Le PDG de Pfizer admet qu’Israël est le laboratoire du monde

Si les Israéliens sont perturbés par le fait que leur gouvernement les traite comme des animaux de laboratoire, s’ils se demandent pourquoi leur liberté de voyager, de socialiser ou même de gagner leur vie s’est évaporée, le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a donné hier une véritable réponse. Dans une interview sur NBC, Bourla a déclaré :

« Je crois qu’Israël est devenu le laboratoire du monde en ce moment parce qu’ils n’utilisent que notre vaccin dans cet État et qu’ils ont vacciné une très grande partie de leur population, de sorte que nous pouvons étudier à la fois les indices économiques et sanitaires ».

Je n’ai aucun problème avec les expériences médicales impliquant des humains si les participants sont pleinement conscients de toutes les circonstances et considérations possibles liées à leur consentement. Ce n’est pas ce qui s’est passé en Israël. Au moyen de « passeports verts », le gouvernement menace pratiquement de pénaliser toute personne réticente à participer à une expérience de « laboratoire » pour une société pharmaceutique géante dont le bilan est très problématique.

Les résultats de cette expérience Pfizer-Israël ne sont pas nécessairement encourageants. Bien qu’il soit possible, comme le suggèrent certaines études, que la plupart des personnes vaccinées bénéficient au moins d’une protection à court terme contre le Covid-19, personne ne peut nier le fait étonnant qu’en seulement 8 semaines de vaccination de masse, le nombre total de décès dus au Covid-19 dans l’État juif a presque doublé par rapport au nombre accumulé au cours des dix mois précédents.

Depuis qu’Israël s’est transformé en une nation de cobayes, un virus qui s’attaquait autrefois aux personnes âgées et à celles souffrant de graves problèmes de santé a maintenant complètement changé de nature. Après seulement deux mois d’une campagne de vaccination de masse « réussie », 76% des nouveaux cas de Covid-19 ont moins de 39 ans. Seuls 5,5% ont plus de 60 ans. 40% des patients en phase critique ont moins de 60 ans. Le pays a également détecté une forte augmentation des cas de Covid-19 chez les femmes enceintes, dont plus de quelques-unes sont dans un état critique. Au cours des dernières semaines, le nombre de nouveaux-nés atteints de Covid-19 a connu une forte hausse de 1 300% (de 400 cas chez les enfants de moins de deux ans le 20 novembre à 5 800 en février 2021).

Les données recueillies en Israël indiquent une étroite corrélation entre la vaccination de masse, les cas et les décès. Cette corrélation indique la possibilité que ce soient les vaccinés qui aient effectivement propagé le virus ou même une série de mutants qui sont responsables du changement radical des symptômes ci-dessus.

Lorsque le PDG de NBC a demandé à Bourla si l’on pouvait infecter d’autres personnes après avoir reçu deux doses du vaccin, Bourla a admis :

« C’est quelque chose qui doit être confirmé, et les données du monde réel que nous recevons d’Israël et d’autres études nous aideront à mieux comprendre cela ».

Si le PDG Bourla n’est pas sûr que son « vaccin » empêche la propagation de la maladie, pourquoi le vend-il dans le monde entier ? Pourquoi un gouvernement devrait-il autoriser l’utilisation de cette substance tant que toutes les précautions nécessaires n’ont pas été prises ? En outre, à la lumière de la crainte croissante que les personnes vaccinées puissent propager la maladie (ce que le PDG Bourla ne nie pas), que signifie le « passeport vert » ? Je suppose qu’un tel document pourrait facilement être remplacé par un « certificat de crédulité » délivré à ceux qui ont été assez stupides pour capituler.

Mais Bourla n’a pas à attendre longtemps les « résultats » de son « laboratoire ». Je peux lui fournir les chiffres les plus pertinents en supposant que lui-même ou toute autre personne de Pfizer puisse lire les graphiques de base. Chaque pays qui est tombé dans le piège de la vaccination de masse a connu un pic similaire sans précédent de cas et de décès.

Les graphiques suivants mettent en évidence la corrélation indéniable entre la vaccination de masse et une augmentation exponentielle du nombre de cas et de décès liés à la maladie de Covidon 19. Le pic de cas est souvent détecté seulement 2 à 3 jours après le lancement de la campagne de vaccination de masse.

Au moment où Israël s’est fait vacciner, il assistait à une forte augmentation exponentielle de la morbidité et de la mortalité. La Palestine, qui est pourtant littéralement le même pays, a vu son nombre de cas et de décès chuter.

Bourla et le premier ministre Netanyahou devraient faire un effort intellectuel et nous expliquer comment il est possible qu’à Gaza, une prison à ciel ouvert et l’un des territoires les plus densément peuplés de la planète, le nombre de cas de Covid-19 soit minime et sans « vaccin ».

Mais la Palestine n’est pas seule, car la situation en Jordanie est similaire. Alors qu’Israël a vu ses chiffres de décès de Covid-19 crever le plafond, les décès de Covid-19 en Jordanie à partir de la mi-novembre ressemblent à une pente glissante.

La Grande-Bretagne a vécu une expérience tragique similaire, sinon identique. Elle a lancé une campagne de vaccination de masse le 7 décembre, juste pour voir son nombre de cas et de décès de Covid-19 augmenter comme jamais auparavant.

À l’époque, la Grande-Bretagne a vu son NHS s’effondrer, tandis que les voisins du royaume, qui tardaient à prendre une décision en matière de vaccination, voyaient leur nombre de cas de Covid-19 chuter rapidement.Diminution des cas et des décès dans la même période

Je ne suis évidemment pas le seul à constater que quelque chose a dramatiquement mal tourné en Israël. Un groupe de chercheurs dissidents qui ont examiné les chiffres impliqués dans l’expérience israélienne actuelle de Pfizer a publié une étude détaillée il y a deux semaines. « Nous concluons », ont-ils écrit, « que les vaccins Pfizer, pour les personnes âgées, ont tué pendant la période de vaccination de 5 semaines environ 40 fois plus de personnes que la maladie elle-même n’aurait tuées, et environ 260 fois plus de personnes que la maladie parmi la classe d’âge plus jeune ».

En me basant sur l’expérience de « laboratoire » Pfizer/Israël, j’ai tiré la conclusion sarcastique suivante : Si vous attrapez un coronavirus, vous pouvez mourir, mais si vous suivez la voie de Pfizer, non seulement vous avez 95% de chances de survivre en plus des 99,98% fournis par Covid-19, mais vous pouvez aussi tuer d’autres personnes en cours de route.

source : https://gilad.online/writings

Bas Les Masques

C’est assez incroyable comme les gens s’acharnent à prouver que rien ne va en Israël, comme s’ils y trouvaient un certain plaisir. Evoquant le vaccin, certains journaux ont même titré « Une nouvelle shoah !… ». Et ces infos bien sûr se propagent comme une traînée de poudre, y compris au travers de ceux disant aimer et soutenir Israël. Que l’on soit pour ou contre le vaccin, quelle qu’en soit la raison, nous devons mesurer nos paroles.

Avons-nous le droit de condamner avec tant de violence l’action du gouvernement israélien pour essayer de sortir son pays de la situation sanitaire qui frappe actuellement toutes les nations ? Comment pouvons-nous nous permettre de comparer ce gouvernement aux dirigeants nazis ? Et pourtant, en propageant ce genre de nouvelles, c’est bien ce que certains font!
Israël , qui a déjà vacciné près de la moitié de sa population, retrouve progressivement une vie normale. Les salles de sport et de spectacles, et bientôt les restaurants et les bars … Un « retour à la vie ».

La bataille contre ce virus, comme je l’ai écrit précédemment, a également permis à Israël de trouver des médicaments « made in Israel » – les chercheurs israéliens ont déjà conçu deux traitements.- Mis au point dans le laboratoire du professeur Nadir Arber à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, l’EXO-CD24 guérit 96% des patients

Il existe également ce médicament expérimental, l’Allocetra, développé à l’hôpital Hadassah de Jérusalem. Yair Tayeb, un patient guéri de 49 ans, inspecteur dans le bâtiment, a évoqué sa sortie de l’hôpital trois jours seulement après avoir pris le médicament. « Je ne pouvais pas respirer et je pouvais à peine parler. J’étais dans un état très grave », a expliqué Tayeb. Environ deux heures après avoir pris l’Allocetra, il a ressenti un changement. « On m’a administré le médicament. Et soudain, deux heures après, j’ai ressenti quelque chose d’étrange au plus profond de mon corps. J’ai arrêté de tousser, ma respiration a commencé à se calmer, je me suis senti mieux. J’ai arrêté de transpirer. Je ne pouvais pas y croire, j’étais si heureux », a-t-il raconté

Haman mis KO par une jeune princesse

la fête de Pourim tombe à point nommé, alors que d’un côté, les ennemis ou les « fâcheux consolateurs » selon le mot de Job, calomnient Israël, et de l’autre – les mollahs – déclarent tranquillement qu’ils vont détruire Israël par le feu nucléaire. Haman aura tout essayé pour détruire le peuple juif à l’époque de la perse antique. Malheureusement pour lui, il a trouvé en face de lui un Mardochée et sa nièce Esther, déterminés à défendre coûte que coûte leur peuple. Esther signifie « caché, dissimulé » en hébreu. Cela signifie qu’il y a des choses cachées dans la meguila d’Esther. Pour ceux qui doutent de la vérité de cette histoire, il y a ce mystérieux élément qui nous ramène à l’époque du jugement des nazis à Nuremberg, en 1946. Julius Streicher, un des sbires d’Hitler, s’était écrié avant d’être pendu : « Pourim 1946 ! » – Dix de ces criminels nazis furent jugés et pendus. Or, nous lisons dans le livre d’Esther que la reine Esther avait demandé au roi de pendre les dix fils d’Haman… qui avait déjà été exécutés

Pourquoi une telle demande, les fils d’Haman n’étaient-ils pas déjà morts ? Quel est le sens caché de cette requête ? Un autre mystère s’ajoute alors au premier : dans les lettres écrites concernant les fils d’Haman, il y a des lettres plus ou moins grosses, ce que les spécialistes appellent des anomalies prophétiques… et la valeur numérique de ces lettres correspond au bout du compte… à la date : 1946. Etonnant et magnifique n’est-ce pas ?

Que tous les fils d’Haman se reconnaissent, parmi tous les antisémites/antisionistes ou les « médecins de mort », toujours selon Job. Car, « Il ne sommeille ni ne dort, le Gardien d’Israël »

Dans tous les cas, avec l’aide de Dieu, Israël en sortira gagnant.
‘Hag pourim samea’h à toute ma famille, à mes enfants et à mes petits enfants qui nous manquent tant, à mes amis juifs, Jean-Pierre et Josette, Robert et Dany, Daniel et Genevieve, Marc et Nicole, Martial et Jocelyne, Patricia et Rémy, Liviu et Nicole, et à tous ceux que je n’ai pas nommé

Georg Elser, l’homme qui a manqué d’assassiner Hitler pour treize minutes

Le Bürgerbräukeller après l’attentat de 1939. Bundesarchiv, Bild 183-E12329 via Wikimedia Commons.

Le 8 novembre 1939, Adolf Hitler se rend, comme chaque année, à Munich pour commémorer sa tentative ratée de prise de pouvoir de 1923, le «putsch de la brasserie». Traditionnellement, il y prononce un discours, reste discuter un peu avec les membres de la vieille garde du parti nazi et part un peu après dix heures du soir. Mais cette année-là, l’Allemagne est en guerre et il prévoit de rentrer un peu plus tôt à Berlin.

A 21h07, Hitler quitte le Bürgerbräukeller, la brasserie où il vient de prononcer son discours. A 21h20, une bombe explose à l’endroit où le Führer se tenait, faisant huit morts et plus de soixante blessés. Le 10 novembre, le Volkischer Beobachter, le journal officiel du parti nazi, titre sur «le salut miraculeux du Führer»«Il n’y avait, en fait, rien de providentiel ni de miraculeux là-dedans. C’était de la pure chance», écrit l’historien Ian Kershaw dans sa biographie Hitler 1936-1945: Némésis.

L’auteur de l’attentat, un ouvrier charpentier du sud de l’Allemagne du nom de Georg Elser, vient de faire l’objet d’un film sorti le 2 avril outre-Rhin, Elser, du cinéaste Olivier Hirschbiegel, déjà auteur de La Chute en 2004. La BBC raconte comment Elser était rentré, de manière solitaire, dans une résistance discrète au nazisme depuis plusieurs années, notamment motivée par la dégradation de la condition ouvrière:

«Quand les nazis arrivèrent au pouvoir, il commença, comme le dépeint le film, à se livrer à de petits gestes de défiance, comme refuser d’écouter avec déférence les discours d’Hitler. A la fin des années 30, après l’annexion par les nazis de l’Autriche et d’une partie de la Tchécoslovaquie, il était préoccupé par la stratégie guerrière d’Hitler.»

Le site britannique s’intéresse aussi à ce que son acte aurait pu changer:

«Le régime nazi aurait sans doute survécu à Hitler et aux autres dirigeants nazis qu’Elser espérait tuer, au moins à court terme. Mais les historiens croient que la mort d’Hitler en 1939 aurait raccourci la guerre, et peut-être empêché bien des souffrances causées par l’Holocauste.»

Les nazis se serviront, comme pour l’incendie du Reichstag, de cette tentative d’assassinat à des fins de propagande, affirmant qu’elle était due aux services secrets anglais, mais Elser avait bien agi en solitaire, ce qui lui a valu d’être longtemps oublié. «Si on avait décidé d’ériger un monument, un seul, pour commémorer la lutte des Allemands et Allemandes qui ont risqué leur vie pour mettre un terme aux horreurs du régime nazi, c’est à Elser qu’il aurait fallu le dédier», écrit l’historien Gilbert Badia dans Ces Allemands qui ont affronté Hitler (2000).

Arrêté quelques heures après l’explosion à la frontière suisse, Georg Elser avouera après quatorze heures d’interrogatoire par la Gestapo. Il sera emprisonné pendant plus de cinq ans au camp de Sachsenhausen, dans la zone des prisonniers dont le sort était le plus étroitement surveillé –Hitler voulait à l’époque le garder comme témoin pour un éventuel procès des dirigeants anglais après la guerre. En avril 1945, quand il devient évident que l’Allemagne va perdre la guerre, il est exécuté sur ordre d’Himmler à Dachau, où il a été transféré.

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Georg Elser est une figure majeure mais longtemps méconnue de la résistance contre le nazisme : le 8 novembre 1939, il tente d’éliminer Hitler dans le but « d’empêcher la poursuite de la guerre », déclenchée deux mois plus tôt avec l’attaque de la Pologne par l’Allemagne.

Comment Israël a planifié et réussi la vaccination de sa population

Avec plus de 200 000 doses administrées chaque jour, Israël vaccine à un rythme quinze fois plus élevé que la France ou l’Allemagne. Cette vaccination massive permet aujourd’hui à l’État hébreu de sortir du confinement et de revenir à une vie presque normale. Si une telle campagne de vaccination a été possible c’est grâce à une anticipation et à un système de santé particulièrement performant.

Vendredi 5 février au petit matin, au terme d’âpres négociations, le gouvernement israélien a annoncé la fin du troisième confinement et la réouverture progressive des écoles, des commerces et des lieux de loisirs. Israël pourrait être le premier pays du monde à sortir de l’épidémie de Covid-19, un an tout juste après la première vague de contaminations. Si la victoire sur le virus se confirmait, elle serait due essentiellement à une campagne de vaccination massive d’une intensité sans égale ailleurs dans le monde. Entre le 18 décembre et le 4 février, plus de deux millions de personnes ont reçu les deux doses du vaccin Pfizer, dont 80% des plus de 70 ans. Avec plus de 200 000 doses administrées chaque jour, Israël vaccine à un rythme quinze fois plus élevé que la France ou l’Allemagne.

À bien des égards, le succès de cette campagne foudroyante en dit long sur l’éthos israélien : une audace confinant au culot, des facultés d’organisation impressionnantes et un mode de gouvernance conjuguant le libéralisme le plus offensif avec les valeurs socialistes des pionniers.

Préparer la vaccination par une anticipation

Au cours de l’été 2020, alors que plusieurs grands laboratoires pharmaceutiques annoncent des résultats encourageants, Israël prend langue avec Moderna, considéré alors comme le plus proche d’une autorisation de mise sur le marché. À l’instar d’autres pays occidentaux, Israël préempte l’achat de plusieurs millions de vaccins et consent à verser une avance conséquente : 120 millions de dollars (environ 100 millions d’euros). L’État hébreu mise parallèlement sur les travaux d’une équipe de scientifiques locaux à travers l’Institut Biologique, un organisme public basé à Nes Tsiona, près de Tel-Aviv. Mais à l’automne, il comprend qu’il n’a pas misé sur les bons chevaux :  c’est Pfizer qui terminera la course en tête. Le gouvernement entame alors des négociations avec la firme américaine sans attendre le feu vert de la FDA qui n’interviendra que début décembre. Quant à l’agrément des services de santé israéliens, le ministre de la Santé Yuli Edelstein indique d’emblée qu’il suivra forcément l’avis de la FDA. Rien de surprenant à cela. De la biotech au cannabis médical, les industries pharmaceutiques américaines et israéliennes entretiennent des rapports étroits depuis de longues années. Nombre de scientifiques israéliens travaillent aux États-Unis. À titre d’exemple, le directeur médical de Moderna, le docteur Tal Zaks, est un Israélien formé à l’université Ben Gourion de Beer-Sheva, dans le sud d’Israël. Ce détail en dit long sur la façon israélienne de faire, car la France en particulier et l’UE en général n’ont pas tiré avantage du fait que des Français (le patron de Moderna Therpeutics, Stéphane Bancal, est Français) et des Européens tiennent des postes clés dans les entreprises pharmaceutiques qui dominent aujourd’hui le marché de vaccins contre le Covid19.

Face à Pfizer, le Premier ministre Nétanyahou en personne prend la tête de l’équipe de négociateurs. Il sollicite un entretien téléphonique avec Albert Bourla, le PDG du géant pharmaceutique. Au cours de la conversation, Nétanyahou n’hésite pas à jouer sur la fibre identitaire : « J’ai demandé à lui parler et il a répondu immédiatement. Il semble qu’Albert Bourla soit très fier de son héritage grec et juif de Thessalonique. Et il m’a dit qu’il appréciait beaucoup le développement des relations entre la Grèce et Israël auquel j’ai travaillé ces dernières années », a ainsi raconté Nétanyahou dans une vidéo diffusée sur Internet. Dans un discours télévisé, il a mentionné dix-sept conversations téléphoniques avec son « ami » Albert Bourla.

Sans être anecdotique, la relation personnelle entre Nétanyahou et Bourla n’a bien entendu pas suffi à s’attirer les faveurs de Pfizer. Israël devait affronter la rude concurrence des grandes nations occidentales qui sollicitaient également des livraisons massives. Pour être servi en priorité et à profusion, Israël a accepté de payer la dose très au-dessus du prix consenti aux États-Unis et à l’Union européenne. Cédant à la pression médiatique, le gouvernement israélien a divulgué le contrat signé avec Pfizer, dans une version copieusement caviardée. Le prix n’apparaît pas sur le document, mais selon des informations de la presse israélienne, confirmées sous couvert d’anonymat par des hauts-fonctionnaires, le surcoût s’élève à au moins 40% par rapport aux tarifs appliqués à l’Europe. Cette stratégie a suscité peu de contestation en Israël où un sentiment domine : rien n’est trop cher pour en finir avec des confinements dévastateurs pour l’économie et les finances publiques.

Une phase 4 à grande échelle

L’aspect financier ne serait cependant pas le facteur déterminant de la négociation. Avec ses neuf millions d’habitants, Israël constitue somme toute un marché relativement restreint pour le groupe pharmaceutique. Pour convaincre, les Israéliens ont proposé à Pfizer une phase 4 à taille réelle, autrement dit une cohorte épidémiologique à l’échelle d’un pays entier permettant de poursuivre les essais cliniques même après la célèbre phase 3 exigée pour une autorisation de mise sur le marché. Pour obtenir le sésame, Pfizer a testé son vaccin sur 48 000 personnes, dont la moitié avaient reçu un placébo selon la méthode dite de « double aveugle ». En Israël, le laboratoire allait pouvoir étudier quotidiennement une masse de vaccinés quatre fois plus importante. Israël s’est engagé par contrat à transmettre toutes les données sur l’efficacité du vaccin, les effets secondaires, les cas d’allergie ainsi que des précieuses informations sur les vaccinés (âge, comorbidités, etc.). Un partage d’information facilité par l’informatisation très poussée du système de santé. Séduit par la proposition, le laboratoire s’est alors engagé à livrer 8 millions doses à raison de 400 000 à 700 000 par semaine. « L’analyse épidémiologique du ministère de la santé israélien est unique en ce qu’elle nous permettra d’évaluer si un certain taux de vaccination permet d’atteindre l’immunité collective », a expliqué le porte-parole de Pfizer. Constatant l’intensité du rythme de vaccination, le laboratoire a décidé d’amplifier encore le volume des livraisons.

La vaccination s’appuie sur un réseau de santé efficace

Car les centres de vaccinations israéliens ont rapidement dépassé les objectifs fixés par le gouvernement. Alors que Benyamin Nétanyahou tablait sur 170 000 personnes vaccinées par jour, la barre des 200 000 vaccinés a vite été franchie. Dès le 6 décembre et l’annonce de l’arrivée imminente de vaccins, d’immenses vaccinodromes ont fleuri un peu partout dans le pays : un double chapiteau sur la place Rabin à Tel-Aviv, un centre de conférence à Jérusalem ou encore un drive-in vaccinal sur un grand parking de Haïfa. Mais l’essentiel des points de vaccination se trouve au sein de petits dispensaires de proximité administrés par les « koupot holim », littéralement « caisses maladie », des organismes parapublics structurés en quatre entités concurrentes. Les caisses maladie disposent de dispensaires dans chaque quartier, dans chaque village, même les plus reculés. Ce réseau a permis de diffuser le vaccin dans tout le pays en un temps record.

L’acheminement des vaccins repose sur une logistique sans faille. L’intégralité des doses est centralisée en un seul endroit : l’immense entrepôt du géant pharmaceutique israélien Teva, situé à Shoam, à quelques kilomètres de l’aéroport international Ben Gourion. En quelques semaines, les logisticiens de Teva ont installé assez de congélateurs pour stocker les doses destinées au pays tout entier. Afin de décongeler les seuls vaccins nécessaires à la vaccination du jour, chaque matin des dizaines de camionnettes viennent s’approvisionner dans l’entrepôt. Grâce à un réseau routier dense et d’excellentes qualités -et aussi à la taille modeste du pays, environ trois départements français-, elles peuvent ravitailler chaque jour les 350 centres de vaccination. Le soir, s’il reste des doses décongelées pour cause de rendez-vous annulés, les dispensaires diffusent l’information sur les réseaux sociaux. Des milliers d’Israéliens de moins de 60 ans (non prioritaires) ont pu ainsi accéder à la vaccination dès les premiers jours de la campagne. Afin de multiplier les points de vaccination, les caisses maladie ont fait appel à tous les professionnels en mesure de faire une piqure. Des infirmières bien entendu, mais aussi des aides-soignantes, des secouristes ou des auxiliaires de vie. Elles ont aussi reçu le renfort de l’armée. Le commandement du front civil (pikoud haoref) a dépêché dans les dispensaires plus de sept-cents réservistes formés dans les unités médicales.

Les performances du système de santé israélien lors de cette campagne de vaccination ont rempli de fierté la gauche israélienne. Car les caisses maladie constituent le joyau de l’héritage du sionisme travailliste incarné par David Ben Gourion. La première caisse maladie, la Clalit, a été fondée en 1911, soit 37 ans avant la création de l’État d’Israël. Nous sommes alors au début de la deuxième alya, une vague d’immigration formée essentiellement de Juifs socialistes issus de l’empire russe. À l’époque, la Palestine est une province de l’Empire ottoman relativement pauvre et démunie de tout système de protection sociale, les rares hôpitaux étant financés par des organisations caritatives juives et chrétiennes et situées dans les villes. Or les pionniers juifs travaillent surtout dans l’agriculture, dans les exploitations du baron de Rothschild ou dans les premiers kibboutz, des fermes collectivistes.

L’accident de travail d’un travailleur agricole à Ein Ganim, l’actuelle Petah Tikva, entraîne une prise de conscience. Le bras broyé par une pompe hydraulique, il est conduit en charrette à l’hôpital le plus proche. Le trajet prendra plusieurs heures et à l’arrivée les médecins doivent se résoudre à procéder à une amputation. L’un de ses camarades, Berl Katznelson, le principal idéologue du socialisme israélien, imagine alors un système de santé efficace et égalitaire inspiré du modèle allemand de Bismarck, les Krankenkasse, la traduction exacte de « Koupot-Holim ». « L’idée est que chaque travailleur devait pouvoir accéder à un dispensaire à une distance de marche raisonnable. Les soins devaient aller vers le patient. Cette logique persiste de nos jours et cela explique en grande partie la réussite de cette campagne de vaccination », estime Shifra Schvarts, historienne du système de santé israélien.

Un système de santé libre qui figure parmi les meilleurs au monde

La Clalit (la Générale) sera absorbée par la Histadrout, le syndicat unique fondé en 1920. Dans les années 1930, le parti révisionniste, l’ancêtre du Likoud, fonde son propre organisme, le Léumit (la nationale). Puis en 1940, des médecins allemands fuyant le nazisme créent leur caisse, la Maccabi. Enfin, une quatrième caisse maladie, la Me’ouhedet (l’unifiée), viendra compléter le système. En 1995, une commission présidée par la juge à la Cour suprême Soshana Nétanyahou (la tante de l’actuel Premier ministre) fixe des règles intangibles : l’obligation d’affiliation à une caisse maladie, la liberté d’en changer, un niveau de prestation minimal pour tous, etc. En outre, chaque dispensaire jouit d’une large autonomie sur le recrutement des médecins et l’achat des équipements afin qu’il puisse s’adapter à la sociologie du bassin de population dans lequel il est installé. Le système de santé israélien figure régulièrement dans le peloton de tête des classements internationaux.

Ce qui frappe dans cette opération est la manière dont la société, l’économie et l’État, malgré des tensions et une crise politique grave, se mettent rapidement en ordre de bataille face à un défi intuitivement considéré par tous comme majeur. Sans attendre des circulaires – qui arrivent souvent après la bataille – des réseaux fondés sur des expériences communes (militaires, formation, etc.) ont transformé administrations, entreprises et une myriade d’entités publique et privées en une armée mue par un sens partagé de l’intérêt général et un sentiment de solidarité et d’appartenance. Des milliers des personnes – fonctionnaires, salariés, simples citoyens se trouvant par un hasard dans un point clé de l’opération – ayant compris l’objectif par eux même ont avancé sans attendre des ordres précis et surtout sans craindre une sanction. Des milliers des petites décisions qui débloquent, facilitent et anticipent, un partage d’information sans esprits corporatistes et des personnes imprégnées du sentiment qu’il est de leur devoir de contourner des obstacles par eux même plutôt que d’attendre les directives des « chefs ». Et bien évidemment, tous ces gens n’abandonnent pas un instant leurs querelles et divisions à quelques semaines de la quatrième élection générale en deux ans… Si un modèle israélien existe, le voilà.

Stéphane AMAR

LA CRÉATION DE L’ÉTAT PALESTINIEN EST-ELLE AUJOURD’HUI UNE UTOPIE ?

Dans cet ouvrage percutant, le journaliste Stéphane Amar explique pourquoi la solution à deux États ne constitue plus une issue crédible au conflit israélo-palestinien. Il dissèque le cadavre du processus d’Oslo et raconte comment un État unique se met en place inexorablement, en dépit des réticences et des peurs des deux peuples. Officiellement, l’État juif se dit prêt à reprendre les pourparlers. Mais en réalité, il entend dicter les conditions de la paix. Sur la scène internationale, il continue de faire semblant d’oeuvrer à la création d’un État palestinien. Et joue la montre en attendant le moment opportun pour abattre son jeu. C’est le grand secret d’Israël. Une enquête fascinante qui nous conduit des oasis dorées de la start-up nation aux ruelles étroites des casbahs palestiniennes, des bureaux feutrés de la Knesset aux mosquées de Nazareth. Une lecture indispensable pour saisir ce qui se joue vraiment au Proche-Orient.

Biographie de l’auteur

Stéphane Amar, installé à Jérusalem est journaliste. Il collabore avec plusieurs médias francophones, dont Arte, BFM TV et la RTS. Il est également l’auteur d’un livre sur la coexistence israélo-palestinienne, Les Meilleurs Ennemis du Monde (Denoël – 2008).

Bon débarras – La CPI s’apprête à choisir son nouveau procureur

Les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) doivent élire vendredi un nouveau procureur général, une lourde tâche dont la titulaire actuelle fait l’objet de sanctions américaines.

Fatou Bensouda, née en Gambie, doit démissionner en juin après neuf ans passés à exercer l’un des emplois les plus difficiles de la justice internationale.AFP

Quatre candidats – du Royaume-Uni, d’Irlande, d’Italie et d’Espagne – sont dans la course afin de succéder à la procureure générale sortante, Fatou Bensouda, qui a mené des enquêtes controversées, notamment sur le conflit israélo-palestinien ou encore sur l’Afghanistan.

Le Britannique Karim Khan serait en pole position pour obtenir le poste, devant l’Espagnol Carlos Castresana, l’Irlandais Fergal Gaynor et l’Italien Francesco Lo Voi, selon les médias britanniques.

Malgré plusieurs tentatives au cours des dernières semaines, les États membres de la CPI ne sont pas parvenus à un consensus pour cette nomination, et doivent désormais trancher lors d’un vote au siège des Nations Unies à New York.

Fatou Bensouda, née en Gambie, doit démissionner en juin après neuf ans passés à exercer l’un des emplois les plus difficiles de la justice internationale, laissant derrière elle un bilan mitigé, à la cour de La Haye.

Celui qui doit devenir le troisième procureur de la Cour depuis sa création en 2002 aura en charge des dossiers volumineux et des affaires complexes, dans un tribunal dont la légitimité est en permanence remise en cause.

Sanctions «inacceptables»

Karim Khan, avocat britannique et spécialiste des droits de l’homme, a récemment été à la tête d’une enquête spéciale de l’ONU sur les crimes du groupe État islamique et a appelé à des procès semblables à celui qu’ont connu les dirigeants nazis à Nuremberg.

L’Espagnol Carlos Castresana, juge de formation, dirigeait auparavant un panel des Nations Unies sur la lutte contre la criminalité et la corruption au Guatemala, mais a démissionné en 2010, se disant victime des «attaques systémiques» de fonctionnaires avides de pouvoir.

L’Irlandais Fergal Gaynor a déjà représenté des victimes de crimes à la CPI, notamment dans le cadre de l’enquête sur la guerre en Afghanistan ainsi que dans une affaire à l’encontre du président kényan Uhuru Kenyatta.

Le procureur sicilien Francesco Lo Voi a, quant à lui, traité d’affaires contre la mafia italienne et un important réseau de passeurs de clandestins.

Les premières responsabilités du nouveau procureur consisteront à décider des prochaines étapes de l’enquête sur les crimes de guerre en Afghanistan et de l’enquête particulièrement controversée sur le conflit israélo-palestinien de 2014 à Gaza.

L’an dernier, l’administration de l’ancien président américain, Donald Trump, avait pris pour cible Fatou Bensouda et un autre haut responsable de la CPI, leur imposant des sanctions, notamment une interdiction de voyager et un gel de leurs avoirs, en raison d’une enquête sur des crimes de guerre américains présumés en Afghanistan.

Israël et les États-Unis, qui ne sont ni l’un ni l’autre membres de la CPI, se sont également fermement opposés à une autre enquête sur les crimes de guerre présumés par les forces israéliennes et les groupes armés palestiniens. La semaine dernière, les juges de la CPI ont cependant déclaré la Cour compétente pour les faits survenus dans les territoires palestiniens occupés, ce qui ouvre la voie à une enquête pour crimes de guerre.

L’administration du nouveau président Joe Biden s’est montrée moins conflictuelle mais n’a pas encore dit si elle comptait abandonner les sanctions à l’égard de Fatou Bensouda qui les a, quant à elle, qualifiées «d’inacceptables».

Résultats mitigés

Fatou Bensouda a derrière elle un bilan mitigé, même si, selon les spécialistes, elle a élargi la portée de la CPI. Sous sa direction, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a été innocenté de crimes contre l’humanité, tandis que l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba, a été acquitté en appel. Le Kényan Uhuru Kenyatta a également vu les accusations de crimes contre l’humanité abandonnées par Fatou Bensouda.

Mais Fatou Bensouda a récemment obtenu des condamnations très médiatisées à l’encontre de Dominic Ongwen, un enfant soldat ougandais devenu commandant de l’Armée de résistance du Seigneur, et du chef de guerre congolais Bosco Ntaganda.

La CPI est la seule cour permanente pour les crimes de guerre au monde. Elle a souvent été critiquée pour avoir essentiellement pris en charge des affaires de pays africains.

L’histoire du début de l’univers est assez bien connue, mais peut-être ne s’est-elle pas déroulée exactement comme on nous l’a racontée.

D’après Julian Barbour

Dans quel sens le temps passe-t-il ?

Comment cette idée de vitesse à double direction change la vision de l’univers ?

Selon la théorie du Big Bang, il y a 13,8 milliards d’années, un point plus petit qu’un atome a produit une énorme explosion.

De là, toute la matière qui compose notre univers, qui est encore en expansion aujourd’hui, a été créée.

C’est également à ce moment que le temps a commencé à courir, et depuis lors, il a également progressé de manière ininterrompue. Tic, toc, tic, toc…

La grande explosion a projeté des particules dans toutes les directions, qui se sont ensuite regroupées pour former des étoiles, des planètes et des galaxies qui voyagent dans l’univers.

Le temps, cependant, semble voyager dans une seule direction, toujours en avant, comme une flèche qui vole dans les airs.

Mais pourquoi, si l’espace et la matière s’étendent dans toutes les directions, le temps ne fait-il qu’avancer ?


Un théoricien chevronné conteste cette idée. En fait, il remet en question le récit classique du Big Bang et propose une nouvelle conception du temps.

Il s’appelle Julian Barbour, un professeur de physique de l’université d’Oxford à la retraite qui a publié ses recherches dans les revues scientifiques les plus prestigieuses et reconnu par ses collègues comme ayant des idées profondes, originales et audacieuses sur les questions fondamentales de l’univers.

Barbour propose un univers à deux faces, avec un temps se déplaçant dans deux directions et auquel il prédit une fin plus prometteuse que la mort froide que certaines théories prédisent pour notre cosmos.

Un univers à deux visages

Dans la mythologie de la Rome antique, Janus était le dieu des commencements et des fins.

Il était généralement représenté comme un homme avec deux visages orientés dans des directions opposées.

Janus était le dieu romain des commencements et des fins.

La figure de Janus illustre très bien l’idée que se fait Barbour du début de l’univers.

Sa proposition est qu’à l’époque du Big Bang, on ne commence pas à courir dans une seule direction, mais qu’on puisse aussi commencer à courir dans la direction exactement opposée. 

Selon Barbour, si Janus avait été au Big Bang, il aurait pu voir comment le temps se mettait à bouger dans deux directions opposées, qu’il pouvait observer simultanément avec ses deux visages.

Pour comprendre comment il en est arrivé à cette conclusion, nous devons comprendre deux concepts clés : la deuxième loi de la thermodynamique et l’entropie.

Le désordre

Barbour a recours à une nouvelle façon d’envisager la deuxième loi de la thermodynamique. 

Cette loi stipule qu’un système évolue toujours vers un état plus chaotique, mais pas l’inverse.

L’exemple classique est un verre.

Il y aura toujours de nombreuses possibilités pour que ce verre se brise et se disperse en mille morceaux, mais nous savons qu’après avoir été brisé, il est impossible que ces fragments se rassemblent pour laisser le verre tel qu’il était.

Ainsi, le verre est un objet ordonné qui devient désordonné lorsqu’il se brise, et c’est un processus irréversible.

En physique, cette mesure du désordre est appelée entropie.

La deuxième loi de la thermodynamique dit que l’entropie ne peut qu’augmenter, jamais diminuer.

Nous comprenons donc pourquoi nous disons que le temps ne se déplace que dans une seule direction : parce que le temps ne se déplace que dans la direction où l’entropie augmente.

Plus vous laissez un verre sur une table longtemps, plus vous risquez de le faire trébucher et de le casser.

Mais une fois qu’il est brisé sur le sol, mille ans peuvent passer et le verre ne sera jamais remonté.

La même chose se produit dans l’univers, plus le temps passe, plus son entropie augmente.

Sortir des sentiers battus

Les lois de la thermodynamique sont établies pendant la révolution industrielle, lorsque les ingénieurs essayent de fabriquer des machines à vapeur plus efficaces qui gaspillent moins d’énergie.

La deuxième loi stipule que lorsque l’énergie est transférée et transformée, une partie est dissipée. Concrètement, c’est du gaspillage.

Pour Barbour, c’est là que réside le problème, car cette deuxième loi est élaborée en pensant aux cylindres et aux machines où l’énergie et la chaleur passent d’un endroit à l’autre, confinés dans un espace restreint.


CRÉDIT PHOTO, GETTY
Légende image, La deuxième loi de la thermodynamique est apparue lors du développement des machines à vapeur.

Pour lui, l’erreur consiste à croire que ce qui se passe dans un espace fermé est identique à ce qui se passe à grande échelle dans un univers qui n’a pas de limites. 

Selon les termes de Barbour, littéralement « il faut penser en dehors des sentiers battus ».

Une complexité croissante

Prenons l’exemple de Barbour.

Si nous mettons un glaçon dans une boîte, l’entropie augmentera de cette manière : nous aurons d’abord un glaçon très propre, c’est-à-dire avec une faible entropie.

Ensuite, ce bloc va fondre et l’eau se déversera hors de la boîte, ce qui augmentera l’entropie.

L’eau finira par s’évaporer et ses particules se répandront de manière indistincte dans la boîte, l’entropie ayant atteint son niveau maximal.

Dans un espace sans limites, dit Barbour, ces particules d’eau pourraient continuer à voyager et, grâce à la gravité, se joindre à d’autres particules pour former de nouvelles structures plus complexes, qui se développeront dans toutes les directions de l’espace… et du temps.

Ainsi, selon Barbour, ce qui détermine le passage du temps n’est pas l’augmentation de l’entropie, mais l’augmentation de la complexité, sans limites de temps ni d’espace.

Pour Barbour, dans l’univers n’augmente pas l’entropie mais la complexité.

Un avenir prometteur

Selon la vision traditionnelle de la physique, l’entropie augmente sans cesse au fil du temps, ce qui signifie qu’un jour notre univers atteindra son état d’entropie maximum : il se sera tellement étendu qu’il sera un désordre total. 

Imaginez l’univers comme un bocal rempli de billes ; à un moment donné, ce bocal se brisera et les billes seront dispersées de façon chaotique.

C’est l’avenir que certains experts prédisent pour notre univers.

Au fur et à mesure que l’univers se dilate et que l’entropie augmente, la chaleur et l’énergie se dissipent jusqu’à ce que tout soit froid et inerte.

C’est ce que les experts appellent la « mort thermique » ou « le grand gel ».

Barbour, en revanche, se montre plus optimiste.

Barbour imagine un univers de plus en plus varié et structuré.

Dans sa théorie, la flèche du temps n’avance pas inévitablement vers l’entropie totale ; au contraire, ce qu’il prédit est un univers de plus en plus complexe et structuré qui se développe sans frontières.

En fait, au lieu de la dissipation, Barbour préfère dire que l’énergie se disperse.

Il ne croit pas que le temps nous mène dans une seule direction vers une entropie qui transformera tout en une collection de particules impossibles à distinguer.

Sa vision est celle d’un univers de plus en plus varié et dynamique, où la chaleur et l’énergie ne manqueront pas pour continuer à croître dans toutes les directions du temps et de l’espace.

Profiter de la vie

Pour Barbour, sa conception du temps et de l’univers est porteuse d’un message implicite pour la vie.

« Carpe diem », dit le physicien de 83 ans, « tirer le meilleur parti de chaque jour ».

Quel que soit le sort de l’univers au niveau cosmique, la vérité est que pour l’instant chaque être humain vit avec une certitude indiscutable, prévient-il.

Profiter de la vie

« Je ne veux pas être mélancolique, Alex mais toi et moi allons mourir ».

Ainsi, tout comme sa vision du temps et de l’espace représente une rupture par rapport aux notions traditionnelles de physique, Julian Barbour estime qu’il pourrait y avoir un changement d’attitude envers la vie, en pensant au bien des autres.

Je crois aussi que nous pouvons sauver le monde si les gens s’habituent à l’idée d’être encore meilleurs pour les autres.

Et surtout, quelle que soit la direction que prend l’univers: mon conseil est de ne pas perdre votre temps.

La France Va t-elle Encore Rater le Coche ?

Le 02/02/2021

La biotech nantaise Xenothera a démontré l’efficacité de son anticorps polyclonal pour empêcher les cas graves du Covid-19. Mais son développement a été un chemin de croix et l’Etat n’a toujours pas annoncé de précommandes.

Elle a lancé Xenothera en 2014, à Nantes. Sept ans plus tard, Odile Duvaux attend avec impatience la mise sur le marché du candidat médicament Xav-19. Le deuxième produit phare de la start-up est à l’essai. Pour la présidente, aucun doute, « il va marcher ! »

« J’avais, c’est vrai, le background à la fois scientifique et entrepreneurial, pour me lancer. Mais les affaires, je les mets au service de mon projet », souligne Odile Duvaux, l’énergique présidente
« J’avais, c’est vrai, le background à la fois scientifique et entrepreneurial, pour me lancer. Mais les affaires, je les mets au service de mon projet », souligne Odile Duvaux, l’énergique présidente de la start-up nantaise Xenothera. (Photo François Destoc/Le Télégramme)

Xenothera est en train de se distinguer pour la technologie innovante de ses médicaments, conçus à partir de sérum de porc. Pourquoi Nantes est une plateforme stratégique ?

Nous nous sommes lancés il y a sept ans pour faire de nouveaux médicaments, sur la base d’une technologie innovante, par anticorps glycohumanisés. Il se trouve que le CHU de Nantes a développé depuis trente ans un grand savoir-faire en matière de transplantation rénale et d’immunologie. Il y avait l’Atlanpole et un écosystème favorable à notre rencontre. D’un côté, les médecins cherchaient depuis des années comment faire face au manque d’organes pour la transplantation. De l’autre, nous avons découvert que les anticorps animaux modifiés pouvaient empêcher le rejet de greffe de rein. En l’occurrence des anticorps issus de sérum de porcs.

« Il s’agit d’anticorps dirigés contre le virus », explique Odile Duvaux, présidente de l’entreprise. Il en existe deux types: monoclonaux et polyclonaux. Les premiers ont servi au traitement expérimental de Donald Trump, tandis que Xenothera a préféré développé les seconds.

« Les anticorps polyclonaux sont beaucoup plus efficaces contre les virus tandis que le monoclonal est très efficace, par exemple, contre le cancer » résume Odile Duvaux.

Surtout, les polyclonaux s’adaptent à tous les variants, Xenothera en a fait récemment la démonstration sur les variants anglais ou encore sud-africain.

Alors que les vaccins sont devenus l’Alpha et l’Omega de la lutte contre la maladie, les bons résultats apportés par la biotech sont venus rappeler l’intérêt des traitements, en particulier ces anticorps qui empêcheraient l’inflammation, ce fameux « orage cytokinique », qui peut être fatal.

Chemin de croix

Fin décembre, Xenothera a annoncé sa nouvelle phase d’étude, la dernière avant la commercialisation. La première phase a démontré la sécurité du traitement tandis que celle qui vient de débuter va valider statistiquement son efficacité face à un placebo. « 40 hôpitaux sont volontaires pour cette phase et nous lançons un essai sur 700 patients en Europe, pour une fabrication espérée au début de l’automne » explique Odile Duvaux.

Mais que le chemin fût compliqué pour en arriver là. « Nous avons fait connaître notre projet en mars dernier aux pouvoirs publics avec comme seule réponse des encouragements » se désole la patronne. Xenothera a donc lancé un appel aux dons pour obtenir 100.000 euros. Un engouement qui a fait boule de neige puisque la ville de Nantes et la région Pays de la Loire sont venues à la rescousse de la pépite. Une nouvelle levée de fonds auprès des investisseurs originels et enfin auprès de Bpifrance (via un plan d’aides publiques) permet de récolter 10 millions d’euros en juin dernier.

Mais au moment où les premiers essais allaient débuter, le gouvernement a imposé une suspension de toutes les autorisations cliniques en France, pour mieux clarifier la situation.

« On a perdu 4 mois » souffle aujourd’hui Odile Duvaux, critiquant un « mille-feuille administratif très lourd pour les essais cliniques » et une « complexité règlementaire effroyable » après s’être « battu dans le maquis de subventions ».

Reste que l’Etat français, qui a été le moteur sur les vaccins en Europe, n’a pas encore annoncé de précommandes, quand l’Allemagne a déboursé 400 millions d’euros fin janvier auprès de laboratoires américains. « On a été contacté par d’autres pays mais pour l’instant, on ne bouge pas » assure Odile Duvaux qui attend désormais un signe du gouvernement.

Le risque serait de se retrouver avec une situation similaire à celle de Valneva, une autre biotech française qui a fini par vendre son vaccin expérimental au Royaume-Uni. « C’est un échec mais surtout, ça me fait mal au cœur de voir cette petite pépite installée sur mon territoire, partir vers l’Angleterre », déplorait sur BFM Business Christelle Morançais, présidente Les Républicains du Conseil Régional des Pays de la Loire.

Comme Valneva, Xenothera sera t-elle aussi courtisée par d’autres nations ?

Je remarque une fois de plus le mutisme le plus complet de nos gouvernants lorsqu’il s’agit de prendre un pari sur l’avenir

FREDAL

Médecin et normalienne, Odile Duvaux s’engage dans la Recherche à 20 ans, passe sa thèse en Sciences à Lille et obtient son habilitation à diriger des recherches à 30 ans. Changement de cap avec le groupe Auchan, qui, séduit par son profil, lui confie une mission de contrôle de gestion et plus largement de conduite du changement sur l’organisation et les ressources humaines, puis de direction de la communication.
A 35 ans elle déménage à Paris avec sa famille, après la naissance de son  6ème enfant. Elle crée alors une activité de conseil en 1998, spécialisée dans l’accompagnement stratégique et la transformation pour des grands groupes internationaux.
En 2007, elle déménage à Nantes tout en gardant son activité parisienne. Fin 2013, elle rencontre Jean-François Balducchi, Délégué Général d’Atlanpole et Hedwige Schaepelynck, chargée de mission à Atlanpole. Ils lui présentent Jean-Paul Soulillou, médecin, professeur émérite, et créateur de l’institut de transplantation rénale au CHU de Nantes.
Alors qu’elle pensait ne pas créer d’entreprise, elle se lance dans l’aventure avec la création de Xenothera.

D’une énergie débordante, Odile Duvaux dit avoir de la chance. Elle est lucide sur ses forces et ses limites et sait s’entourer, ce qui lui donne une « liberté » car comme elle le dit « Pour entreprendre il faut être libre »

Un médicament mis au point à l’hôpital de Tel Aviv guérit 96% des patients

Le 03/02/2021

Le précieux remède a été testé avec grand succès sur trente patients dans un état grave

Pour la première fois, un médicament fabriqué à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv en Israël a permis de guérir plus de 96% des patients atteints du coronavirus.

Le médicament EXO-CD24 a d’abord été testé sur plusieurs personnes dans la première phase clinique.

Il a été développé dans le laboratoire du professeur Nadir Arber, au centre médical de Tel Aviv et il est destiné aux personnes souffrant de formes moyennes à graves du Covid-19, évitant une détérioration critique de leur santé.

A ce jour, le précieux remède a été testé avec grand succès sur trente patients dans un état grave. Chez 29 d’entre eux, l’état de santé s’est amélioré en deux à trois jours, et la plupart ont pu rentrer chez eux quelques jours après.

Concrètement, il en empêche une réponse immunitaire trop excessive, connue sous le nom de tempête de cytokines, la principale cause des formes graves de la maladie, conduisant souvent à la mort chez les malades du COVID-19.

«Le médicament administré par inhalation fonctionne de manière efficace et n’entraîne aucun effet secondaire. D’après le professeur Arber. Il peut être aussi produit rapidement et à bas coût, ce qui permettrait une production mondiale en peu de temps.»

Une demande est actuellement présentée au Comité d’Helsinki du Ministère de la Santé pour poursuivre l’expérimentation.

Le nombre quotidien de nouveaux cas peine à baisser malgré le confinement général en vigueur depuis un mois qui doit prendre fin dimanche matin. Israël a franchi la barre des 5.000 décès liés au Covid-19 jeudi soir.

En parallèle, la campagne de vaccination fonctionne de manière spectaculaire, plus de 3.3 millions de personnes ayant reçu la première dose et 1.9 les deux doses.

FREDAL

Anticorps monoclonaux et développement de nouveaux médicaments… une Solution alternative ?

Des protocoles cliniques vont être lancés afin d’approfondir la piste des anticorps monoclonaux comme traitement contre le Covid-19.

Ces anticorps sont dits de synthèse, c’est-à-dire qu’ils sont fabriqués en laboratoire et injectés en intraveineuse. Ils imitent le fonctionnement du système immunitaire après l’infection au Covid-19 et sont censés l’épauler pour annuler le pouvoir de nuisance du virus. Comment ? En neutralisant la pointe du virus qui lui permet de s’attacher aux cellules humaines et de les pénétrer. Lorsque l’on est infecté par le virus, on développe environ 5.000 types d’anticorps, produits par nos lymphocytes essentiellement. L’idée de ce traitement est d’aller chercher les anticorps neutralisants les plus performants, de les produire en laboratoire . Ce sont donc bien des anticorps artificiels – et de stimuler, par une injection, une immunité dite passive

On entend de plus en plus parler d’anticorps monoclonaux : ce traitement imite la réaction du système immunitaire après la contamination, en allant bloquer la pointe du virus qui lui permet de s’attacher aux cellules humaines et de les pénétrer. Il existe déjà dans le traitement des bronchiolites chez le nouveau-né par exemple.

Cette solution est injectée en intraveineux au patient « à l’hôpital, dans un cadre médical. Dans le contexte du Covid-19, ces traitements doivent être administrés en début de la maladie pour être efficaces et éviter que les patients à risque ne basculent en réanimation », explique Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche à l’Inserm et codirecteur du laboratoire VirPath au sein du centre international de recherche en infectiologie à Lyon. L’Allemagne va d’ailleurs devenir le premier pays de l’Union européenne à utiliser dès la semaine prochaine ce traitement expérimental administré à Donald Trump.

« Ce sont des choses qui sont assez chères niveau production. Je ne crois pas aujourd’hui que des thérapies basées sur anticorps monoclonaux deviennent des thérapies de masse », fait remarquer Etienne Decroly. Pour preuve, le gouvernement allemand a acheté 200.000 doses de ce traitement pour 400 millions d’euros, ce qui représente… 2.000 euros par dose. Discovery va poursuivre ses essais sur cette solution.

Autre espoir : le Tocilizumab, immunosuppresseur, utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde, qui donne pour l’instant des résultats contrastés. Les chercheurs s’intéressent aussi au plasma (la partie liquide du sang) prélevé sur des personnes rétablies, transféré à des malades du Covid-19, qui pourraient bénéficier de leurs anticorps. Cette solution est en cours de test dans le cadre de l’essai Recovery. Quant aux projets de recherche de l’Institut Pasteur, après l’annonce d’une piste prometteuse en septembre 2020, ceux-ci sont « encore au stade pré-clinique », a indiqué la fondation privée à 20 Minutes.

Enfin, il reste les médicaments… en cours de développement. Ces molécules chimiques n’ont pas encore de nom et leur développement pourrait prendre du temps. « Il faut en général une dizaine d’années pour les développer », indique Etienne Decroly, qui rappelle que « la recherche, ce n’est pas Twitter, c’est un temps long. »

Molécules « repositionnées », anticorps ou régulation de l’immunité… Si les scientifiques mettent autant d’énergie à chercher une solution médicamenteuse, c’est pour compléter leur arsenal vaccinal. « Tous les autres traitements sont très utiles quand une personne ne répond pas suffisamment au vaccin, ou quand il y a une défiance vis-à-vis de vaccination », assure Manuel Rosa-Calatrava. « Il faut des solutions thérapeutiques en complément. Mais, par définition, la pierre angulaire contre les maladies infectieuses, c’est la vaccination. »

Qui S’Indigne de l’Apartheid Médical Arabe ?

  • Les citoyens libanais ont pétitionné en ligne pour que la vaccination bénéficie d’abord aux nationaux, et seulement ensuite aux étrangers qui résident au Liban. Le terme « étranger » cible évidemment les centaines de milliers de Palestiniens qui sont établis au Liban.
  • Cette pétition que les Palestiniens et d’autres groupes de population ont dénoncé comme « raciste » et « discriminatoire », n’a rencontré aucun écho auprès des personnes et organisations qui ont pris l’habitude de calomnier Israël. L’Etat hébreu n’étant pas en cause, les défenseurs traditionnels des Palestiniens se sont montrés totalement indifférents.
  • Israël a vacciné plus de Palestiniens que n’importe quel pays arabe … Les dizaines de milliers d’Arabes israéliens et de résidents de Jérusalem-Est qui ont été vaccinés sans incident, font qu’Israël est le seul pays qui en réalité, a vacciné les Palestiniens.

Quelques médias internationaux et bon nombre d’Organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées dans les droits de l’homme ont faussement accusé Israël de « refuser » de vacciner les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza contre la COVID-19. Pendant que cette campagne avait lieu, personne n’a prêté attention au Liban, un pays arabe qui accueille depuis plusieurs décennies des centaines de milliers de Palestiniens, de Syriens et d’Arabes d’autres pays.

Rappelons tout d’abord que l’Accord intérimaire israélo-palestinien de 1995 stipule qu’ « en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, les pouvoirs et les responsabilités sanitaires sont transférés à la partie palestinienne ».

L’accord précise aussi que « la partie palestinienne reprend à son compte les normes de vaccination, qu’elle les améliorera en tenant compte des préconisations internationales et qu’elle poursuivra la vaccination de la population [palestinienne] ».

Secundo, les Palestiniens ont clamé haut et fort leurs refus d’accepter un seul vaccin en provenance d’Israël. Le gouvernement palestinien s’est fait fort d’obtenir les doses nécessaires auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des laboratoires du monde entier.

Troisièmement, malgré le refus palestinien, Israël a récemment reconnu avoir donné 100 doses de vaccin aux Palestiniens, et a annoncé qu’une autre livraison allait avoir lieu sous peu.

Quatrièmement, le gouvernement palestinien a annoncé qu’il avait signé ces dernières semaines des accords pour se fournir en vaccins auprès de quatre laboratoires différents.

Cinquièmement, Israël a récemment facilité la livraison aux Palestiniens de 5 000 doses du vaccin russe Spoutnik. Les Palestiniens qui disaient préférer cette façon de faire ont pu importer le vaccin sans difficulté.

Sixièmement, Israël a vacciné tous les Palestiniens de Jérusalem-est -, principalement ceux qui détiennent des cartes d’identité israéliennes et cotisent aux mêmes caisses d’assurance maladie que les citoyens israéliens. (La majorité des Palestiniens de Jérusalem-Est n’ont pas la citoyenneté israélienne et sont considérés comme des résidents).

Mais rien n’a pu convaincre les journalistes et les organisations anti-israéliennes du monde entier que seule l’Autorité Palestinienne – et non Israël –était responsable de la vaccination des Palestiniens de Cisjordanie.

En soulevant la question des vaccins, les prêcheurs de haine n’ont pas cherché à venir en aide aux Palestiniens. Ils ont juste voulu stigmatiser Israël. Les souffrances palestiniennes dont ils ont fait état sont entièrement imputable aux dirigeants palestiniens.

Les dirigeants palestiniens ont eu tout le temps nécessaire pour demander l’aide d’Israël dans les processus de vaccination. Mais en mai 2020, ils ont fait savoir qu’ils rompaient toutes relations avec Israël pour protester contre la politique de colonisation du gouvernement israélien. Fin 2020, les dirigeants palestiniens sont revenus sur leur décision et ont rétabli leurs relations avec Israël. Mais le temps perdu entre ces deux décisions n’a pas été utilisé pour obtenir des vaccins.

Quel ennemi d’Israël s’est donné la peine d’interroger le gouvernement palestinien sur les carences en matière d’approvisionnement vaccinal ? Croyaient-ils vraiment qu’Israël enverrait ses soldats dans les hôpitaux de Cisjordanie et de Gaza pour vacciner en force les Palestiniens ?

Pendant que le débat faisait rage sur la pseudo responsabilité d’Israël dans la vaccination de Palestiniens qui ne sont pas citoyens israéliens (et ne souhaitent pas le devenir), les traditionnels prêcheurs de haine n’ont pas daigné prêter attention à un autre débat très vif qui a fracturé un autre pays du Moyen Orient.

Au Liban, des citoyens ont lancé une pétition en ligne pour exiger que la vaccination bénéficie d’abord aux nationaux et pas aux étrangers qui résident au Liban. Le terme « étranger » ciblait bien entendu, les centaines de milliers de Palestiniens qui vivent au Liban.

Cette campagne que les Palestiniens et d’autres résidents libanais ont dénoncée comme « raciste » et « discriminatoire » semble être passée inaperçue. Aucun des individus et organismes spécialisés dans la calomnie d’Israël n’a daigné prêter attention au fait qu’un pays arabe avait entrepris de discriminer d’autres Arabes (les Palestiniens) et menait contre eux une campagne raciste.

Sur Twitter, le hashtag « Vaccinons d’abord les Libanais » a suscité des réactions mitigées au sein du monde arabe.

« Le parti au pouvoir au Liban fait campagne contre la vaccination des non-libanais », a affirmé sur Twitter Wael Kaafarani. « L’Organisation mondiale de la santé doit en être consciente et n’apporter son aide qu’à des organisations non gouvernementales comme la Croix-Rouge libanaise ».

Sur Twitter encor, Hani, a écrit :

« Il est très amusant de voir certains Libanais filer à Dubaï pour se faire vacciner et de constater que les Libanais qui résident à l’étranger ont droit au vaccin quel que soit leur pays de résidence. Mais au Liban, ces mêmes Libanais entendent refuser le vaccin aux non-nationaux. »

Marianne Hassoun a estimé que l’hashtag qui réclame une priorité vaccinale pour les Libanais « est la quintessence de la mesquinerie et du racisme. »

Mais d’autres Libanais ont défendu la campagne.

« En tant que Libanais, nous avons pleinement le droit de nous faire vacciner avant un étranger », a déclaré Amin Tohme sur Twitter. « Ce n’est pas du racisme, c’est du patriotisme. »

Un autre Libanais, qui se qualifie lui-même de « loyaliste libanais », a écrit :

« Ce n’est pas du racisme, mais de la logique. En tant que contribuable libanais, j’ai le droit d’être vacciné avant un non-libanais parce que je paie pour cela. C’est mon argent, c’est l’argent libanais, qui a amené le vaccin ici. Pas l’argent des réfugiés. »

Le Forum démocratique des journalistes palestiniens au Liban s’est dit « surpris » par les appels à réserver les vaccins aux seuls citoyens libanais.

« De tels appels sont le fait d’ignorants qui ne comprennent rien aux stratégies de santé qu’il convient de mettre en place pour contenir la pandémie… Ce racisme nuit à l’image et à la réputation du Liban. »

La campagne n’a pas surpris ceux qui connaissent les politiques d’apartheid et les lois discriminatoires que le Liban a voté contre les Palestiniens.

Selon l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), le Liban a tenu les Palestiniens à l’écart de plusieurs droits fondamentaux. Aujourd’hui encore, ils sont privés du droit d’exercer jusqu’à 39 professions et n’ont pas le droit d’acheter un bien immobilier. Les réfugiés palestiniens, relèvent du droit des « étrangers » et ne peuvent pas accéder à la citoyenneté libanaise. Leur accès à des services de base comme l’éducation et les soins de santé a également été limité.

Ceux qui accusent Israël de négliger la vaccination des Palestiniens alors que ces Palestiniens dépendent de l’Autorité palestinienne ou du Hamas, se moquent bien du sort des Palestiniens du Liban. Et plus encore des appels lancés à ne pas vacciner les « étrangers » Palestiniens et Syriens.

En réalité, Israël a vacciné plus de Palestiniens que n’importe quel pays arabe. Les milliers de Palestiniens de Jérusalem-Est et tous les citoyens arabes d’Israël – nombreux sont ceux dans la communauté internationale qui persistent à les appeler « Palestiniens » -, ont récemment été vacciné.

Les ennemis de l’Etat hébreu affirment que les citoyens arabes d’Israël et les résidents de Jérusalem-Est sont des Palestiniens. Mais s’ils poussaient le raisonnement jusqu’au bout, ils devraient conclure qu’Israël est le seul pays a avoir effectivement vacciné les Palestiniens.

L’Autorité palestinienne qui a son propre système de santé, n’a vacciné aucun arabe de Cisjordanie. Le Hamas, qui possède à Gaza son propre système de santé, n’a vacciné personne lui non plus.

A l’évidence, l’Autorité palestinienne et le Hamas sont accaparés par divers problèmes – inciter au terrorisme et organiser des attentats contre des Israéliens, rémunérer les familles de terroristes pour les assassinats commis par leurs proches – qui ne leur laissent guère le temps de s’occuper efficacement de la santé de leur peuple. Carrés dans leurs fauteuils, ils attendent que la communauté internationale leur fasse don de vaccins sans qu’ils aient à lever le petit doigt pour acheter les doses.

Comme les journalistes et les organisations anti-israéliennes, les leaders palestiniens ont choisi de fermer les yeux sur l’apartheid médical qui sévit dans un pays arabe, le Liban, contre les Palestiniens.

Bassam TAWIL