«Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde»

Le 29 juin 2020

Manifestation le 27 juin 2020 à Seattle © AP Photo / Elaine Thompson

L’horreur réapparaît mais pas là où on l’attendait: antisionisme, antiracisme racialiste, islamisme, écologisme de purification, victimisation. Toujours en prétendant défendre les opprimés, en quête de perfection humaine et revisitant l’histoire et la biologie. Interdisant le débat et adepte du mensonge.

« Celui qui contrôle le présent, contrôle le passé, mais celui qui contrôle le passé contrôle le futur .» ( George Orwell ).

« Je hais Israël, oui, c’est vrai, et j’espère sa fin, mais je précise que je n’ai rien contre les Youpins. »
Cherchez l’erreur

Une fois de plus, une masse de personnes sincères et de bonne foi vont suivre ces joueurs de flute, trompés et séduits par les revendications de justice affichées. Depuis des décennies, en effet, une grande partie de la jeunesse instruite, formatée par un conditionnement à la fausse tolérance et à la non-violence, rêve d’un monde débarrassé définitivement du racisme, de la haine, de la guerre et de toute pollution produite par l’homme.

Obsédée par les abominations de la deuxième guerre mondiale ou plutôt désormais par ce qu’elle croit être son équivalent, la spoliation et la persécution des Palestiniens, cette jeunesse occidentale ne veut plus d’ennemis, alors qu’elle se donne à elle-même de nouveaux ennemis qui sont les protecteurs, certes très imparfaits et parfois même violents, d’un ordre démocratique, stable et civilisé. Cette exigence de pureté et de perfection qui veut s’appliquer aux sociétés a toujours engendré les différents totalitarismes.

Les habits neufs du totalitarisme

Le totalitarisme d’aujourd’hui n’a pas encore de nom mais il a pour adeptes passifs ou actifs et militants tous ceux qui refusent de voir qu’il est impossible d’éradiquer le mal du cœur des hommes et de la nature elle-même et qu’il faut seulement en limiter ses désastreuses manifestations. « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête », disait Pascal. C’est ainsi qu’il devient possible aux monstres du pouvoir et de la destruction de se nourrir de nos idéaux angéliques.

Charles Rojzman

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