANS L’OBSCURITÉ

09 Décembre 2020

Est-ce que le vent du miracle de HANOUCCAH soufflera sur le monde en cette fin d’année maudite? Est-ce que les fioles que nous allumerons durant les huit jours de HANOUCCAH ramèneront la lumière afin d’éloigner les ténèbres dans lesquels le monde entier se débat ? La force du quotidien masquera-t-il ces instants sublimes ?

Malheureusement cette année nous n’aurons pas la joie de voir nos petits-enfants tournoyer autour de nous, leurs têtes ceintes d’une couronne en papier avec en son front le dessin d’une bougie découpée dans du carton. Néanmoins les yeux humides chargés d’amour et de tendresse, Fabienne et moi réciterons les prières coutumières en allumant les fioles de HANOUCCAH. Alors afin de rompre avec ce désespoir et atténuer l’insupportable nous chanterons à tue tête, jusqu’à nous égosiller devant cette table sans chaises garnie de ces gâteaux aux multiples couleurs que nous aurions tant aimé partagés. Notre conscience élaborera peut-être des scénarii pour combler le manque qui apartient déjà au passé, passé lumineux que nous essayerons de faire revivre. Nous profiterons de ces moments uniques tant que notre mémoire réussit encore à puiser d’elle-même ces bribes de souvenirs.

Indubitablement cette pandémie nous a fait prendre conscience de notre vulnérabilité. Entre sécurité, règles et recommandations, notre quotidien est devenu flou, en perte de repère et cette reconnaissance de la fragilité n’est certainement pas le phare qui vient éclairer cet épais brouillard. Cette interdiction a sans doute une justesse sanitaire, mais, entre mourir du Covid-19 et mourir de désespoir, on doit pouvoir trouver une voie médiane. Les aînés sont comme des enfants, ils sont angoissés : ils ont besoin de caresses, des caresses de la voix. Ça à l’air d’un détail, mais ce présent tout hanté d’absents constitue et fabrique inéxorablement la douleur. C’est là où se niche souvent le desespoir. Même au nom d’un virus, on ne peut faire l’impasse …


Une question s’impose: Sommes nous assez honnêtes, sufisamment humbles pour Qu’Hashem nous accorde sa rédemption et nous aide à nous relever d’une bataille désespérée contre le mal et la mort ? Contre l’obscurité et la confusion ? Avons-nous ce mérite ? où sommes nous restés tout simplement des égarés ?  

Alors du plus profond nous prierons pour qu’en dépit de nos égarements, de nos doutes, de notre arrogance, Hashem ne nous abandonnera jamais. Que dans cette obscurité, la flamme de l’espoir brillera tellement qu’elle percera le rideau de nuages qui assombrit notre horizon. Que la joie éclipsera cette bête hideuse et que nous revivrons enfin dans l’espoir.

Que le miracle aura bien lieu !!
Restons confiant dans ce « monde d’après » qui se construit à présent.

Joyeux HANOUCCAH à ceux que nous chérissons

FREDAL

L’utilisation des chouettes effraies a permis de réduire le besoin de produits chimiques dans les champs

12 Juillet 2022

Israël est considéré comme l’un des plus importants sites de migration d’oiseaux au monde, mais aussi comme une plaque tournante privilégiée pour une grande variété d’espèces. L’une d’entre elles est la chouette effraie, qui, à son insu, a rapproché plusieurs pays du Moyen-Orient : Israël, la Jordanie, l’Autorité palestinienne ou encore l’Égypte. Les agriculteurs de ces pays ont coopéré étroitement sur l’utilisation de ces chouettes comme exterminateurs naturels anti-insectes, réduisant ainsi le besoin de produits chimiques nocifs dans les champs.

Des Israéliens dans un champ de lavande de Novix sur Moshav Shaal, au nord du plateau du Golan,.

L’utilisation réussie de ces oiseaux comme exterminateurs naturels en Israël a permis aux propriétaires de champs de réduire considérablement l’utilisation de pesticides chimiques, et cette méthode est devenue populaire dans d’autres parties du monde. Au cours des 20 dernières années, elle est également devenue un sujet de coopération entre Israël, les Palestiniens et la Jordanie. Récemment, cette coopération s’est étendue à Chypre, au Maroc et à la Grèce.

Le régime alimentaire des chouettes effraies est composé presque exclusivement de rongeurs, l’idée de les utiliser comme exterminateurs est apparue dès les années 1970. En Israël, la méthode a été popularisée dans les années 1980, lorsque les agriculteurs ont commencé à chercher une alternative aux produits chimiques qui tuaient de nombreux oiseaux nicheurs dans la région.

L’essai initial a été un succès retentissant et plus de 5 000 nichoirs en bois ont été construits dans tout Israël pour accueillir ces prédateurs aériens. « Tout a commencé dans le kibboutz Sde Eliyahu », explique Yossi Leshem, professeur de zoologie à l’université de Tel Aviv. « Aujourd’hui, c’est une entreprise nationale. Pas moins de trois bureaux gouvernementaux sont impliqués. »

Les oiseaux se sont envolés alors vers les territoires palestiniens de Cisjordanie et jusqu’en Jordanie. Leur marquage GPS ayant confirmé leur migration vers l’est, le professeur Leshem a initié une rencontre avec le général jordanien à la retraite Mansoor Abu-Rashid, qui a joué un rôle de premier plan dans le traité de paix avec Israël en 1994, et Imad Atrash, le directeur exécutif de la Palestine Wildlife Society.

Lors d’un séminaire agricole en Jordanie, il a été décidé d’étendre la mise en œuvre de cette méthode à l’Algérie, au Maroc, à la Tunisie et à l’Égypte. Ce qui a commencé comme une petite expérience au kibboutz Sde Eliyahu, s’est transformé en un projet régional qui contribue non seulement à la qualité de l’environnement mais aussi à l’amélioration des relations avec les pays voisins.

JJ.A

Une étude révolutionnaire indique un remède efficace contre le cancer du cerveau

02 décembre 2022

Le travail sert de guide fondamental aux médecins et aux scientifiques pour comprendre le développement de la maladie et améliorer les résultats du traitement. (CRÉDIT : iStockPhotos)

Des résultats spectaculaires dans la recherche sur le glioblastome : l’élimination des astrocytes (une classe majeure de cellules cérébrales) entourant les tumeurs ou l’inhibition de leur capacité à fournir de l’énergie aux cellules du glioblastome a entraîné la mort des cellules cancéreuses et une régression tumorale en quelques jours.

Les chercheurs : « Ces découvertes fournissent une base prometteuse pour développer des médicaments efficaces contre le glioblastome, un cancer agressif et jusqu’à présent incurable, ainsi que d’autres types de tumeurs cérébrales. »

Une étude révolutionnaire menée à l’Université de Tel Aviv a efficacement éradiqué le glioblastome, un type de cancer du cerveau hautement mortel. Les chercheurs ont obtenu le résultat en utilisant une méthode qu’ils ont développée sur la base de leur découverte de deux mécanismes critiques dans le cerveau qui soutiennent la croissance et la survie des tumeurs : l’un protège les cellules cancéreuses du système immunitaire, tandis que l’autre fournit l’énergie nécessaire à la croissance rapide de la tumeur.

Les travaux ont révélé que les deux mécanismes sont contrôlés par des cellules cérébrales appelées astrocytes et qu’en leur absence, les cellules tumorales meurent et sont éliminées.

L’étude a été dirigée par un Ph.D. Rita Perelroizen, sous la supervision du Dr Lior Mayo de la Shmunis School of Biomedicine and Cancer Research et de la Sagol School of Neuroscience, en collaboration avec le Prof. Eytan Ruppin des National Institutes of Health ( NIH) aux États – Unis. L’article a été publié dans la revue scientifique Brain et a fait l’ objet d’ un commentaire spécial .

Les chercheurs expliquent : « Le glioblastome est un cancer du cerveau extrêmement agressif et invasif , pour lequel il n’existe aucun traitement efficace connu. Les cellules tumorales sont très résistantes à toutes les thérapies connues et, malheureusement, l’ espérance de vie des patients n’a pas augmenté de manière significative au cours des 50 dernières années. années les découvertes fournissent une base prometteuse pour le développement des médicaments efficaces pour traiter le glioblastome et d’autres types de tumeurs cérébrales .

Dr Mayo : « Ici, nous avons relevé le défi du glioblastome sous un nouvel angle. Au lieu de nous concentrer sur la tumeur, nous nous sommes concentrés sur son microenvironnement de soutien, c’est-à-dire le tissu qui entoure les cellules tumorales. Plus précisément, nous avons étudié les astrocytes – un classe majeure de cellules cérébrales qui soutiennent la fonction cérébrale normale, découverte il y a environ 200 ans et nommée pour leur forme en étoile. Au cours de la dernière décennie, nos recherches et d’autres ont révélé des fonctions astrocytes supplémentaires qui atténuent ou aggravent diverses maladies du cerveau. Au microscope, nous a découvert que les astrocytes activés entouraient les tumeurs du glioblastome. Sur la base de cette observation, nous avons entrepris d’étudier le rôle des astrocytes dans la croissance tumorale du glioblastome.

En utilisant un modèle animal, dans lequel ils pouvaient éliminer les astrocytes actifs autour de la tumeur, les chercheurs ont découvert qu’en présence d’astrocytes, le cancer tuait tous les animaux atteints de tumeurs glioblastomes en 4 à 5 semaines. En appliquant une méthode unique pour éradiquer spécifiquement les astrocytes proches de la tumeur, ils ont observé un résultat spectaculaire : le cancer a disparu en quelques jours et tous les animaux traités ont survécu. De plus, même après l’arrêt du traitement, la plupart des animaux ont survécu.

Dr Mayo : « En l’absence d’astrocytes, la tumeur a rapidement disparu et, dans la plupart des cas, il n’y a pas eu de rechute, ce qui indique que les astrocytes sont essentiels à la progression et à la survie de la tumeur. Par conséquent, nous avons étudié les mécanismes sous-jacents : comment les astrocytes se transforment-ils ? des cellules qui soutiennent l’activité cérébrale normale aux cellules qui soutiennent la croissance des tumeurs malignes ? » Pour répondre à ces questions, les chercheurs ont comparé l’expression génique d’astrocytes isolés de cerveaux sains et de tumeurs glioblastomes.

Ils ont trouvé deux différences principales – identifiant ainsi les changements que subissent les astrocytes lorsqu’ils sont exposés au glioblastome. Le premier changement concernait la réponse immunitaire au glioblastome.

Dr Mayo : « La masse tumorale comprend jusqu’à 40 % de cellules immunitaires, principalement des macrophages recrutés dans le sang ou dans le cerveau lui-même. De plus, les astrocytes peuvent envoyer des signaux qui appellent les cellules immunitaires à des endroits du cerveau qui ont besoin de protection. Dans cette étude , nous avons constaté que les astrocytes continuent de jouer ce rôle en présence de tumeurs glioblastomes. Cependant, une fois que les cellules immunitaires invoquées atteignent la tumeur, les astrocytes les « persuadent » de « changer de côté » et de soutenir la tumeur au lieu de l’attaquer. nous avons découvert que les astrocytes modifient la capacité des cellules immunitaires recrutées à attaquer la tumeur à la fois directement et indirectement – protégeant ainsi la tumeur et facilitant sa croissance. »

Le deuxième changement par lequel les astrocytes soutiennent le glioblastome consiste à moduler leur accès à l’énergie – via la production et le transfert de cholestérol vers les cellules tumorales. Dr Mayo : « Les cellules du glioblastome malin se divisent rapidement, un processus qui demande beaucoup d’énergie. L’accès aux sources d’énergie dans le sang étant bloqué par la barrière hémato-encéphalique, elles doivent obtenir cette énergie à partir du cholestérol produit dans le cerveau. elle-même – à savoir dans « l’usine de cholestérol » des astrocytes, qui fournit généralement de l’énergie aux neurones et autres cellules cérébrales. Nous avons découvert que les astrocytes entourant la tumeur augmentent la production de cholestérol et le fournissent aux cellules cancéreuses. Par conséquent, nous avons émis l’hypothèse que, parce que la tumeur dépend de ce cholestérol comme principale source d’énergie, l’élimination de cet approvisionnement affamera la tumeur. »

Ensuite, les chercheurs ont modifié les astrocytes proches de la tumeur pour qu’ils cessent d’exprimer une protéine spécifique qui transporte le cholestérol (ABCA1), les empêchant ainsi de libérer du cholestérol dans la tumeur. Une fois de plus, les résultats ont été spectaculaires : sans accès au cholestérol produit par les astrocytes, la tumeur est essentiellement « morte de faim » à mort en quelques jours seulement. Ces résultats remarquables ont été obtenus à la fois dans des modèles animaux et dans des échantillons de glioblastome prélevés sur des patients humains et sont cohérents avec l’hypothèse de famine des chercheurs.

Le Dr Mayo note : « Ces travaux jettent un nouvel éclairage sur le rôle de la barrière hémato-encéphalique dans le traitement des maladies du cerveau. Le but normal de cette barrière est de protéger le cerveau en empêchant le passage de substances du sang vers le cerveau. Mais en cas de maladie cérébrale, cette barrière rend difficile l’administration de médicaments au cerveau et est considérée comme un obstacle au traitement.Nos résultats suggèrent que, au moins dans le cas spécifique du glioblastome, la barrière hémato-encéphalique peut être bénéfique pour futurs traitements, car il génère une vulnérabilité unique – la dépendance de la tumeur au cholestérol produit par le cerveau. Nous pensons que cette faiblesse peut se traduire par une opportunité thérapeutique unique.

Le projet a également examiné les bases de données de centaines de patients atteints de glioblastome humain et les a corrélées avec les résultats décrits ci-dessus. Les chercheurs expliquent : « Pour chaque patient, nous avons examiné les niveaux d’expression des gènes qui soit neutralisent la réponse immunitaire, soit fournissent à la tumeur un apport énergétique basé sur le cholestérol. Nous avons constaté que les patients présentant une faible expression de ces gènes identifiés vivaient plus longtemps, soutenant ainsi le concept que les gènes et les processus identifiés sont importants pour la survie des patients atteints de glioblastome. »

Le Dr Lior Mayo avec des étudiants. (CRÉDIT : Université de Tel-Aviv)

Le Dr Mayo conclut : « Actuellement, des outils pour éliminer les astrocytes entourant la tumeur sont disponibles dans des modèles animaux, mais pas chez l’homme. Le défi consiste maintenant à développer des médicaments qui ciblent les processus spécifiques dans les astrocytes qui favorisent la croissance tumorale. les médicaments peuvent être réutilisés pour inhiber les mécanismes identifiés dans cette étude. »

« Nous pensons que les percées conceptuelles fournies par cette étude accéléreront le succès dans la lutte contre le glioblastome. Nous espérons que nos découvertes serviront de base au développement de traitements efficaces pour ce cancer mortel du cerveau et d’autres types de tumeurs cérébrales », a confirmé le Dr. Mayo.

JJ.A

Et si Les Dinosaures n’avaient pas été stoppés…

14 Novembre 2014

Les dinosaures sont là ! 65 millions d’années après leur extinction, ils ont réussi le tour de force d’une résurrection. Cette fois-ci c’est l’esprit des gens qu’ils ont envahi. Cette « dinosaurienne » déferlante depuis quelques années est-elle puérile ou cache t-elle autre chose?

Nous sommes depuis tous les temps, fascinés par ces bêtes, intrigués par leur disparition mystérieuse. Que sont-ils devenus Tricératops, Brontosaure et autres Tyrannosaure ? Nul ne sait expliquer comment ces bêtes géantes, ont disparu de la terre soudainement, par un cataclysme ou au contraire graduellement par épuisement. En fait la réalité de l’époque paléontologique est insuffisamment connu.

Lors du cinquième jour de la création, Hashem fit émerger les taninim hagedolim, les grands taninim. Les chapitres concernés parlent parfois de créatures vivantes et par ailleurs de créatures physiques ou symboliques. Trois mots principaux dans la Torah les a identifiés : תנינם tanninim, בהמות béhémoth et לויתן léviathan, qui désignent différentes sortes de dinosaures. Cette information reste brève, isolée et hermétique, comme si elle ne trouvait pas nécessaire de s’attarder davantage sur le sujet, tout en voulant quand même nous communiquer une allusion rapide sur ce fait. Tanninim est traduit de plusieurs manières différentes ; soit il est “le monstre de mer” soit “le serpent“, une sorte de reptile géant mais plus généralement “le dragon“. Ces créatures sont mentionnées à plusieurs reprises et se retrouvent tant sur terre que dans l’eau. La Torah décrit ce “monstre“ comme un géant dont la queue est assimilée à un cèdre. Les paléontologues parlent de mastodontes marins notamment le Brachiosaure et le Diplodocus dotés d’une énorme queue comparable à un cèdre.

La Torah déclare que les hommes et les dinosaures ont à l’évidence vécu ensemble. Souvenez vous dans une de mes précédentes études intitulée “Notions de Kabbale“ j’avais mentionné que le Sefer Hatemouna rapporte que l’existence du monde est de 38000 années divines, et que 1000 ans correspond à une journée pour Hashem donc de 365,25 jours = 365250 ans à l’échelle humaine.

38000 Années Divines étant équivalent à environ quinze milliards d’années, date de la création, ce cinquième jour de la création serait très largement antérieur à 65 millions d’années, date supposée de leur extinction. Sans remonter à 65 millions d’années, il faut ici rappeler qu’il y a 75000 ans, un hyper volcan a provoqué la quasi disparition de l’espèce humaine (catastrophe de Toba), et il ne serait resté sur notre planète qu’environ 2000 êtres humains (dont nous sommes fatalement tous les descendants).

Pas plus loin de chez nous, dans la vallée du Rhône on a découvert des silex taillés datant d’une civilisation âgée de plus de 20 millions d’années, sur lesquels sont gravés des dinosaures. Or, on nous rapporte que tous les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d’années. De surcroît à la quantité substantielle de preuves anthropiques (impact sur l’environnement) et historiques sur la coexistence de dinosaures et de l’homme s’ajoutent d’autres preuves physiques, comme les empreintes de pas humains fossilisées et de dinosaures trouvées en Amérique du Nord ainsi qu’en Asie de l’ouest et centrale.

Autant que l’on y songe, la terre a subi à plusieurs reprises des cataclysmes qui ont provoqué la disparition de milliers d’espèces. Ceci m’autorise à dire : soit nos ancêtres sont plus anciens que l’on ne l’affirme, soit que quelques dinosaures aient échappé à l’extinction des espèces il y a 65 millions d’années, et dans tous les cas, la rencontre entre l’homme et le dinosaure reste plausible.

Autre phénomène constaté : l’absence de fossiles marins, mais aussi de fossiles végétaux ( incompréhensible pour de nombreux et énormes animaux ) renforce la thèse de catastrophes zonées. Donc l’humain pouvait coexister avec d’autres formes animales, mais dans des zones écologiques différentes (on ne trouve quasiment pas d’oiseaux fossilisés avec les dinosaures). Ceci jette une énorme pierre dans la mare des certitudes scientifiques. Il est naturellement facile d’écarter d’un revers de main complaisant cette possibilité, capable de changer la donne en matière d’histoire. Mais une fois de plus, le doute ne doit-il pas permettre de faire apparaitre une autre vérité, aussi dérangeante fusse t-elle ?

Pour de nombreux paléontologues, l’extinction de différentes espèces serait due à une grande malchance ou à de mauvais gènes. Seule une chance particulière aurait pu favoriser une espèce au détriment d’une autre. On peut supposer lorsqu’une extinction en masse se produit, que ce n’est pas l’espèce la plus forte qui survit, mais la plus chanceuse ! Donc contrairement à ce que l’on a longtemps certifié, la “supériorité“ des mammifères n’est pas à l’origine de l’extinction des dinosaures. Tant que les dinosaures dominaient la Terre, les mammifères ne pouvaient pas exister, c’est par leur extinction que les mammifères et plantes à fleurs devinrent ensuite des dominants.

Le problème ressemble à une énigme policière : on a une multitude de cadavres et plein d’indices. Qui est donc l’auteur de ces milliers de victimes ? Le meurtre a eu lieu il y a 65 millions d’années, de même d’autres espèces d’animaux et de végétaux ont péri aussi à cette occasion. La réponse la plus crédible serait que tout a commencé quand un métal, l’iridium est apparu dans des échantillons rocheux, or cet oligo-élément est rare sur terre mais très commun dans l’espace et il a été découvert en quantité considérable dans la mince couche de sol qui se situe au-dessus de celle où les dinosaures sont morts. Pour qu’une météorite ait détruit les dinosaures sur toute la planète, il fallait qu’elle soit gigantesque. Quelle était donc la probabilité d’une chute d’un tel bloc sur la Terre, quels seraient les effets d’une telle explosion ? Comment les victimes ont elles été exterminées ? Par la chaleur, l’empoisonnement ?

On pense aujourd’hui que la météorite qui a percuté la planète à près de 90000 Km/h mesurait environ 10 à 20 km de diamètre et s’est écrasée il y a 65 millions d’années près de l’actuelle péninsule du Yucatan au Mexique. Cet événement a entraîné une extinction massive des espèces animales. Le choc a dégagé une énergie équivalente à 5 milliards de bombes d’Hiroshima et l’explosion aurait ainsi ravagé tout le continent américain. La poussière et la suie auraient durant plusieurs mois provoqué ”un hiver nucléaire”. Privées de soleil, les plantes seraient mortes et la chaîne alimentaire aurait été rompue (Brontosaures, Tyrannosaures et autres bestioles en tous genres seraient toutes mortes de faim, dans un monde froid et sombre !)

Ce refroidissement aurait été suivi par un fort réchauffement climatique dû à la grande quantité de CO2 libérée dans l’atmosphère lors de l’explosion, la grande majorité des espèces (50%) aurait été atteinte. Certaines formes de vie sont restées, soient en attendant le Soleil (graines), soient en mangeant des cadavres. Du point de vue humain, l’impact d’une telle météorite est l’un des événements les plus important de l’histoire de notre planète.

Si l’homme sous cette apparence existe aujourd’hui, c’est que l’impact était prévu. Sans l’impact et la catastrophe écologique, les dinosaures seraient peut-être aujourd’hui encore les maîtres du monde et nous ne serions même pas là pour le constater ou pour le raconter.

Alors que certains croient, et j’en suis, faire de gros progrès en reconstituant leur généalogie familiale grâce à quelques archives usées datant au mieux de quelques siècles, « la reconstitution de l’arbre généalogique d’une famille est certes une étude intéressante car assurément nous sommes tous des explorateurs à la recherche de nos racines, et c’est un exercice très captivant », mais le long souvenir de notre histoire commune l’est aussi. Il ne se passe pas un jour où il ne soit pas publié un article scientifique parlant de l’origine de l’homme. La recherche scientifique du XXI siècle se veut athée, essayant le plus possible de rendre l’histoire du monde conforme à la pseudo réalité darwiniste, La réponse est toute trouvée « si vous dites qu’avant ce qui a créé notre univers, il y a une entité qui n’a ni temps ni espace ni matière, vous nommez D.! Vous donnez un autre nom, mais en réalité vous nommez Hashem. » D’ailleurs pour de nombreux scientifiques, la crédibilité de la théorie de Darwin, la fameuse théorie de l’évolution, est largement dépassée. Mais Darwin est quand même un génie qui a montré que le monde a évolué, qu’on est passé du simple au complexe. En vérité, la notion d’évolution est un vieux concept juif disant que le monde a été créé de façon potentielle, donc évolutive.

Maintenant, nous avons le néo-darwinisme avec des mutations, des accidents génétiques qui apportent de nouveaux caractères triés par la sélection naturelle. C’est ainsi que la vie s’organise et se complexifie, les êtres vivants se sont succédés et se sont développés pour arriver progressivement jusqu’à l’homme. Il y avait l’homme adamique, le seul qui va nous intéresser dans la Torah et des humanités qui ont préexisté.

Quand on dit que le monde a 5774 ans, on se réfère à la création d’Adam, mais le monde est plus âgé et ceci n’est pas contesté. Si la Torah avait considéré le temps selon l’époque d’Adam, le texte aurait employé l’expression “un premier jour” car c’est selon ces dires qu’il y a eu six jours. La Torah utilise l’expression “Jour Un” Au commencement. À la question, quel est l’âge de l’univers ? elle répond: il est de six Jours. Effectivement en comptant le temps jusqu’à Adam on obtient Six jours, contrairement à nous qui regardons derrière et affirmons à tord que l’univers est de 15 milliards d’années car avant le “Jour Un” le temps ne s’est pas écoulé de la même façon.

Au fait, qu’en est-il d’Adam ? A t-il nécessité d’une création particulière ? son corps s’est-il développé, à fortiori, jusqu’à se transformer en un réceptacle pouvant recevoir la Néchama ( l’âme ) ? Ce problème a toujours agité les philosophes, à défaut d’interpeller les scientifiques. Notre corps n’est qu’une enveloppe, un outil qui nous permet de vivre sur le plan vibratoire de la terre. Il est éphémère contrairement à notre âme et certains ont tendance à l’gnorer. Simple et fragile à la fois: Hashem a insufflé à un homme qu’il jugeait adéquat une fraction de spiritualité, et ce moment change tout. Antérieurement, Les autres humanités existent, fabriquent des outils, des cités lacustres, des peintures rupestres, mais sont dépourvus de conscience. Cela ne va être possible qu’à partir de – six mille ans, instant où Adam va être doté de divin. « Poussière détachée du sol, Il lui insuffla dans les narines un souffle de vie ».

En revanche aucun scientifique contemporain ne s’attendait, à devoir faire face à une telle situation : la science contemporaine, dans sa diversité rejoint finalement ce qui était déjà écrit dans les textes de la torah! savez vous que la question centrale entre torah et science est la suivante: qu’est-ce qui précède quoi? Existait t-il avant tout un logiciel ?

Paradoxalement dans le domaine de la physique et de l’astrophysique de plus en plus de scientifiques prennent les voies d’un cheminement spirituel. Chez les astrophysiciens, il y a un véritable retour à la spiritualité. Une réalité qui dépasse l’intellect humain, et toute tentative de comparaison avec le quotidien relève de l’erreur. Mais toi Alex, qu’en penses- tu ?

Notre génération a le mérite d’assister à de profonds changements, dans cette approche (puisqu’il est de plus en plus évident que non seulement la Torah ne contredit pas la science, mais qu’au contraire, elle la devance de plusieurs millénaires) cela veut dire qu’il existait déjà un Logiciel de toutes les catégories de l’être avant qu’il apparaisse en matière et qu’il soit doté d’un sens moral et spirituel. Plusieurs faits scientifiques montrent que vers cette zone, – 6000 ans, il y a eu des changements drastiques. C’est la révolution agricole, le néolithique, plein de choses nouvelles se sont passées. C’est la création de l’homme tel que nous le concevons, de l’homme adamique par opposition à d’autres humanités physiquement et zoologiquement identiques aux hommes mais dépourvus d’étincelle divine. Paradoxalement, on retrouve des traces de sépultures, des armes et des objets familiers. Il y avait donc une certaine spiritualité. Force est de croire que ces mondes pré-adamiques se sont succédés avec une augmentation et un perfectionnement de spiritualité .

Remonte dans le temps, bien avant l’automobile, le téléphone et l’électricité, va encore plus loin, tu arriveras il y a 400 générations, quand tes ancêtres commençaient à cultiver la terre et à se croire séparés de l’univers. En avançant encore, il y a 10 000 générations environ, tu trouveras ton premier ancêtre homo sapiens. Mais ton origine est encore antérieure ; il y a 100 000 générations, ceux par qui tu es arrivée étaient des hominidés. Quelques dizaines de millions d’années auparavant, ton ancêtre, un tout petit mammifère, vivait au temps des derniers dinosaures (Ha nous y voilà). Plus loin encore, c’était une étoile des mers un amphibien de 15000 gènes déjà, et si tu escalades la chaîne du vivant qui mène jusqu’à toi, tu arrives aux unicellulaires, à la formation de la Terre, à la naissance de l’univers. Cet exercice mental te permet alors d’agir selon ton âge véritable de quinze milliards d’années, et de prendre part au changement de cap vers une société qui soutient la vie et qui respecte tous les êtres vivants.

Mais ta réflexion devrait être la suivante : est-ce que la matière en se développant a créé de l’intelligence, de l’esprit, de la pensée, de la spiritualité, de la religion. Incontestablement Oui! Et le point de départ est une énergie, l’énergie des atomes, les atomes des molécules, les molécules du minéral, du végétal, de l’animal. À un moment donné un singe lève la patte et accède à la pensée pour finalement atteindre la spiritualité.

À l’évidence la Science a démontré qu’il n’existe qu’une seule « substance sans substance », qui peut se transformer en matière, c’est l’énergie. La fameuse équation d’Einstein E = MC2 nous apprend que l’énergie peut se transformer en matière. Et à partir du moment où elle devient matière, le temps prend forme. Cette énergie qui est à l’origine de la création n’apparaît-elle pas dans la Torah ? Bien sûr que si : c’est la fameuse lumière créée le premier jour, le «Or Haganouz», la lumière cachée et qui, selon la kabbale, a permis la formation des mondes.

Nous savons aujourd’hui que l’énergie telle que les faisceaux de lumière, les ondes radio, les rayons gamma ou bien les rayons x se déplace à la vitesse de la lumière (300 millions de mètres par seconde). À cette vitesse là, le temps ne s’écoule pas. L’univers était âgé mais le temps n’a pris forme que lorsque la matière est apparue. Cette période temporelle avant que l’horloge de la torah ne démarre a duré 1/100000ième de seconde. Un temps infime certes, mais durant ce temps l’univers s’est dilaté partant de la taille d’un grain de riz minuscule pour atteindre environ la taille du Système Solaire. A partir de ce moment, la matière apparaît et le temps commence à s’écouler.

Malgré tout, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’obscurantisme et qu’il fallait torde le cou aux idées fausses comme « La science se trompe toujours, la Torah a toujours raison. » Dire qu’il y a tout dans la Torah et qu’on n’a pas besoin de la science est une incommensurable bévue alors que le message de la science et celui de la Torah sont convergents. La vérité est plus nuancée : La Torah est toujours « Emeth », vraie, mais la science ne se trompe pas toujours et s’approche au contraire du vrai. Somme toute, la Torah est le reflet de la volonté de Dieu. et la science est le reflet du monde : étant du même Auteur, il y a forcément adéquation.

FREDAL

Un laboratoire israélien « fait exploser » des tumeurs de souris à l’aide de gaz, une alternative possible à la chirurgie

minuscules bulles de gaz similaires à celles utilisées dans la nouvelle méthode de l’Université de Tel Aviv pour faire exploser les tumeurs (Love Employee via iStock by Getty Images)

Des scientifiques israéliens ont détruit des tumeurs cancéreuses chez des souris en effectuant des «explosions contrôlées» à l’intérieur du corps, qui déchirent les cellules cancéreuses.

Ils espèrent développer la procédure pour les humains et disent qu’elle pourrait un jour devenir une alternative à la chirurgie d’ablation de tumeurs pour certains patients.

Ils ont injecté dans des veines de souris de laboratoire des « nanobulles » de gaz qui sont 2 500 fois plus petites qu’un seul grain de sel.

Les bulles se sont propagées dans tout le corps au fur et à mesure que le sang circulait, mais les scientifiques ont choisi exactement où ils voulaient les «faire exploser» – uniquement autour de la tumeur. Cela a été possible parce que les ultrasons à basse fréquence les font éclater, de sorte que les chercheurs n’ont appliqué les ultrasons qu’autour de la tumeur.

« Lorsque nous appliquons des ultrasons, les bulles grossissent jusqu’à 100 fois leur taille initiale », a déclaré le Dr Tali Ilovitsh de l’Université de Tel Aviv, qui a dirigé la recherche, au Times of Israel. «Ensuite, ils explosent, nous les faisons donc exploser. L’explosion endommage les tissus voisins, ce qui peut détruire la tumeur.

Elle a dit que cela s’apparente à une explosion contrôlée utilisée dans les démolitions de bâtiments, qui est suffisamment puissante pour détruire le bâtiment en question mais pas pour endommager d’autres bâtiments. C’est ainsi qu’il cible la tumeur mais ne nuit pas aux autres parties du corps.

Elle a ajouté qu’elle avait de grands espoirs de faire passer la recherche de la souris à l’application humaine, affirmant que « l’expérience a été menée sur un modèle murin de cancer du sein, mais il est probable que le traitement sera également efficace avec d’autres types de tumeurs, et à l’avenir, également chez l’homme.

Ilovitsh a mené la recherche évaluée par des pairs, qui a été publiée dans la revue Nanoscale,avec son doctorant Mike Bismuth, avec son collègue de l’Université de Tel Aviv, le Dr Dov Hershkovitz, et avec le professeur Agata Exner de l’Université Case Western Reserve à Cleveland, Ohio, aux Etats-Unis.

L’équipe de recherche à l’origine de la nouvelle approche des nanobulles pour détruire les tumeurs à l’Université de Tel Aviv, avec le Dr Tali Ilovitsh au centre (avec l’aimable autorisation de l’Université de Tel Aviv)

L’échographie est déjà utilisée avec succès dans certains cas de cancers humains. Il est appliqué à travers la peau pour cibler les tumeurs. Cependant, les ultrasons nécessaires sont de haute intensité et génèrent de la chaleur, ce qui peut endommager les tissus proches de la tumeur.

La technique de la bulle ne nécessite que des ultrasons de faible intensité. Cela signifie qu’il peut épargner au corps des dommages collatéraux, a déclaré Ilovitsh.

Elle a ajouté que bien qu’il y ait eu des recherches sur l’utilisation des bulles pour lutter contre le cancer, aucune ne s’est encore traduite en traitements réels.

un professionnel de la santé administre une échographie (Ivan-balvan via iStock by Getty Images)

La plupart des recherches se sont concentrées sur l’injection de bulles dans la tumeur réelle, ce qui est une procédure invasive, tandis que la sienne est inhabituelle en ce qu’elle attaque la tumeur à partir de la circulation sanguine, ce qui n’est pas invasif.

« Nous ne touchons pas directement la tumeur, mais injectons plutôt les nanobulles dans le sang », a expliqué Ilovitsh. « On profite alors d’une qualité unique de tumeurs. Les vaisseaux sanguins dans les tumeurs sont «fuyants», ce qui signifie que les nanobulles n’y restent pas, mais que beaucoup d’entre elles quittent les vaisseaux et pénètrent dans la tumeur tissulaire.

« Une fois qu’ils sont là, nous pouvons utiliser des ultrasons de faible intensité, dont nous avons découvert dans des recherches précédentes qu’ils font exploser des bulles, pour attaquer les tumeurs.

« Cette approche peut aider dans le traitement des tumeurs situées profondément dans le corps et, en outre, faciliter le traitement de volumes tumoraux plus importants. Il pourrait remplacer, dans certains cas, la chirurgie pour enlever les tumeurs. Elle doit être suivie d’une chimiothérapie ou d’une immunothérapie, comme dans le cas d’une intervention chirurgicale. C’est une recherche prometteuse.

JJ.A

Tali Ilovitsh est professeure adjointe au Département de génie biomédical de l’Université de Tel Aviv, Israël. Son objectif de recherche est de développer des technologies d’échographie médicale qui fourniront une surveillance, un diagnostic et une thérapie non invasifs, rentables, en temps réel et sûrs pour des problèmes cliniquement pertinents. Ses recherches actuelles portent sur l’imagerie par ultrasons, les microbulles, le traitement d’images, l’imagerie à super-résolution et l’administration ciblée de médicaments.

IGNORANCE ou MAUVAISE FOI

Assurément Israël est un pays merveilleux. Je ne veux pas parler ici de ses paysages ou des souvenirs à la fois historiques et vivants qu’il abrite. Je veux parler des hommes et des femmes qui le peuplent et de la diversité de leurs choix de vie. En même temps, à chaque fois que je m’y rends, je me pose sempiternellement cette même question. Pourquoi ce pays n’a donc jamais connu la paix depuis sa reconnaissance ?

Palestine, palestiniens, peuple palestinien, Cisjordanie, territoires palestiniens occupés, colons, colonies, armée d’occupation, prison à ciel ouvert. La réalité est masquée en inventant un vocabulaire spécifique et mensonger uniquement pour que quoi qu’on dise en utilisant ces mots, le coupable ne peut être qu’Israël.

Le parallèle que les auteurs tentent d’établir entre la guerre russo-ukrainienne et le conflit israélo-palestinien relève de l’ignorance ou de la mauvaise foi – ou des deux. La Russie a agressé et partiellement annexé un pays souverain. Il s’agit là d’une violation fondamentale de la charte des Nations unies. C’est précisément pour protéger les pays agressés que le chapitre VII de ladite charte prévoit l’usage de la force par le Conseil de sécurité contre l’agresseur – ce qu’il fit contre la Corée du Nord en 1950, et contre l’Irak en 1991, en l’absence d’un veto soviétique. L’actuelle configuration territoriale du conflit israélo-palestinien, en revanche, est le résultat d’une agression contre Israël et elle ne constitue pas une occupation illégale. C’est Israël qui fut agressé par les armées de la Ligue arabe après avoir déclaré son indépendance en mai 1948. C’est Israël qui fut agressé par l’Égypte en juin 1967 lorsque Nasser lui bloqua l’accès à la mer Rouge (un acte de guerre, ou casus belli) et lorsque l’armée jordanienne ouvrit le feu contre Israël (alors qu’Israël avait prévenu le roi Hussein que Tsahal ne toucherait pas au royaume s’il restait en dehors des hostilités).

En juin 1967, Israël ne conquit pas des « territoires palestiniens » et il ne devint pas un « occupant illégal ». Entre 1949 et 1967, la bande de Gaza et la rive occidentale du Jourdain étaient contrôlées respectivement par l’Égypte et par la Transjordanie. Ces territoires étaient-ils alors égyptiens et jordaniens, ou palestiniens ? Le fait est que la rive occidentale du Jourdain est toujours appelée « Cisjordanie » en français, car c’est ainsi que la Transjordanie nomma ce territoire qu’elle conquit en 1948 et annexa en 1950.

Or, cette annexion ne fut jamais entérinée par l’ONU (elle ne fut reconnue que par la Grande-Bretagne et par le Pakistan). Israël ne conquit donc pas un pays souverain, ou une partie d’un pays souverain, en juin 1967, mais un territoire contesté qui faisait partie du mandat que la Société des Nations avait destiné en 1922 à l’autodétermination du peuple juif. C’est sur ce territoire que se succédèrent pendant un millénaire des royaumes juifs avant la destruction romaine au premier siècle et l’invasion arabe au septième. Les Juifs ne sont pas à la Judée ce que la France fut à l’Algérie ou l’Angleterre à l’Inde. Ils furent pourtant prêts à renoncer à une partie de leur terre historique pour accommoder les revendications de la population arabe et pour assurer la cohésion de leur État-nation. C’est pourquoi ils acceptèrent les plans de partage britannique et onusien (de 1937 et de 1947 respectivement), tous deux rejetés par les Arabes.

La guerre de 1967 (ou guerre des Six Jours) fut la conséquence et non la cause du conflit israélo-arabe. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) fut créée en 1964, soit trois ans avant la conquête de la Cisjordanie par Israël. En 1995, le gouvernement militaire israélien fut dissous en Cisjordanie (Zones A et B) et à Gaza et remplacé par un gouvernement palestinien. En 2005, Israël se retira de la bande de Gaza. Comment peut-on, dès lors, continuer de parler d’occupation et de régime militaire ? L’armée israélienne ne maintient son contrôle que dans la « Zone C » de la Cisjordanie conformément aux accords d’Oslo. Ces accords auraient abouti si Yasser Arafat n’avait pas rejeté le Plan Clinton en décembre 2000 et si Mahmoud Abbas n’avait pas rejeté la proposition d’Ehud Olmert en 2008 et le plan de paix de John Kerry en 2014. De nouveau, les auteurs font preuve de mauvaise foi en imputant à Israël, et uniquement à Israël, le statu quo.

Cette mauvaise foi prend une dimension diffamatoire avec l’accusation d’apartheid et de transfert forcé. Israël est le seul pays du Proche-Orient où les Arabes sont libres. En Israël, un chef de l’État (Moshé Katzav) a été envoyé en prison par un juge arabe. Israël est une démocratie occidentale, dont il faut rappeler qu’elle compte un parti islamiste dans sa coalition gouvernementale sortante. La « répression structurelle » et les « violations des droits civils fondamentaux, notamment la liberté d’expression et de réunion » que décrivent les auteurs sont bien le sort des Palestiniens qui vivent sous le régime du Hamas à Gaza et de ceux qui vivent sous le régime de l’OLP en Cisjordanie. Ils l’attribuent pourtant à Israël, alors que les quelque cent mille Palestiniens qui vivent sous régime israélien en Zone C, eux, jouissent de la protection de la Cour suprême d’Israël. C’est cette même Cour suprême qui autorise, lorsqu’elle est saisie, la destruction de constructions illégales, qu’elles soient juives ou arabes, telle que la construction illégale de Masafer Yatta.

Effacé qu’Israël a fait preuve vis à vis de sa communauté musulmane des plus grands égards lui accordant les mêmes droit et devoirs que tous les autres citoyens lui ouvrant les portes de sa fonction publique (police et magistrature) l’accès à l’armée et qu’en retour les israéliens n’ont reçu de la part de la communauté internationale que ces épithètes « Apartheid et colonialisme »

Même les pays arabes en ont assez de cette intransigeance et de cette mauvaise foi. C’est pourquoi ils normalisent leurs relations avec Israël qui a des accords de paix avec plusieurs d’entre eux. Pour qu’un accord soit conclu aussi avec les Palestiniens, il faudrait un nouveau leadership libéré des slogans du passé ressassés sans conviction par des has been vieillissants, à Ramallah, Paris, Londres, Copenhague, Helsinki et ailleurs.

FREDAL

Un vaccin révolutionnaire prouvé efficace contre le cancer de la peau et du pancréas

La vaccination avec des cellules sénescentes réduit significativement le développement de tumeurs dans des modèles expérimentaux de mélanome et de cancer du pancréas. (CRÉDIT : Creative Commons)

Des chercheurs de l’IRB Barcelona rapportent que l’induction de la sénescence dans les cellules tumorales stimule fortement le système immunitaire.

La vaccination avec des cellules sénescentes réduit significativement le développement de tumeurs dans des modèles expérimentaux de mélanome et de cancer du pancréas.

Les cellules cancéreuses possèdent une série de caractéristiques qui permettent au système immunitaire de les identifier et de les attaquer. Cependant, ces mêmes cellules créent un environnement qui bloque les cellules immunitaires et protège la tumeur. Cela signifie que les cellules immunitaires ne peuvent pas atteindre les cellules cancéreuses pour les éliminer. La communauté scientifique travaille depuis des années pour augmenter l’efficacité du système immunitaire contre le cancer en utilisant des vaccins à base de cellules tumorales mortes.

Des scientifiques de l’IRB Barcelona, dirigés par le chercheur de l’ICREA, le Dr Manuel Serrano, et le Dr Federico Pietrocola, maintenant à l’Institut Karolinska, en Suède, ont étudié comment l’induction de la sénescence dans les cellules cancéreuses améliore davantage l’efficacité de la réponse immunitaire que les cellules cancéreuses mortes.

JJ.A

Comment les Juifs des montagnes d’Azerbaïdjan endurent

Au bord d’une rivière dans les collines près de la frontière russe, une communauté juive multilingue vieille de 300 ans maintient en vie le « dernier shtetl d’Europe »

Membres du village rouge en Azerbaïdjan (Oleksandr Rupeta/NurPhoto via Getty Images)

Au plus profond des contreforts azerbaïdjanais des montagnes du sud du Caucase vit l’une des communautés les plus intéressantes d’Europe, les Juifs des montagnes du village rouge. Pendant des décennies, les habitants du seul village entièrement juif en dehors d’Israël et des États-Unis – « Krasnaya Sloboda », comme la communauté est connue en russe (« Qirmizi Qasaba » en azéri) – ont été prospères et pragmatiques, avec un pied dans au moins trois mondes.

Situé de l’autre côté de la rivière Kudyal depuis la capitale provinciale de Quba, une ville azérie endormie de 40 000 habitants à environ 15 miles au sud de la frontière russo-daguestanaise, Red Village est paradoxal à plus d’un titre. Parlant couramment divers dialectes du persan, du russe et du turc – et généralement une langue d’Europe occidentale également – ses habitants peuvent être « monoethniques », mais ils sont extrêmement multiculturels.

D’une part, le village est relié au reste du monde par ses propres expatriés. Alors que seulement 500 personnes vivent ici en hiver, le village gonfle à plus de 3 000 en été, lorsque ses nombreux fils et filles reviennent de Moscou, Brooklyn, Tel Aviv et Bakou. En effet, les habitants de Red Village sont aussi susceptibles d’être porteurs d’un passeport américain que d’un passeport russe ou israélien. En revanche, le village reste assez isolé. Il représente le dernier shtetl d’Europe, selon certains. Même sept décennies de politiques d’assimilation soviétiques et 30 ans d’édification de la nation azerbaïdjanaise ont à peine dilué son identité distincte.

Assis sur la rive gauche du Kudyal face à leurs homologues musulmans, les Juifs des montagnes sont aussi subtilement séparés par la géographie que par la langue et la religion. Les habitants des deux côtés de la rivière se promènent chaque soir le long du beau pont en briques rouges du XIXe siècle, mais ils traversent rarement de l’autre côté. Il y a une règle tacite selon laquelle les Juifs restent au nord du fleuve et les musulmans au sud. « Aucun d’entre nous n’a jamais vécu de ce côté », dit Regina, une femme juive des montagnes de 30 ans dont les parents vivent à Moscou mais dont la sœur réside à Brooklyn.

Ce n’est rien de personnel, bien sûr.

« J’ai vécu à Francfort [Allemagne] pendant 12 ans », raconte Noah, un chauffeur de taxi à la retraite. « Mais nous sommes rentrés chez nous à Red Village quand est venu le temps de marier ma fille. » Peu importe que Francfort ait de bien meilleures opportunités d’emploi ou une forte communauté juive avec quatre synagogues en activité ; il n’était pas question de rester en Allemagne. « Nous épousons d’autres Juifs des montagnes !

Un peu d’insularité allait toujours être nécessaire pour maintenir en vie une communauté distincte pendant près de 300 ans. Bien que l’on pense que l’Azerbaïdjan actuel ait une présence juive depuis plus de 1 000 ans, les Juifs des montagnes du village rouge, connu simplement sous le nom de village juif sous les tsars (« Yevreskaya Sloboda »), ont formé une communauté distincte à Quba depuis les années 1730.

Fuyant la colère de Nader Shah, dont les soldats ont terrorisé les communautés juives voisines lors de l’effondrement chaotique de l’Empire safavide (1501-1736), les Juifs des régions voisines du Caucase du Sud persanophone ont reçu la protection des Quba Khans, une organisation semi-indépendante. khanat à cheval sur la mer Caspienne qui a été conquise par la Russie en 1806. Malgré des hauts et des bas dramatiques, ils ont été en bons termes avec presque tous les souverains depuis.

Le reflet le plus clair de cela réside dans leur extraordinaire multilinguisme. Bien que les russophones les gouvernent pendant les 185 années suivantes, la langue maternelle des Juifs des montagnes est toujours le juhuri, également connu sous le nom de judéo-tat, un dialecte spécial du persan, que tout le monde parle encore à la maison. Ils maîtrisent également le russe et beaucoup apprennent également l’hébreu. «Enfants, nous avons étudié l’hébreu à l’école publique locale avec un excellent professeur, jusqu’à ce qu’il déménage à Moscou pour un meilleur travail», explique Regina, déplorant le départ de son professeur. « Maintenant, il est l’un des mollahs [juifs] les plus respectés de toute la Russie! »

Leur scénario à lui seul révèle leur identité profondément multicouche. Pendant des siècles, les Juifs des montagnes ont écrit Juhuri avec des lettres hébraïques. En 1929, cependant, l’Union soviétique les a forcés à écrire leur dialecte judéo-persan en caractères latins. Une décennie plus tard, le cyrillique est devenu la règle. Les Azéris soviétiques ont reçu des ordres tout aussi déroutants, passant de l’écriture arabe au latin en 1929, puis au cyrillique. Bien que l’azéri soit revenu à sa propre écriture latine idiosyncrasique de l’entre-deux-guerres en 1992, le juhuri reste en cyrillique. À partir de 2022, les Juifs des montagnes écrivent le persan en cyrillique et le turc azéri en latin. Qui a dit que vous ne pouviez pas gagner sur les deux tableaux ?

Staline, pour commencer. Ancien commissaire aux nationalités, l’homme d’acier caucasien était résolu à briser les sentiments ethniques, religieux et nationaux. Dans le cas de l’Azerbaïdjan soviétique, cela signifiait rompre les liens avec la nouvelle république turque de Mustafa Kemal Atatürk. Si seulement Staline pouvait voir leurs salons aujourd’hui. « Quatre-vingt-dix pour cent des chansons que j’écoute sont turques », admet Manya, une femme juive des montagnes qui travaille au Red Village Visitors Center. « Je suis obsédé par l’arabesque turque. Et ma fille aussi ! Si une chose peut vraiment unir les deux côtés du Kudyal, c’est peut-être la télévision turque. « Nos familles vivent peut-être à Moscou et en Amérique », plaisante Regina, « mais toute la culture que nous consommons vient de Turquie. »

Malgré une population en déclin depuis les années 1970, lorsque les Juifs soviétiques ont été autorisés pour la première fois à migrer vers Israël, la population de Red Village (qui a culminé à 18 000 en 1991) continue de laisser sa marque sur le monde. Certes, la communauté juive beaucoup plus importante de Bakou a produit quelques autres grands maîtres (d’échecs), parmi lesquels Garry Kasparov, Tatiana Zatulovskaya et Teimour Radjabov. Mais Red Village frappe également bien au-dessus de son poids.

En plus de produire sept héros du travail soviétique, il a donné au monde Gavriil Ilizarov, un médecin soviétique qui a inventé l’appareil Ilizarov pour réparer les membres cassés. Plusieurs hommes de lettres importants de langue azérie et juhuri étaient également originaires du village. De nos jours, il a produit Zarakh Iliev et God Nisanov, deux amis d’enfance qui sont devenus les magnats de l’immobilier commercial les plus riches de Russie.

Aussi chaotique pour les retraités et les décideurs politiques, la chute de l’Union soviétique a offert de nouvelles opportunités dont de nombreux Caucasiens ont bien profité. Iliev, après tout, était le fils d’un cordonnier, tandis que le père de Nisanov dirigeait une usine de conserves. « La Russie était un peu comme Chicago à l’époque de la Prohibition », a expliqué l’expert du Caucase Alexander Murinson dans une interview en 2016. « De nombreux Azerbaïdjanais, y compris des Juifs, étaient impliqués dans de nombreuses activités mafieuses en Russie. C’était comme le Far West.

Certes, la plupart des Juifs des montagnes ont lancé des entreprises banales et ont gardé la tête basse. « Les gens d’ici font tout à Moscou ! » dit Régina. « Vêtements, chaussures, transformation des aliments, restaurants – vous l’appelez. » Non pas que les choses fonctionnent toujours. « La Russie est devenue beaucoup plus dure ces dernières années », raconte-t-elle. « Mon oncle [en dirigeait un] a échoué entreprise après entreprise au cours des dernières années. Maintenant, il conduit un taxi.

Même si le sol sous Moscou n’est plus « plein d’or », comme le disaient autrefois les migrants anatoliens à propos d’Istanbul, des fortunes du monde entier peuvent encore être vues partout dans Red Village. Non seulement les Lada sont dépassées par la toute nouvelle Mercedes, mais chaque rue compte également au moins un ou deux McMansions. « C’est parce que nous avons de grandes familles », dit Regina. «Le père gagne un peu d’argent, construit cette énormité, puis s’attend à ce que tous ses enfants adultes viennent vivre avec lui. Au final, ils ne le font jamais.

Puisqu’ils sont à Moscou la majeure partie de l’année, de nombreux riches villageois rouges louent leurs maisons à des Azéris locaux. « Les relations ont toujours été bonnes entre les Juifs et les Azéris », dit Regina. « Mais maintenant, ils sont encore meilleurs. » En hiver, dit-elle, le « dernier shtetl » d’Europe devient à peu près à 50 % azéri. En conséquence, les gens ont également forgé des liens sociaux plus étroits. « Quand j’étais enfant, tu n’irais jamais de l’autre côté de la rivière. Maintenant, la moitié de mes amis sont de ce côté-là, et mon coiffeur aussi.

Non pas que tout ait changé. « Contrairement à l’époque soviétique, les femmes n’ont pas vraiment le droit de travailler ici. Aujourd’hui, tu ne serais pas pris mort dans le bazar ! Trop d’argent a été gagné ailleurs pour que les femmes participent au marché du travail – du moins en Russie et en Azerbaïdjan. « Mais tout le monde doit [travailler] en Israël ! Régina rit. « Et les pires boulots aussi. Si vous n’avez pas de diplôme universitaire, vous êtes obligé de nettoyer des maisons ou de vous occuper de personnes âgées. La vie est bien meilleure en Russie qu’en Israël.

Parmi les personnes à qui New Lines s’est entretenue, une était partie pour Israël, tandis que neuf étaient parties pour Moscou. Sur 15, seuls trois n’étaient jamais partis.

Même s’ils sont socialement conservateurs, les Juifs des montagnes ont été critiqués par certains en Israël et dans la diaspora pour leur manque de piété. Un missionnaire Chabad, par exemple, a déploré l’ostentation de leurs pierres tombales, sur lesquelles les pieux froncent les sourcils. « Tout cela est influencé par les musulmans qui l’ont obtenu des Russes », a-t-il déclaré au Times of Israel. Même la tombe du rabbin Natan, un enseignant religieux respecté depuis longtemps, a une image le représentant portant un châle de prière et tenant un livre de prières, a déclaré le missionnaire avec déception.

Les histoires exposées dans le nouveau musée des Juifs de montagne (achevé en 2019) ne sont pas moins liminales. Au plus fort de la campagne antisémite de Staline, 70 tisserands de Red Village ont cousu au despote géorgien un tapis de 750 pieds carrés pour commémorer son 70e anniversaire. Bien qu’il ne soit pas clair si les tisserands du Village rouge, célèbres dans toute la Russie et l’URSS pour leur artisanat, avaient le choix, la commémoration par le musée de cette «réussite» est toujours révélatrice.

Les enfants du Village Rouge sont également réputés pour défendre la patrie. Alors que pas moins de 350 000 Caucasiens musulmans ont rejoint la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale (contre 3,5 millions dans l’Armée rouge), les Juifs des montagnes ont toujours été fidèles à l’Union soviétique. Selon les habitants, sur les 500 garçons du village partis combattre les nazis, seuls 200 sont revenus.

Cela nous amène au héros militaire le plus récent des Juifs des montagnes, Albert Agarunov. Fils d’un ouvrier pétrolier de Red Village, élevé à Bakou, Agarunov était en poste dans l’Armée rouge en Géorgie lorsque la guerre a éclaté entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en 1988. Chauffeur de char, il s’est porté volontaire pour le front en 1991 et a été tué un an plus tard. tout en défendant Shusha, la « Jérusalem d’Azerbaïdjan ».

Récompensé du titre de « Héros de l’Azerbaïdjan », Agarunov a été honoré lors de ses funérailles à Bakou par la présence de centaines de personnes, dont des rabbins et des imams. Pour commémorer le patriote, une énorme statue en bronze du commandant du bataillon de chars, âgé de 23 ans, a été érigée dans la capitale azerbaïdjanaise en 2019 – un an et demi avant la reprise très célèbre de Shusha par l’Azerbaïdjan, dans le cadre d’une campagne plus vaste qui a coûté la Azerbaïdjanais près de 5 000 vies.

J’ai demandé si les Juifs des montagnes se mêlaient aux autres communautés juives de Moscou. « Pour être honnête, il n’y a pratiquement aucune différence entre nous et les Ashkénazes », dit Regina. «Mais vous savez comment les gens meurent toujours d’envie de créer des différences. C’est drôle, tu sais ? Il n’y a qu’un seul Dieu, mais nous proposons toutes ces différentes façons de l’adorer.

S’ils ne sont pas particulièrement pieux, de nombreux Juifs des montagnes ont redécouvert leur religion ces dernières années. Une partie de cela est due aux efforts énergiques de Chabad, le mouvement hassidique populaire qui tente de ramener les communautés de la diaspora « capricieuses » dans la pratique de sa forme de judaïsme. Mais c’est aussi la nature de l’époque, dit Regina. « Nous devenons de plus en plus religieux », dit-elle. « Tout comme vous les Turcs. Partout où vous regardez, Dieu revient à la mode.

L’ironie, selon Regina, c’est que le judaïsme n’est même pas une religion. « C’est plus un mode de vie. Tout ce que cela signifie est ‘celui qui a choisi de croire en Dieu.’ Rien de plus. »

Quoi qu’il en soit, l’école religieuse de Red Village, ou « beit midrash », a également fait un léger retour. Avec environ 30 garçons et 30 filles, ses élèves suivent des cours de religion en hébreu et en juhuri le matin avant d’étudier à l’école publique mixte en azéri et en russe l’après-midi. « Partout où les Juifs vont, ils adoptent la langue et les coutumes des gens qui y vivent », dit Regina. «Mais ils n’oublient jamais les leurs non plus. Jamais. »

Si la vie est lente à Red Village, Regina et son amie Manya sont prudemment optimistes. “Grâce au musée et au centre d’accueil, quelques emplois ont commencé à revenir. Si les gens continuaient à investir, nous pourrions peut-être gagner notre vie ici.” En attendant, elle n’a aucune envie de déménager à Moscou ou en Israël. « Je préférerais de loin rester en Azerbaïdjan », sourit-elle.

« Ou, mieux encore, déménager en Turquie. »

Evan Pheiffer

Evan Pheiffer est un écrivain et éditeur indépendant

Raoul Wallenberg ce héros malgré lui

Le groupe d’entreprises, fondations et SAAB AB contrôlés par l’association fondée par la famille, emploie environ 600 000 personnes. Le chiffre d’affaires des entreprises s’élevait, il y a quelques années à environ 154 milliards de dollars, et on estimait qu’ils détenaient environ un tiers du marché des capitaux suédois. Dans les années 1970 À la fin du XXe siècle 40% des ouvriers industriels en Suède étaient employés d’une manière ou d’une autre par le groupe d’entreprises de la famille Wallenberg. Depuis peu le groupe est devenu plus international, plus entrepreneurial et hi-tech, et la puissance des sociétés industrielles et financières, dans lesquelles la famille se spécialise, s’est un peu estompée. Néanmoins, leur emprise sur l’économie suédoise et européenne est encore très significative.

Raoul Wallenberg le premier de cordée de la famille Wallenberg

Le nom de Raoul Wallenberg revient souvent quand on parle d’actions de grandes envergures durant la seconde guerre mondiale. Raoul Wallenberg naquit le 4 août 1912 à Stockholm, en Suède. Il fit ses études aux États-Unis dans les années 30, puis retourna en Suède pour se lancer dans les affaires.

Le 19 mars 1944 Adolf Eichmann entre en Hongrie avec ses hommes. En sept semaines un demi-million de Juifs ont déjà été déportés presque tous vers Auschwitz-Birkenau. Environ 350000 d’entre eux furent tués à leur arrivée, et le reste envoyé aux travaux forcés à Auschwitz et dans d’autres camps. Presque 200000 Juifs vivaient encore à Budapest, et allaient bientôt subir le même sort, conformément aux demandes allemandes. Dans l’urgence l’American War Refugee Board qui venait d’être créé décida de travailler avec le gouvernement suédois afin d’empêcher la déportation massive de Juifs Hongrois vers les camps d’extermination. Raoul Wallenberg arriva à Budapest le 9 juillet 1944 en tant que premier secrétaire à l’ambassade de Suède à Budapest avec tous les privilèges diplomatiques.

D’abord, précisons qu’avant son arrivée en Hongrie, au vu de la carrière et de la personnalité de Raoul Wallenberg, rien ne le prédestinait au rôle qu’il va y jouer par la suite. Il a suivi des études d’architecture. Il était membre d’une famille importante dans l’économie suédoise. Par son travail dans le monde des affaires, il parcourt le monde et fréquente la bonne société de plusieurs pays. Il a voyagé à plusieurs reprises, notamment à travers l’Europe en guerre grâce à son statut de Suédois neutre. C’est en raison de son excellent carnet d’adresses qu’il va être approché par le Congrès juif mondial pour aller sauver une population juive qui se concentre alors essentiellement dans la ville de Budapest; les Juifs hors de la capitale ayant à ce stade tous été déportés et assassinés. Quand il arrive sur place, il ne mesure pas encore la gravité de la situation. Ce sont les événements qui vont le conduire à jouer un rôle bien plus important que ce qui était prévu initialement.

Budapest, Hongrie. Raoul Wallenberg (assis) en compagnie d’un groupe d’assistants à l’ambassade de Suède.

Malgré une absence totale d’expérience diplomatique et de connaissance sur le terrain des opérations clandestines, il organisa l’une des plus importantes opérations de secours, et l’une des plus réussies de l’Holocauste. Avec l’autorisation de son gouvernement, Wallenberg commença à délivrer des certificats de protection suédois aux Juifs de Budapest peu après son arrivée. Il ne cessa d’intervenir pour s’assurer que ceux-ci soient libérés, tout comme les détenteurs de faux papiers. Grâce à des fonds du WRB et de son pays, il créa des hôpitaux, des crèches et une soupe populaire, et mit en place plus de 30 lieux sûrs qui formaient le cœur du « ghetto international » de la ville. Celui-ci était réservé aux Juifs en possession d’un certificat délivré par un pays neutre. C’est ainsi qu’il sauva la vie de plusieurs dizaines de milliers de Juifs hongrois.

Les Juifs faisant la queue à l’extérieur de l’ambassade de Suède à Budapest

La Hongrie était l’alliée de l’Allemagne, mais les défaites allemandes et le nombre croissant de pertes hongroises poussèrent le pays à aspirer à un armistice avec les Alliés occidentaux et l’Union soviétique. Cependant, le 19 mars 1944, les Allemands occupèrent la Hongrie afin de l’empêcher de sortir de la guerre. Ils forcèrent le chef d’État, Miklos Horthy, à nommer à la tête d’un gouvernement pro-allemand Dome Sztojay, un ambassadeur disposé non seulement à continuer la guerre, mais aussi à déporter les Juifs hongrois vers la Pologne occupée. Peu après, les rafles commencèrent, et ceux-ci furent remis aux Allemands.

Le 15 octobre 1944, le mouvement fasciste des Croix fléchées prit le pouvoir, avec l’aide des Allemands. La déportation des Juifs hongrois, que Horthy avait interrompus en juillet, recommença. Les Soviétiques ayant bloqué les routes ferroviaires vers Auschwitz, les autorités forcèrent des dizaines de milliers de Juifs hongrois à marcher vers la frontière avec l’Autriche, à l’ouest. Au cours de l’automne, Raoul Wallenberg intervint à de multiples reprises, souvent personnellement, pour assurer la libération des détenteurs de certificats de protection ou de faux papiers et tirer autant de personnes que possible des marches de la mort.

D’autres diplomates suédois et de pays neutres se joignirent aux opérations de secours. Carl Lutz, consul général de la légation suisse, délivra des certificats d’immigration qui mirent près de 50000 Juifs de Budapest sous la protection de la Suisse en tant qu’émigrants potentiels vers la Palestine. L’homme d’affaires italien Giorgio Perlasca se fit passer pour un diplomate espagnol. Suivi de près par Laszlo et Eugenia Szamosi, il délivra de nombreux certificats pour des pays dont l’Espagne neutre représentait les intérêts. Il mit également en place des lieux sûrs, dont un pour les enfants. Lorsque l’armée soviétique libéra Budapest en février 1945, il y restait encore plus de 100000 Juifs, principalement grâce aux efforts de Wallenberg et de ses collègues.

Les méthodes audacieuses de Wallenberg lui firent courir de graves dangers mais jamais il n’envisagea de mettre un terme à ses activités. Il demeura à Budapest avec ses «protégés » pendant le siège de la ville par les Soviétiques et menaça le commandant allemand et le chef des Croix fléchées afin de leur faire renoncer à leur projet de s’attaquer aux Juifs encore présents. Avant la prise de la ville par les Soviétiques, il déclara à Per Anger, un de ses collègues de la légation suédoise : « J’ai accepté cette mission et je ne pourrai jamais rentrer à Stockholm si je ne sais pas au fond de moi que j’ai fait tout ce qu’un homme pouvait faire pour sauver autant de Juifs que possible. »

Après la libération

La dernière fois que l’on vit vivant fut le 17 janvier 1945. Raoul Wallenberg fut emmené par des soldats russes, qui prétendirent le conduire à la rencontre du général soviétique Malinovsky. Ayant probablement pressenti le danger, Wallenberg déclara alors qu’on l’escortait jusqu’au véhicule russe : « Je ne sais si les Soviétiques m’emmènent en tant qu’invité ou en tant que prisonnier. » Il avait alors 32 ans et jamais on ne le revit.

Il aurait été soupçonné d’espionnage et incarcéré. Un rapport du gouvernement soviétique en 1956 semble indiquer qu’il serait décédé le 17 juillet 1947 alors qu’il se trouvait dans la tristement célèbre prison de Loubianka à Moscou. Il existe cependant des témoignages confirmant la présence de Wallenberg dans les prisons soviétiques après 1947, jetant ainsi le doute sur les allégations du rapport. La date et les circonstances exactes de sa mort ne seront donc peut-être jamais connues. En octobre 2016, les autorités suédoises le déclarèrent officiellement décédé.

Le président de Yad Vashem Avner Shalev (à gauche), le président du Parlement suédois Per Westerberg et la nièce de Raoul Wallenberg Louise von Dardel, au pied de l’arbre planté en l’honneur de Raoul Wallenberg. Yad Vashem, le 17 juillet 2012. En 1981, Raoul Wallenberg fut en outre nommé citoyen d’honneur des États-Unis, et en 1985, la rue devant le United States Holocaust Memorial Museum prit son nom.

Après plusieurs années de crise diplomatique entre la Suède et Israël, les relations se réchauffent et Markus Wallenberg, cinquième génération de la famille souhaite développer son activité en Israël notamment dans le secteur de la santé. Dans un entretien avec Globes, il explique ce qui a changé dans ses critères d’investissement, et comment la structure unique d’entreprise de la famille affecte le capital personnel de ses membres.

FREDAL

Témoignages

Agnès MANDL

1940-44 : A Budapest, en 1944, je travaillais pour Raoul Wallenberg, un diplomate suédois qui oeuvrait pour sauver les Juifs. Au mois de décembre de cette même année, les fascistes ordonnèrent l’exécution des Juifs sur les rives du Danube. Les Juifs furent attachés par groupes de trois et la personne qui se trouvait au centre était abattue ; ainsi, tous les trois tombaient dans le fleuve et s’y noyaient. Wallenberg demanda aux membres de son personnel : « Qui sait nager ? » Je me suis désignée. Nous nous sommes précipités au bord de l’eau et lorsqu’un groupe est tombé, nous avons plongé dans l’eau glacée du fleuve. Nous avons sauvé 50 personnes. Plus tard, je suis tombée malade et suis restée dans le coma pendant un jour et demi. Après la guerre, Agnès partit pour la Suède puis l’Australie et s’installa aux Etats-Unis en 1951. Par la suite, elle consacra sa vie à écrire sur Raoul Wallenberg et à enseigner ses préceptes et ses actions.

Tom VERES

Après que les Allemands eurent occupé la Hongrie en 1944, Tom fut envoyé dans des camps de travail et des usines. Il s’enfuit quelques mois plus tard et décida de contacter la légation suédoise, où il rencontra Raoul Wallenberg en octobre 1944. Tom resta à Budapest et, utilisant ses compétences en matière de photographie, il participa activement aux tentatives de Wallenberg pour sauver les Juifs de Budapest. Il fit des copies des laissez-passer de complaisance (Schutzpaesse) et prit des photographies à cet effet et se fit le témoin documentaire des déportations.