Et si la crise après Covid était plus grave encore

Le 3 Janvier 2022

Trois prévisions en matière de risque politique pour l’année qui vient de commencer

Pour contourner cette vérité embarrassante, les entreprises de renom prétendent sans sourciller que leurs prévisions ont peu d’importance, comme si leur profession ne reposait pas sur la précision de leurs analyses. Contrairement à leur apparence resplendissante, les prévisions faites récemment ont été tout simplement catastrophiques. Le risque est comparable au football; le hasard intervient incontestablement dans le jeu, mais la compétence prime nettement sur l’aléatoire. Au fil du temps, les meilleures équipes finissent par remporter le championnat du monde, qu’il soit théorique ou pratique. Si la précision des prédictions de Merlin l’Enchanteur est irréprochable, la maîtrise de l’analyse des risques politiques, elle, ne l’est pas.

NEW YORK, NY – L’ancien secrétaire au Trésor Larry Summers visite FOX Business Network aux studios FOX

La crise de la Covid-19 touchera à sa fin. Il va sans dire que ce virus ne disparaîtra pas; nous devrons apprendre à nous y adapter. Mais cette crise mortelle est sur le point de s’achever. Les deux principaux facteurs présentés par les gouvernements en mars 2020, à savoir le taux de mortalité et le taux d’hospitalisation, sont déjà à la baisse.

En Angleterre, le nombre de patients hospitalisés est deux fois moins important que l’année dernière, même si le nombre d’infections a triplé. En effet, le variant Omicron se bat pour survivre — comme le veut la théorie de l’évolution de Charles Darwin— ce qui le rend bien moins mortel que les souches précédentes ; il est néanmoins bien plus contagieux et résistant aux vaccins. C’est une nouvelle plutôt réjouissante. Des souches moins agressives et plus contagieuses du virus signifient que la Covid-19 est en passe de devenir une simple variante de la grippe, au lieu de poser un problème de portée mondiale. Elle cessera donc de s’imposer comme le risque politique le plus marquant pour notre planète.

La « guerre froide » entre la Chine et les États-Unis constitue l’élément géostratégique central de l’époque actuelle. Historiquement, on s’attendait à une telle rivalité politique. Comme l’a souligné le politologue américain Graham Allison, le « piège de Thucydide » — la métaphore par laquelle le célèbre historien grec a décrit la confrontation entre Athènes et Sparte dans la Grèce antique — montre clairement que 12 fois sur 16, au cours des 500 dernières années, une guerre a éclaté lorsqu’une puissance longtemps dominante (les Etats-Unis) s’est heurtée à l’émergence d’une nouvelle puissance rivale (la Chine).

La Chine de Xi Jinping s’impose comme une grande puissance émergente, à l’instar de l’Allemagne du Kaiser dans les années 1910 et du Japon impérial dans les années 1930. Mais sa progression pour devenir une superpuissance a été freinée : cela la rend agressive et la place à un croisement de chemins stratégique. Son ascension aisée vers le statut de superpuissance s’est heurtée à une démographie effroyable (la Chine sera vieille avant de s’enrichir), à une énorme bulle immobilière ainsi qu’à un système bancaire parallèle précaire. Par ailleurs, ses voisins d’Asie sont conscients de son aventurisme qui s’étend de l’Inde à la mer de Chine méridionale. Une coalition hostile à Pékin a ainsi surgi, que ce soit à travers l’initiative quadrilatérale (regroupant l’Inde, le Japon, l’Australie et les États-Unis) ou le pacte stratégique baptisé Aukus (regroupant l’Australie, Le Royaume-Uni et les États-Unis). Taiwan constitue le point sensible à surveiller au cours des cinq prochaines années; il correspond au Berlin de cette nouvelle « guerre froide ». Le danger est à prévoir sur le moyen terme, et le voilà qui arrive à grands pas.

La bête de l’inflation endémique est lâchée. Les banques centrales excessivement optimistes ont dévié de leur objectif, ce qui a libéré la bête de l’inflation endémique qui hibernait depuis 40 ans.

La guerre froide entre les deux superpuissances, citée plus haut, a remis en question la seule chaîne d’approvisionnement mondiale centrée sur les États-Unis et la Chine. La géopolitique l’emporte désormais sur la géo-économie, pour la première fois depuis deux générations : les pays se soucient de la provenance des produits pharmaceutiques et des puces à semi-conducteurs et moins de savoir s’ils sont fabriqués de manière économiquement efficace. A mesure que les entreprises s’intéressent à la régionalisation, à la délocalisation et à la couverture de leurs productions, nous assisterons à de nombreuses alternatives économiques qui remplaceront la chaîne d’approvisionnement mondiale. Leur prix sera cependant plus élevé, ce qui alimentera l’inflation.

Qui plus est, les responsables versent de l’huile sur le feu de l’économie en dépensant sans compter — notamment l’administration Biden —. Larry Summers, secrétaire au Trésor sous la présidence de Bill Clinton, le dit clairement : la décision de Trump et de Biden de relever de 14 à 15 % les mesures de relance budgétaire alors que la capacité de l’économie est insuffisante n’est pas sans conséquences : Les taux d’inflation vont monter en flèche. En effet, le taux d’inflation aux États-Unis s’est élevé à 6,8 % en novembre. La bête de l’inflation parcourt à nouveau la terre entière.

Dr. John C. Hulsman est président et associé directeur de John C. Hulsman Enterprises, une importante société de conseil en risque politique mondial. Il est également chroniqueur principal pour City AM, le journal de la ville de Londres. Il peut être contacté via chartwellspeakers.com

Dans mon dernier livre sur le risque politique, « To Dare More Boldly : The Audacious Story of Political Risk » (Oser plus audacieusement : l’histoire insolente du risque politique), je me suis penché sur les opinions hérétiques qui sous-tendent ma profession.

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Une technologie révolutionnaire permet aux tumeurs cancéreuses de s’éliminer d’elles-mêmes

Une nouvelle technologie développée par les chercheurs de l’UZH permet au corps de produire des agents thérapeutiques à la demande à l’endroit exact où ils sont nécessaires. L’innovation pourrait réduire les effets secondaires de la thérapie contre le cancer et pourrait constituer la solution pour une meilleure administration des thérapies liées au Covid directement dans les poumons.

Des scientifiques de l’Université de Zurich ont modifié un virus respiratoire commun, appelé adénovirus, pour qu’il agisse comme un cheval de Troie et qu’il délivre des gènes pour le traitement du cancer directement dans les cellules tumorales. Contrairement à la chimiothérapie ou à la radiothérapie, cette approche ne nuit pas aux cellules saines normales. Une fois à l’intérieur des cellules tumorales, les gènes délivrés servent de modèle pour les anticorps thérapeutiques, les cytokines et d’autres substances de signalisation, qui sont produites par les cellules cancéreuses elles-mêmes et agissent pour éliminer les tumeurs de l’intérieur.

Faire passer des adénovirus au-delà du système immunitaire sans être détectés

« Nous trompons la tumeur pour qu’elle s’élimine d’elle-même grâce à la production d’agents anticancéreux par ses propres cellules », explique Sheena Smith, chercheuse postdoctorale, qui a dirigé le développement de l’approche d’administration. Le chef du groupe de recherche Andreas Plueckthun explique : « Les agents thérapeutiques, tels que les anticorps thérapeutiques ou les substances de signalisation, restent pour la plupart à l’endroit du corps où ils sont nécessaires au lieu de se propager dans la circulation sanguine où ils peuvent endommager les organes et les tissus sains. »

Les chercheurs de l’UZH appellent leur technologie SHREAD : pour SHielded, REtargetted ADenovirus. Il s’appuie sur des technologies clés précédemment conçues par l’équipe de Plueckthun, notamment pour diriger les adénovirus vers des parties spécifiques du corps afin de les cacher du système immunitaire


Quantité élevée de médicaments dans la tumeur, faible concentration dans d’autres tissus

Avec le système SHREAD, les scientifiques ont fait en sorte que la tumeur elle-même produise un anticorps contre le cancer du sein cliniquement approuvé, appelé trastuzumab, dans le mammaire d’une souris. Ils ont découvert qu’après quelques jours, SHREAD produisait plus d’anticorps dans la tumeur que lorsque le médicament était injecté directement. De plus, la concentration dans la circulation sanguine et dans d’autres tissus où des effets secondaires pourraient se produire était significativement plus faible avec SHREAD. Les scientifiques ont utilisé une méthode d’imagerie 3D très sophistiquée à haute résolution et des tissus rendus totalement transparents pour montrer comment l’anticorps thérapeutique, produit dans le corps, crée des pores dans les vaisseaux sanguins de la tumeur et détruit les cellules tumorales, et ainsi la traite de l’intérieur.

Utilisation pour lutter contre le Covid-19 faisant l’objet d’une enquête

Plueckthun, Smith et leurs collègues soulignent que SHREAD ne s’applique pas seulement à la lutte contre le cancer du sein. Comme les tissus sains n’entrent plus en contact avec des niveaux importants de l’agent thérapeutique, il est également applicable pour l’administration d’un large éventail de soi-disant produits biologiques – de puissants médicaments à base de protéines qui seraient autrement trop toxiques.

En fait, les membres du groupe Plueckthun appliquent actuellement leur technologie dans un projet visant à une thérapie pour Covid-19. Des vecteurs adénoviraux sont déjà utilisés dans plusieurs vaccins COVID, notamment les vaccins Johnson & Johnson, AstraZeneca, CanSino Biologics en Chine et Sputnik V en Russie, mais sans la technologie innovante SHREAD. « En administrant le traitement SHREAD aux patients via un aérosol inhalé, notre approche pourrait permettre la production ciblée de thérapies par anticorps Covid dans les cellules pulmonaires, là où elles sont le plus nécessaires », explique Smith. « Cela réduirait les coûts, augmenterait l’accessibilité des thérapies Covid et améliorerait également l’administration du vaccin avec l’approche par inhalation. »

J-J.A

Un nouveau test sanguin révolutionnaire peut détecter jusqu’à 50 types de cancers

Jasmine Cooper, Felicia Bolton

Un nouveau test sanguin révolutionnaire développé par la Mayo Clinic serait capable de détecter plus de 50 types de cancer différents – dès le début. (CRÉDIT : Creative Commons)

Le cancer devrait devenir la principale cause de décès aux États-Unis cette année. Mais un nouveau test sanguin révolutionnaire développé par la Mayo Clinic serait capable de détecter plus de 50 types de cancer différents – dès le début.

https://youtu.be/-dNZpZsbhtc

Aux États-Unis, les tests de dépistage du cancer actuellement recommandés ne peuvent couvrir que cinq types de cancer et dépister un seul cancer à la fois. En fait, il n’y a pas de tests de dépistage précoce recommandés pour les autres cancers, qui représentent 71% des décès par cancer, selon la Mayo Clinic.

Galleri, le nouveau test de détection précoce de plusieurs cancers, a été créé par la société californienne de soins de santé Grail, qui est également en partenariat avec la Mayo Clinic. Le test permet de détecter les différents types de cancer grâce à une simple prise de sang.

À l’heure actuelle, le test doit être commandé par un fournisseur de soins de santé. Si le test Galleri est approuvé par le prestataire, celui-ci programmera une prise de sang. L’assurance ne le couvre pas. Le coût actuel du test est de 949 $. Les résultats sont prêts environ deux semaines après la prise de sang.
La société affirme que le test a le potentiel de transformer les soins contre le cancer en réduisant les décès par cancer et les coûts des soins de santé en détectant plus de cancers plus tôt. La société affirme également que le produit a un faible taux de faux positifs.

Le Dr Minetta Liu, oncologue de la Mayo Clinic qui a participé au développement, a déclaré que lorsqu’un signal de cancer est détecté, le test Galleri peut identifier avec une grande précision l’emplacement du cancer dans le corps.

On pense que le test de cancer Galleri (photo) est capable de détecter 50 types de cancer via un test sanguin. Il a été décrit comme un « changeur de jeu » et pourrait aider à détecter le cancer plus tôt, augmentant ainsi les chances de survie d’une personne. (CRÉDIT : Galleri)

Grail travaille toujours sur l’approbation complète de la Food and Drug Administration, mais le test sera disponible dans plusieurs emplacements de la Mayo Clinic cet hiver.

J.J.A

UNE PIÈCE EN ARGENT DATANT DE 70 ANS APRÈS J.C. DÉCOUVERTE AU MONT DU TEMPLE

11 Novembre 2021

Un tamisage des ruines du mont du Temple de Jérusalem a permis de dénicher une pièce d’une valeur historique inestimable. L’autorité des antiquités d’Israël (AIA) a annoncé qu’une fillette, Liel Krutokop, âgée de onze ans, a découvert une pièce d’argent rarissime datant de 68 apr. J.-C.

D’un côté se trouve une inscription d’une coupe avec la légende : « shekel israélien » et à côté les lettres hébraïques : 67-68 CE). De l’autre côté de la pièce se trouve une inscription identifiée par les érudits comme le siège du grand prêtre, et à côté d’elle apparaît en écriture hébraïque ancienne les mots « Sainte Jérusalem ». Cette découverte est « rare car sur des milliers de pièces découvertes à ce jour lors de fouilles archéologiques, seules 30 pièces environ sont des pièces en argent, de la période de la Grande Révolte.

Les érudits pensent que la pièce a été extraite des nombreuses réserves d’argent conservées dans le Second Temple et a probablement été frappée par l’un des prêtres du Temple, qui s’est associé à la Révolte des Juifs contre les Romains, peu de temps avant sa destruction.

La pièce qui comporte des lettres hébraïques a été gravée avec l’image d’une tasse.
Le shekel de 14 grammes, a peut-être été frappé dans le temple dans le cadre de la révolte juive contre les Romains de l’ère moderne.

De nombreux bénévoles ont travaillé sur ce le site du projet logé au parc national d’Emek Tzurim, à Jérusalem-Est. Plusieurs pièces y avaient été déterrées, mais cette pièce frappée en argent présentait quelque chose d’unique et de fascinant aux yeux des archéologues.

Les monnaies de la première révolte juive ont été émises par les révoltés après le déclenchement de la révolte en 66. Les monnaies en argent fabriquées jusqu’à la cinquième année de la révolte (70/71) sont une innovation et utilisent vraisemblablement l’argent conservé dans le Temple de Jérusalem qui a été contrôlé par les zélotes dès le début jusqu’à la prise de Jérusalem.

Le gaufrage de pièces d’argent était une déclaration d’indépendance contre l’empire romain, car le droit d’émettre des pièces d’argent ne pouvait être donné que par l’empereur. Les dirigeants juifs de la révolte, motivés par le désir de se libérer du joug romain et de rétablir l’indépendance politique d’Israël, ont frappé leurs propres pièces pour souligner leur indépendance nouvellement acquise vis-à-vis.

Des inscriptions extraordinaires observées sur la pièce

Les scientifiques estiment que cette pièce a fait partie de la réserve d’argent dissimulée dans les caveaux du second Temple avant les attaques des Romains vers l’an 70 apr. J.-C.. Au verso, elle présentait des marques qui la rapportaient notamment au Grand Prêtre du Second Temple. L’expression « Sainte Jérusalem » y figurait aussi.

L’étude de cette monnaie lointaine va indubitablement aider à comprendre les velléités des Juifs face à l’occupation des troupes romaines. Par ailleurs, les chercheurs soutiennent que cette pièce évoque le soutien des sages du Temple à la Révolte des Juifs contre l’agression romaine.

Une découverte qui rétabli l’honneur des Juifs

Ce sont des détails inédits de l’histoire de ce peuple qui ont été ainsi mis à jour au travers de cet artefact. Elle est également expressive des volontés souverainistes des Juifs pendant cette période. Les récits sur l’attitude des Juifs pendant les 400 ans passés sous la domination romaine vont être enrichis de l’importance de cette pièce. C’est une découverte qui traduit une certaine combattivité du peuple juif face aux attaques étrangères.

Inévitablement, dans un environnement hostile et de rivalités géopolitiques qui caractérise cette région, ISRAËL pourrait être tenté de surfer sur cette découverte pour galvaniser ses troupes et dans ce contexte où sont en cours plusieurs projets de fouilles archéologiques, il faut s’attendre à de nouvelles découvertes.

Les plantes utilisées par les premiers Australiens semblent empêcher les cellules cancéreuses de rejeter le traitement

Les feuilles collantes d’un arbuste indigène australien, utilisées par les premiers peuples du pays comme médicament, se sont avérées contenir des composés qui pourraient éventuellement aider au traitement du cancer .

Des extraits bruts de résine de l’espèce Eremophila galeata semblent empêcher les cellules cancéreuses d’expulser les médicaments via des pompes « à efflux ». En bref, l’extrait enlève la défense que certaines cellules cancéreuses utilisent pour cracher des traitements comme la chimiothérapie hors de leur « corps ».

Pendant des milliers d’années, la résine de cette famille australienne de plantes à fleurs, dont le nom se traduit par « aimer le désert », a été utilisée par les Aborigènes lors de cérémonies de fumage conçues pour améliorer la santé ou comme cataplasme pour les affections cutanées.

Mais ce n’est que récemment que nous avons eu les outils pour étudier ces plantes au niveau biochimique afin d’en savoir plus sur leurs secrets curatifs. Aujourd’hui, la résistance aux médicaments qui se développe dans les tumeurs est un obstacle majeur pour les traitements contre le cancer tels que la chimiothérapie, et ainsi, tout comme les antibiotiques, les chercheurs sont obligés de rechercher plus largement de nouvelles voies médicales.

« Nous avons déjà des produits qui inhibent la pompe d’efflux », explique le botaniste Dan Stærk de l’Université de Copenhague.

« Mais ils ne fonctionnent pas de manière optimale, car ils ne sont pas assez spécifiques et peuvent avoir de nombreux effets secondaires. »

E. galeata  était un candidat prometteur, non seulement parce qu’il a une longue histoire d’utilisation médicinale, mais aussi parce qu’il contient des flavonoïdes.

Les flavonoïdes sont un type de composé végétal dont il a été démontré qu’ils inhibent les protéines de transport qui pompent les médicaments hors de la cellule. Ces composés sont également généralement non toxiques, possèdent une diversité chimique élevée et une bioactivité prometteuse, ce qui les rend précieux pour une utilisation clinique.

Dans le passé, d’autres espèces d’ Eremophila se sont avérées contenir des flavonoïdes qui inhibent l’activité de la pompe à efflux.

Certaines de ces plantes présentent également des propriétés antidiabétiques , antivirales , antibactériennes et anti-inflammatoires .

Pourtant, les recherches sur cette famille dans son ensemble ont à peine effleuré la surface.

En mettant E. galeata à l’épreuve, les chercheurs ont découvert que la résine de cette espèce était capable d’augmenter considérablement l’effet de la chimiothérapie sur les cellules cancéreuses du côlon HT29 . Un test d’accumulation de colorant suggère que les flavonoïdes de la résine ont bloqué le grand nombre de pompes à efflux trouvées dans ces cellules cancéreuses.

« Il est intéressant de noter que les bactéries résistantes aux antibiotiques, par exemple, semblent produire de grandes quantités de pompes à efflux presque identiques, ce qui les rend extrêmement efficaces pour pomper les antibiotiques hors des cellules », explique la botaniste Malene Petersen de l’Université de Copenhague.

« Cette substance naturelle, le flavonoïde, cible cette protéine de pompe spécifique, ce qui nous fait spéculer si elle peut également jouer un rôle dans le traitement de la résistance aux antibiotiques. »

Cependant, l’utilisation des connaissances indigènes pour identifier des médicaments prometteurs s’accompagne de sérieuses considérations éthiques.

À l’avenir, la recherche sur les médicaments nécessitera nécessairement une exploration plus approfondie des connaissances humaines, dont une grande partie a historiquement été ignorée par la recherche occidentale sur les médicaments. Pourtant, rien ne garantit que les cultivateurs traditionnels de ces plantes seront équitablement rémunérés ou crédités.

Les auteurs de la présente étude demandent que si quelqu’un utilise les informations fournies pour fabriquer un produit commercial, il « envisage fortement de partager les avantages avec les communautés ou groupes autochtones dans les zones où poussent ces espèces ».

Mais sans politiques fermes protégeant ces connaissances anciennes, rien ne garantit que cela se produise.

De plus, à mesure que les langues autochtones disparaissent, nous risquons de perdre des informations médicales crucialesqui pourraient orienter les chercheurs en médicaments dans la bonne direction.

La collaboration est clairement nécessaire, mais la voie à suivre reste un territoire inexploré.

L’étude a été publiée dans biomolecules .

Une nouvelle étude israélienne sur le cancer mène à une possible percée en immunothérapie

Une image immunofluorescente 3D de cellules de mélanome (magenta) infectées par des bactéries (turquoise) ;
les noyaux cellulaires sont bleus
(Crédit photo : INSTITUT DES SCIENCES WEIZMANN)

Une équipe israélo-américaine dirigée par des chercheurs du Weizmann Institute of Science a utilisé une nouvelle approche basée sur les données pour identifier les mutations cancéreuses pouvant être traitées avec un médicament du commerce.

Une équipe de scientifiques israéliens et américains a trouvé un moyen de rendre l’ immunothérapie anticancéreuse plus accessible en utilisant des données pour analyser quelles tumeurs le corps peut « voir » relativement facilement, selon une étude publiée vendredi dans le Journal of Clinical Investigation .Dirigée par le docteur Aviyah Peri et supervisée par le professeur Yardena Samuels du Weizmann Institute of Science, l’étude a introduit une nouvelle méthode de recherche de caractéristiques, connues sous le nom de « points chauds » du cancer, qui sont communes à de nombreuses tumeurs et peuvent donc être utilisé pour développer une immunothérapie efficace pour des groupes entiers de patients.

Les points chauds du cancer sont des structures physiques sur les membranes externes des cellules cancéreuses qui peuvent fournir au système immunitaire de plusieurs patients un « accès » à une tumeur. Le système immunitaire utilise des cellules T pour combattre d’autres cellules que le système identifie comme « étrangères », et les points chauds servent de marqueurs qui activent les cellules T.Les points chauds du cancer contiennent des formes mutées d’antigènes générateurs d’anticorps – appelés « néo-antigènes ». Étant donné que la plupart des néoantigènes résultent de mutations uniques caractéristiques de tumeurs individuelles, la même thérapie ne peut pas être appliquée à d’autres patients lorsqu’un néoantigène particulier est utilisé pour activer les cellules T d’un patient. Seule une poignée de néoantigènes – ceux dérivés de mutations récurrentes apparaissant chez de nombreux patients – ont été qualifiés de points chauds, mais ceux-ci ont été difficiles à trouver et jusqu’à présent ont été trouvés principalement par hasard.

Samuels, Peri et le reste de l’équipe ont développé une méthode pour identifier systématiquement ces points chauds du cancer.

Professeur Yardena Samuels (crédit : WEIZMANN INSTITUTE OF SCIENCE)

Les scientifiques ont appliqué des algorithmes pour rechercher dans des bases de données internationales contenant des informations sur les génomes de milliers de patients atteints de cancer, en se concentrant sur le mélanome (cancer de la peau). La recherche de l’équipe a produit un certain nombre de néo-antigènes qui pourraient potentiellement être considérés comme des points chauds et a ensuite soumis ces molécules candidates à une analyse en laboratoire, dans laquelle ils ont isolé les parties mutées des néo-antigènes et étudié leurs interactions avec les cellules T.En utilisant cette approche, les scientifiques ont identifié un néoantigène de point chaud qui apparaît dans environ 20 % des cas de mélanome, isolant le récepteur des cellules T qui peut reconnaître ce néoantigène de point chaud dans les tumeurs mélaniques. Ils ont ensuite conçu des cellules T d’individus sains et les ont incubées dans un tube à essai avec des échantillons de tumeurs provenant de patients dont les tumeurs présentaient ce point chaud. Les cellules T ont été activées par le néoantigène, tuant les cellules tumorales d’une manière très spécifique, c’est-à-dire uniquement les cellules qui présentaient le néoantigène.

« Nous avons découvert un néoantigène qui est exprimé dans des milliers de nouveaux cas de mélanome chaque année, et nous avons montré qu’il peut être utilisé chez ces patients pour marquer les cellules tumorales en vue de la destruction immunitaire », a déclaré Peri. »Notre étude suggère que notre plate-forme nouvellement développée peut conduire à des immunothérapies « prêtes à l’emploi » dans lesquelles les récepteurs des cellules T qui reconnaissent les points chauds du cancer peuvent être préparés à l’avance, prêts à être appliqués à des groupes de patients dont les tumeurs se sont avérées abriter ces points chauds », explique Samuels. De tels traitements seraient plus faciles et moins coûteux que d’adapter les cellules T personnalisées à chaque nouveau patient.

Un autre avantage majeur de cette approche est qu’elle utilise des néoantigènes de point chaud exprimés dans toutes les cellules tumorales. Cela signifie que l’immunothérapie par point chaud est plus susceptible d’éliminer la totalité de la tumeur, plutôt que seulement des parties de celle-ci, comme ce fut le cas avec les thérapies ciblant les néo-antigènes présents dans seulement certaines des cellules tumorales. »Notre nouvelle approche peut permettre d’appliquer des traitements personnalisés à une plus grande échelle qu’aujourd’hui », a déclaré Samuels. « Il est prêt à être développé pour une utilisation dans les hôpitaux, et il peut être appliqué à une variété de cancers, pas seulement le mélanome.Avec Peri et Samuels, l’étude a été menée avec feu le professeur Nir Friedman du département d’immunologie de Weizmann, le professeur Masha Y. Niv de l’Université hébraïque de Jérusalem, le professeur Steven A. Rosenberg du National Cancer Institute, USA, le professeur Cyrille J. Cohen de l’Université Bar-Ilan, le Dr Ansuman T. Satpathy de la faculté de médecine de l’Université de Stanford et d’autres chercheurs.

LE VIVRE ENSEMBLE N’EST QU’UN TROMPE-L’ŒIL

Au fil des années et de mes séjours en Israël, doucement , lentement, progressivement, je remarque que les israéliens sont préparés à accepter un état binational. Au début, personne n’osait émettre cette possibilité. Aujourd’hui, elle est présente, non seulement par la composition même du gouvernement, mais aussi dans toute la structuration de l’état.

Israël change son effigie.

On ne reçoit plus des instructions, des références, des formulaires dans une seule langue, mais en deux langues claires et distinctives : Hébreu et Arabe.

Ce ne sont plus des panneaux de signalisation routière, mais bien toute la documentation qui circule dans tous les domaines.

Plus de 20% de la population totale d’Israël est arabo – palestinienne. Population dont la majorité œuvre sans vergogne pour la disparition de l’état juif. L’infiltration a pris récemment des proportions inimaginables. Ils sont dans la justice, dans nos hôpitaux, dans toutes nos villes et dans toutes nos rues.

Mais où est le danger ? Me demanderiez-vous.

Il est dans la nature même de ces arabes. Dans leurs mœurs, dans leur religion, dans leur barbarie et leur comportement illicite. Nous souffrons depuis toujours de leurs effractions. C’est un peuple, qui même s’il réussit à sortir de son cercle tribal, sa violence et son brigandage demeurent bien ancrés en lui. Il n’y a qu’à observer les assassinats en leur sein pour comprendre, qu’une intégration dans une communauté docile, pacifique et obéissante est presque irréaliste.

Les villes mixtes sont sujettes à du vandalisme, du vol, des menaces, ce qui ne permet plus à la population juive de stagner, de s’enraciner.

Bientôt, nous verrons des villes interdites aux juifs, des quartiers et des zones interdites aussi… doucement nous ressemblerons à cette Europe qui aujourd’hui accélère le pas vers son islamisation.

Le nouveau gouvernement fait fi du danger que cette population représente et lui aussi, accélère le pas vers la disparition de l’état juif.

Rien de surprenant à ce que le Hamas mène des colloques dans lesquels il ose vanter sa victoire prochaine et la disparition de l’état d’Israël.

Les villes mixtes sont devenues des véritables trappes. Le vivre-ensemble n’est qu’un trompe-l’œil. La majorité des arabes d’Israël est pour l’anéantissement de l’état juif et de sa substitution par un état arabo-palestinien.

Tous ceux qui vous racontent d’autres versions vous mentent. Bien sûr qu’il existe au sein de la population arabo-israélienne, des éléments positifs, mais ils ne forment pas la majorité, hélas, tout comme dans les pays démocratiques qui hébergent un quota élevé de musulmans, qu’ils soient arabes ou non.

FREDAL

Zemmour a raison : la délinquance en France est bien du djihad

C’est un fait irréfutable, une vérité absolue. Une vérité qu’Éric Zemmour a clamée haut et fort face au soumis Mélenchon qui essayait de justifier par la pauvreté la délinquance que connaît la France.

« Non, ça n’a rien à voir avec la pauvreté », a fermement réagi Éric Zemmour lors de son débat jeudi soir avec le leader des (in)soumis. « La délinquance que nous vivons n’est pas une délinquance. C’est un djihad, a-t-il martelé. C’est une guerre qui nous est menée. Une guerre de civilisation, une guerre de pillage, une guerre de vols, une guerre de viols et une guerre de meurtres. »

Nuire aux mécréants, que ce soit en France ou ailleurs, en s’en prenant à leur intégrité physique ou à leurs biens, est une action hautement recommandée et bénie. Les musulmans le savent très bien. Qu’elle soit ou non menée sous le cri de guerre de l’islam, « Allahu Akbar », elle sera rétribuée par Allah.

La rétribution est encore plus importante lorsque la délinquance vise les forces de l’ordre, les pompiers et les ambulanciers.

En France, on n’hésite pas à pousser et à encourager à de tels actes dans les règles de l’art musical. Comme dans ce sublime morceau chanté par un groupe de rappeurs du Val-de-Marne, dirigé par un Algérien, Abdelkarim Brahmi-Benalla, dit « Rim’K », une œuvre d’art téléchargeable sur toutes les plateformes dans la généreuse et nourricière république française :

« J’crie tout haut : J’baise votre nation

L’uniforme bleu, depuis tout p’tits nous haïssons. On remballe et on leur pète leur fion…
À la moindre occasion, dès qu’tu l’peux, faut les baiser
Bats les couilles les porcs qui représentent l’ordre en France. J’aimerais voir brûler Panam au napalm sous les flammes façon Vietnam
Par tous les moyens il faut leur niquer leurs mères
On s’est installé ici c’est vous qu’on va mettre dehors »

La haine du mécréant est enseignée aux musulmans dès leur plus jeune âge. Je suis bien placé pour le savoir et l’affirmer. On me l’a enseignée aussi.

C’était un « djihad » dirigé contre des familles juives qui habitaient notre village, à l’est du Maroc. Il n’y avait pas de chrétiens. Cela se passait au début des années soixante. Le mot « djihad » était déjà en vogue en ces temps-là.

Les familles juives s’étaient installées dans ce village depuis de longues années et y entretenaient différents commerces. Jalousés par certains, haïs par tous, ces juifs, des personnes âgées pour la plupart, faisaient l’objet de toutes sortes d’agressions, de tracasseries et de railleries. Un harcèlement quotidien. Une cruauté sans limites. J’y participais avec tous les enfants du village. C’était une besogne à laquelle on ne pouvait se soustraire. Les samedis, jour du shabbat, on organisait de véritables croisades contre la synagogue du village qu’on assiégeait à coups de cailloux tant que durait la cérémonie rituelle des juifs.

Dans notre besogne, nous n’avions jamais été inquiétés ni par les forces de l’ordre, ni par personne d’autre. Les adultes nous encourageaient en nous promettant le Paradis. Ce que nous faisions relevait du djihad, la guerre sainte, nous assuraient-ils. Rentrés à la maison, nous faisions part de notre combat à nos parents dont nous recevions de chaleureuses félicitations.

Un juif ne se risquait jamais à sortir seul, même en plein jour. Quand on attrapait un jeune, on lui crachait dans la bouche, une façon de le convertir à l’islam en lui transmettant notre salive noble et bénie de musulmans. On y croyait vraiment.
Je constate amèrement que cette manie de cracher au visage des femmes mécréantes s’est installée et s’est ancrée en Europe, particulièrement après l’invasion migratoire de 2015.

Suspecté, depuis les travaux de Pasteur, de véhiculer des maladies, dont la tuberculose, le crachat a été inlassablement combattu et va pratiquement disparaître dans les années 50. Le brave glaviot sera cependant de retour en Europe dans les années 70 avec l’arrivée des migrants musulmans qui « ont importé dans leur pays d’adoption cette habitude, parfaitement acceptée dans d’autres régions du monde » (Dixit le sérieux journal « Le Monde » – décembre 2008). La prolifération des crachats en France va s’accélérer avec l’arrivée des socialistes au pouvoir.

Les pays d’accueil, en France ou ailleurs en Europe, adoptent vite cette habitude des migrants et l’encouragent puisqu’ils ne l’interdisent pas. Lancer un glaviot dans la rue, dans les lieux de travail, à la maison, dans les hôpitaux, chez le coiffeur, chez le dentiste, chez le boulanger ou le boucher est considéré comme étant un comportement tout à fait normal. C’est une « habitude parfaitement acceptée » en Europe, note « Le Monde ».

Mais le crachat va changer de « fonction sociale ». Il va acquérir un rôle et une mission « djihadiste ». Il n’est plus seulement une mauvaise habitude qui va avec le burnous et la djellaba et rythme les discussions, les mouvements et les activités des peuples épris d’expectoration, mais devient une arme de harcèlement contre les mécréants et les impies, une arme particulièrement prisée par les djeunes.

C’est une arme à la portée de tous, facile à utiliser et qui ne requiert ni équipement ni entraînement. Ses dégâts sont cependant terribles. Une blessure au corps, même au couteau, peut cicatriser et s’oublier. Un crachat avilit la victime et ne sèche jamais. La femme qui a reçu un crachat au visage ne s’en remettra jamais.

Mais, ne demandez pas son avis à Mélenchon sur cette manie chez les musulmans de cracher au visage des Européennes.
Il dira encore que c’est dû à la pauvreté…

Messin’Issa

● Ce que je déteste par-dessus tout ? L’obséquiosité. Quand l’homme cesse d’être un homme pour devenir un paillasson. Parfois, c’est tout un peuple qui se fait paillasson.

Israël: Percée mondiale dans le traitement de l’Alzheimer

De gauche à droite et de haut en bas : le Prof. Uri Ahery, le Prof. Shai Efrati, le Dr. Ronit Shapira et le Dr. Pablo Blinder (Crédit : Université de Tel-Aviv)

Percée scientifique : une équipe de chercheurs de l’Université de Tel-Aviv, sous la direction des Prof. Shai Efrati et Uri Ashery, et des Dr. Ronit Shapira, Pablo Blinder et Amir Hadanny, de l’Ecole des Neurosciences de l’Université, a réussi à ralentir de manière significative l’accumulation de la plaque amyloïde, et à améliorer le flux sanguin vers le cerveau ainsi que la capacité de mémoire de patients atteints de la maladie d’Alzheimer, en utilisant un protocole spécifique d’oxygénothérapie en chambre de pression hyperbare.

L’étude a été menée en parallèle sur un groupe de patients âgés de 65 ans et plus, et sur un modèle animal en laboratoire, en collaboration avec le Centre médical Shamir. C’est la première fois dans le monde scientifique qu’une thérapie non médicamenteuse s’avère efficace pour prévenir les processus biologiques responsables du développement de la maladie d’Alzheimer et de la démence. Les résultats de cette étude révolutionnaire ont été publiés dans la prestigieuse revue Aging.

La médecine hyperbare est une forme de thérapie dans laquelle les patients sont placés dans des chambres spéciales où ils sont soumis à une pression atmosphérique beaucoup plus élevée que la normale, et respirent un air composé à 100 % d’oxygène. La médecine hyperbare est considérée comme sûre et est déjà utilisée pour le traitement d’une longue liste de conditions médicales, notamment en Israël. Ces dernières années, de plus en plus de preuves scientifiques indiquent que des protocoles spécifiques de thérapie hyperbare peuvent améliorer l’arrivée de l’oxygène au cerveau ainsi que la croissance et le renouvellement des neurones.

Amélioration du flux sanguin vers le cerveau entrainant un réel progrès des performances cognitives

La première étape de l’étude a été réalisée sur des souris, et a prouvé de manière concluante par l’examen de leurs tissus cérébraux qu’un certain protocole thérapeutique entraîne une amélioration de la fonction vasculaire et la création de nouveaux vaisseaux sanguins, empêche le dépôt de nouvelles plaques amyloïdes sur les neurones et conduit même à l’élimination des dépôts existants. Les amyloïdes sont des protéines non solubles, dont le dépôt dans le cerveau est lié à des maladies dégénératives graves telles que la maladie d’Alzheimer.

À l’étape suivante, les effets du traitement ont été examinés sur des personnes de plus de 65 ans présentant un déclin cognitif, en particulier une perte importante de mémoire, étape précédant la maladie d’Alzheimer et la démence. La thérapie comprenait une série de 60 séances en chambre de pression sur une période de 90 jours. Les effets sur le cerveau ont été évalués par IRM à haute résolution. Le protocole de traitement hyperbare a donné lieu à une augmentation du flux sanguin vers le cerveau de l’ordre de 16 % à 23 %, une amélioration de la mémoire de 16,5% en moyenne, une amélioration des capacités d’attention de 6% en moyenne, et de la vitesse de traitement de l’information de 10,3%.

Images IRM montrant l’amélioration du flux sanguin après le traitement en chambre de pression. Les zones présentant une amélioration de la circulation sanguine sont marquées par des cercles rouges. (Crédit : Extrait de l’article)

« Après une série de traitements hyperbares sur des patients âgés qui souffraient déjà de pertes de mémoire, nous avons pu constater une amélioration du flux sanguin vers le cerveau, ainsi qu’un réel progrès de leur performances cognitives. Nous avons ainsi pu démontrer le potentiel de la médecine hyperbare pour le traitement des affections neurologiques qui ont pour origine l’hypoxie, c’est-à-dire un manque d’oxygène atteignant les cellules », explique le Prof. Uri Ashery.

Relever l’un des plus grands défi du monde moderne

« Cette percée a été rendue possible grâce à l’utilisation de microscopes multiphotoniques qui nous ont permis de suivre l’amélioration des marqueurs sur des modèles animaux avant et après chaque traitement en chambre, et en même temps de vérifier le diamètre des vaisseaux sanguins et la formation de plaques amyloïdes dans leur cerveau », explique le Dr. Pablo Blinder.

« La combinaison d’un modèle animal à partir duquel nous avons pu étudier la pathologie de la maladie, et d’une thérapie existante et disponible, fait naître l’espoir que nous serons désormais en mesure de relever l’un des plus grands défis du monde moderne », ajoute le Dr. Ronit Shapira. « Selon nos résultats, la thérapie hyperbare administrée à un jeune âge est susceptible de prévenir entièrement cette maladie grave ».

« En traitant à la racine le problème de la détérioration cognitive provoquée par l’âge, nous traçons en fait la voie vers la prévention », conclut le Prof. Shai Efrati. « Il est possible que la médecine hyperbare puisse offrir la possibilité de vivre avec un fonctionnement cérébral élevé sans rapport avec l’âge chronologique. L’idée est de commencer le traitement avant l’apparition des symptômes cliniques de la démence, et avant même la détérioration et la perte des tissus cérébraux, au stade où les vaisseaux s’obstruent et le flux sanguin et l’apport d’oxygène au cerveau diminuent, phénomène qui peut apparaître dès un âge relativement précoce ».

L’étude fait partie d’un programme de recherche complet considérant le vieillissement et les maladies qui l’accompagnent comme des processus réversibles, et annonce une nouvelle approche de la prévention de la maladie d’Alzheimer s’attaquant non seulement à ses symptômes, mais plutôt aux processus pathologiques et biologiques responsables de son développement.

Quand France 24 en arabe prend des libertés avec l’histoire juive

Pour le canal arabophone de la chaîne publique française, l’existence d’un antique Temple juif à Jérusalem serait une croyance infondée d’extrémistes juifs et non un fait étayé par l’archéologie moderne.

Comme nous l’avons précédemment rapporté, la couverture en arabe des événements de Tisha BeAv (un jour de deuil dans le judaïsme qui commémore la destruction des Temples de Jérusalem) le 18 juillet par France 24était profondément tendancieuse, tout particulièrement avec la calomnie mensongère de la correspondante Layla Odeh sur « l’intrusion des colons dans al-Aqsa ». Il est d’autant plus préoccupant de constater qu’un autre reportage de France 24 en arabe ce jour-là, une analyse portant sur les mêmes événements, est allé encore plus loin dans le parti pris anti-israélien et la négation de l’histoire juive de Jérusalem.

Le présentateur de France 24, Rafik Sahali, pose le contexte en le déformant :

« Des affrontements entre les forces de sécurité israéliennes et des fidèles ce matin, avec en toile de fond des centaines de colons entrant [dans le sanctuaire de Jérusalem] pour commémorer ce qu’ils considèrent comme l’anniversaire de la destruction du Temple. »

On notera qu’une image (à gauche) de lanceurs de pierres en fuite (dont un torse nu) lançant leurs projectiles apparait exactement au moment où l’animateur évoque de prétendus « fidèles ».

Par une question trompeuse concernant la violence de Tisha BeAv, Sahali introduit ensuite le commentateur Khaled al-Gharabli (dont les observations contre-factuelles sur les affrontements entre Israël et le Hamas en mai avaient déjà trouvé une plateforme accueillante sur France 24 en arabe) :

« Khaled, quel est cet anniversaire, anniversaire de la destruction du Temple, qui provoque chaque année des heurts et des intrusions sur l’esplanade de la mosquée al-Aqsa ? » (c’est nous qui soulignons)

Al-Gharabli se lance alors dans un monologue (retranscrit à la fin de notre article) qui dépasse même les excès d’Odeh lorsqu’elle avait adopté sans critique une terminologie fausse et le récit nationaliste palestinien. Al-Gharabli, pour sa part, déclare qu’il n’y a « aucune preuve matérielle » d’un Temple juif sur le Mont du Temple.

Il affirme également à tort que seuls les « groupes extrémistes juifs » croient que le Temple s’élevait là où se trouve le Mont du Temple, comme s’il s’agissait d’une question de croyance infondée d’extrémistes juifs et non d’un consensus entre juifschrétiens et musulmans depuis des générations, étayé par l’archéologie moderne, comme le New York Times a été notoirement obligé de le reconnaître en corrigeant un article en 2015.

Il invente en outre que de prétendues fouilles archéologiques d’Israël sous le complexe, supposément pour localiser des preuves inexistantes des Temples, menaceraient les fondations des bâtiments. Alors que les allégations de fouilles israéliennes sur le Mont du Temple sont récurrentes dans le discours musulman anti-israélien, aucune fouille de ce type n’a eu lieu au cours des quatre dernières décennies. Dans le même temps, la construction du Waqf musulman s’est poursuivie sans interruption.

Le commentateur utilise les termes « al-Aqsa », « esplanade d’al-Aqsa », « mosquée al-Aqsa » et « sanctuaire de Jérusalem » de manière interchangeable, confondant ainsi la mosquée elle-même, qui occupe une toute petite partie de l’esplanade du Mont du Temple et est adjacente au mur sud, avec l’ensemble du complexe.

Al-Gharabli dénonce aussi le fait que l’utilisation par le gouvernement israélien de l’expression « Mont du Temple » (la terminologie utilisée par les Juifs depuis plus de deux millénairessuggèrerait une intention malfaisante de détruire la mosquée et le Dôme du Rocher et de les remplacer par un Temple juif reconstruit. De même, il laisse entendre que le fait que les Juifs soient ne serait-ce qu’autorisés à entrer dans l’enceinte est une preuve supplémentaire du prétendu plan israélien de démolition de la mosquée.

En outre, Al-Gharabli souffle sur les braises en évoquant des « opérations de judaïsation » (tahweed en arabe) tout en évitant de donner des précisions. La « judaïsation » est un terme vague parmi les arabophones qui peut signifier toute augmentation de la présence physique, métaphorique ou imaginaire des Juifs dans un lieu donné ; il est souvent utilisé dans le contexte de Jérusalem dans le seul but de soulever des accusations infondées. Les actes de « judaïsation » incluent, sans s’y limiter, les éléments suivants : des scientifiques à la recherche de découvertes archéologiques dans la vieille ville et ses environs, des visiteurs se promenantpaisiblement dans l’enceinte du Mont du Temple, ou même un individu chrétien tentant de mettre le feu à la mosquée al-Aqsa.

France 24 est détenue et superviséepar le gouvernement français. Le fait qu’un commentateur interne soit autorisé à inventer des choses sur le judaïsme, l’islam, l’histoire et l’actualité, et à inciter à des conjectures insensées, est très inquiétant.

Traduction de la Vidéo

Le monologue complet de Khaled al-Gharabli sur le Mont du Temple « envahi » par les Juifs à l’occasion de Tisha BeAv

« Selon la doctrine juive, le Temple de Salomon, où se trouvaient l’Arche de l’Alliance ainsi que les Tables [de la Loi] sur lesquelles les commandements divins descendirent aux Juifs, fut détruit – une fois en 589 [en fait, 586] avant JC, aux mains des Babyloniens, et la seconde fois en 70 après JC aux mains des Romains. C’est un jour de chagrin et de deuil pour les Juifs, durant lequel ils jeûnent et s’abstiennent de tout réconfort, pour exprimer leur deuil et leur tristesse le jour anniversaire de la destruction du Temple et de la disparition des Tables [de la Loi]. De nos jours, il s’agit bien sûr de l’un des piliers [du judaïsme].

« Maintenant, la question est de savoir pourquoi lors de cet anniversaire envahissent-ils la mosquée al-Aqsa ? Je veux dire que pour ces groupes extrémistes, le message est clair ; c’est comme s’ils voulaient dire : “Nous n’oublions pas que la place du Temple est le même endroit où se dresse la mosquée al-Aqsa.” Pour eux, la mosquée al-Aqsa se tient à l’endroit où se trouve le Temple. Quelques voix discrètes parmi eux disent qu’ils veulent reconstruire le Temple à la place de la Mosquée al-Aqsa. Il nous est possible de dire qu’il s’agit de groupes extrémistes. Et il y a les groupes du Temple qui creusent sous la Mosquée al-Aqsa, à la recherche d’une preuve soutenant que le Temple se trouvait à cet endroit, car il n’y a aucune preuve substantielle jusqu’à ce jour, aucune preuve matérielle indiquant que le Temple se situait au même endroit où se trouve la mosquée al-Aqsa.

« Le plus inquiétant c’est qu’il ne s’agit pas seulement de quelques extrémistes… mais d’une politique des autorités israéliennes. Premièrement, les fouilles archéologiques sont menées avec l’accord des autorités israéliennes, qui les autorisent. Pourquoi les autorisent-elles, alors que cela menace al-Aqsa [d’effondrement] ? Et elles savent très bien qu’al-Aqsa est l’une des pierres angulaires de la foi islamique et des musulmans, pourquoi la police autorise-t-elle les intrusions ? La police est celle qui protège ceux qui envahissent le sanctuaire de Jérusalem.

« Pourquoi Netanyahou, alors même qu’il avait promis que les musulmans pourraient entrer et accomplir leurs rituels religieux dans la mosquée al-Aqsa, n’utilise-t-il jamais le mot[s] « mosquée al-Aqsa », mais le mot[s] « Mont du Temple » ? Lorsqu’il parle de la mosquée al-Aqsa, il dit : « le mont du Temple ». Pourquoi voit-il le « Mont du Temple » à cet endroit et ne voit-il pas la mosquée al-Aqsa, sachant que c’est la mosquée al-Aqsa qui existe ? Cela signifie-t-il qu’il veut reconstruire le Temple à cet endroit ? Des voix palestiniennes accusent les Israéliens de vouloir imposer leur souveraineté sur le sanctuaire de Jérusalem comme première étape pour détruire la mosquée al-Aqsa et par la suite reconstruire le Temple.

« Et la conduite des autorités israéliennes, en autorisant les fouilles, en autorisant les opérations de judaïsation, en suggérant de répartir l’esplanade al-Aqsa dans le temps et dans l’espace [entre musulmans et juifs], en utilisant des termes comme « mont du Temple » concernant la mosquée al-Aqsa, renforce ce que disent les Palestiniens, c’est-à-dire les craintes d’un projet de reconstruction du Temple à la place d’al-Aqsa. Ce qui rend le problème d’autant plus grave, c’est qu’un tel conflit s’il venait à éclater ne serait plus un conflit à propos d’une terre occupée et d’un peuple souffrant d’occupation, mais celui opposant deux religions, et les conflits inter-religieux sont les plus sanglants. »

A la suite du reportage, des commentaires d’internautes appellent ouvertement à la violence antisémite

Des commentaires haineux contre lesquels les modérateurs de la chaîne n’ont visiblement pas jugé utile d’intervenir.

La vidéo du reportage est hébergée sur le canal YouTube de France 24 Arabic, fort de 2,95 millions d’abonnés.